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COMPTE-RENDU D’AUDIENCE - Longuement interrogé dans la chaleur suffocante de la petite salle du tribunal correctionnel de Marseille, le bras droit présumé du groupe de narcotrafiquants des Yoda a contesté sa participation au moindre trafic de stupéfiants, fournissant à chaque fois une explication plus ou moins farfelue pour se dédouaner.
Comme un tic de langage, Mohamed H. répète ce mot inexorablement. «Aucunement». «Non, je ne reconnais aucunement ni trafic de stupéfiants, ni blanchiment, ni participation à une association de malfaiteurs», lance ainsi dès le début de son audition le trentenaire au bouc soigné dans la chaleur étouffante du tribunal correctionnel de Marseille. L’homme à la chemise beige est accusé d’avoir été le numéro 2 du clan des Yoda, une organisation criminelle marseillaise liée au narcotrafic en plein essor après le premier confinement avant de perdre en superbe à l’issue d’une guerre de territoires avec une autre organisation criminelle, la DZ Mafia.
Tour à tour collecteur d’argent, approvisionneur de stupéfiants notamment à la Paternelle, cité des quartiers nord au cœur du conflit entre les deux clans, il est accusé également d’avoir été sur le terrain un relais fidèle du boss présumé, Félix Bingui, dont il se faisait parfois le chauffeur et l’assistant en réservant par exemple une chambre d’hôtel…


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