NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Dans un ultime plaidoyer avant sa condamnation, Matthew Althorpe a déclaré, vendredi, à Toronto, qu’il se distançait de ses actions passées et qu’il entrevoyait l’avenir avec espoir. L’Ontarien de 30 ans a plaidé coupable, en octobre, de trois accusations de nature terroriste pour des faits, qui se sont déroulés en Ontario et au Québec de 2018 à 2022. Sa défense a demandé la clémence.
L’avocat Rob MacDonald souhaite une peine de 12 à 14 ans pour son client, en évoquant sa réponse à l'accusation, l’absence d’antécédents judiciaires et ses profonds remords.
Il endosse l’entière responsabilité de ses actions, a-t-il rappelé dans ses arguments finaux.
Matthew Althorpe a admis qu’il avait créé du matériel en faveur du groupe Division Atomwaffen. Son présumé complice, Kristoffer Nippak, subit en ce moment son procès, à Toronto.
Les deux hommes avaient été arrêtés en décembre 2023 après une investigation de 18 mois de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dans le Centre-du-Québec, l’Est et le Nord de l’Ontario et la région du Niagara.

Capture d’écran d’une vidéo de propagande du groupe Division Atomwaffen. (Photo d’archives)
Photo : Gracieuseté Gendarmerie royale du Canada
Pour éviter un procès, Matthew Althorpe a avoué qu’il avait facilité une activité terroriste, conseillé à des tiers de commettre un attentat et commis une infraction au profit d’un groupe terroriste.
Une erreur qualifiée d’odieuse
Me MacDonald affirme que son client comprend qu’il a commis une grave erreur criminelle en s’attaquant à des groupes minoritaires de la société. Une erreur odieuse, selon l’avocat.
Il mentionne néanmoins qu’il existe deux catégories de terroristes et que son client appartient à la seconde. La première regroupe ceux qui veulent faire exploser des cibles et tuer des gens et la seconde, ceux qui envoient des messages de propagande idéologique, poursuit-il.
Me MacDonald reconnaît que son client a eu des comportements diaboliques, mais qu’il n’a jamais voulu faire exploser quoi que ce soit.

Capture d’écran d’une vidéo de propagande du groupe Division Atomwaffen. (Photo d’archives)
Photo : Avec l'autorisation de la Gendarmerie royale du Canada
C’est un homme mystérieux, une bombe à retardement, à cause de son passé sombre, ajoute-t-il en précisant qu’il a commencé à s’écarter du droit chemin vers 18 ans.
L’avocat souligne que son client a eu une enfance troublée durant laquelle il a été agressé sexuellement et que ses parents étaient alcooliques.
Il était dépressif, il avait des difficultés d’apprentissage, il est atteint d’autisme et d’un trouble de l’opposition et d’un trouble de déficit de l’attention, mais il n’a jamais consulté de thérapeutes, déclare-t-il.
Me MacDonald explique que son client a finalement reçu en détention l’an dernier un diagnostic de trouble limite de la personnalité après avoir consulté une psychiatre.
Un document psychiatrique
L’avocat cite, à ce sujet, le rapport psychiatrique de la Dre Alina Losif qui a été commandé dans le cadre de cette audience sur la détermination de la peine.
Il y est écrit que Matthew Althorpe a suivi à la fin de l’adolescence une trajectoire obscure.
Il avait besoin d’un exutoire pour canaliser ses énergies négatives dans cette idéologie empoisonnée, dit-il en ajoutant que son client avait été endoctriné à cause de ses traumatismes d’enfance.
Il était attiré par une idéologie extrémiste après avoir vu des attentats de terroristes islamistes en Europe et il pense qu’il aurait été lui-même un terroriste s’il avait été de confession musulmane, poursuit l’avocat.

Des agents de la GRC participent à un raid à Saint-Ferdinand, au Centre-du-Québec, le 16 juin 2022 en lien avec le groupe d’extrême droite Atomwaffen Division. (Photo d’archives)
Photo : Avec l'autorisation de la Gendarmerie royale du Canada
Matthew Althorpe est un individu sinistre qui a trouvé refuge dans un milieu malfaisant, mentionne-t-il.
L’avocat affirme que son client se comporterait très bien en thérapie, parce qu’il est sincère et éloquent lorsqu’il s’exprime et que ses perspectives de réinsertion sociale sont très bonnes.
Je suis convaincu qu’il apporterait une bonne contribution à la société, déclare-t-il en affirmant qu’une période d’inadmissibilité à la libération conditionnelle n’est pas nécessaire.
Il soutient que son client a même commencé à changer avant son arrestation, en brûlant des livres sataniques et en effaçant des images sur le site de messagerie Terrorgram, alors qu’il ignorait qu’il était sous surveillance policière.

Des agents de la GRC effectuent une descente dans une maison à Saint-Ferdinand, au Québec, dans le cadre d’une « opération de sécurité nationale » qui cible le groupe néonazi Atomwaffen Division. (Photo d’archives)
Photo : Avec l'autorisation de la Gendarmerie royale du Canada
Me MacDonald mentionne d’ailleurs que son client continue à faire des progrès en détention et qu’il a suivi une vingtaine de programmes dans le cadre d’une déradicalisation et d’une réinsertion. Il a noué une relation solide avec une infirmière somalienne de la prison, raconte-t-il.
L’avocat croit enfin que la peine qu’exige la Couronne est trop sévère. Il demande en outre à la juge d’accorder un crédit de 1292 jours pour le temps qu’il a passé en détention préventive depuis deux ans et parfois dans des conditions difficiles de verrouillage et de surpopulation carcérale.
Il a hâte de vivre avec sa fiancée et de mieux connaître sa fille, qui est née 11 jours après son arrestation, conclut-il.
Dernière allocution à la cour
Matthew Althorpe a renouvelé ses regrets devant la juge pour ce qu’il avait fait et il a invité les jeunes à ne pas devenir une version médiocre de leur personne à cause de leurs souffrances.
Le terrorisme n’est pas bien, concentrez vos énergies de façon positive dans votre développement personnel, dit-il en se qualifiant de monstre. J’ai laissé mes problèmes se manifester de manière hostile contre des individus que je ne connaissais même pas.
Il affirme qu’il ne peut revenir en arrière, mais qu’il veut tourner la page sur son passé sombre. Il regrette la peine qu’il a dit avoir causée à sa famille et à ses amis. Je n’ai aucune animosité à leur endroit, poursuit-il.

Capture d’écran d’une vidéo de propagande du groupe Division Atomwaffen. (Photo d’archives)
Photo : Avec l'autorisation de la Gendarmerie royale du Canada
Matthew Althorpe ajoute que ses deux années en détention lui ont permis de réfléchir, de prier, d’en apprendre sur sa personnalité, de prendre conscience de ce qu’il a fait et d’acquérir une intelligence émotionnelle.
Il explique qu’il s’est ouvert à d’autres cultures en détention en parlant et en jouant avec le personnel, les gardiens et les détenus.
Il promet de changer, de ne pas retomber dans le radicalisme et de suivre les thérapies qu’on voudra bien lui proposer en prison.

Photo tirée d’une capture d’écran d’une vidéo de propagande de la Division Atomwaffen qui montre des hommes en tenue de combat devant des drapeaux en feu. (Photo d’archives)
Photo : Gracieuseté de la Cour supérieure de justice de l'Ontario
Ma vie n’est pas encore finie, je crois aux histoires à succès, je veux refaire ma vie, avoir une carrière dans le numérique et j’ai le potentiel d’être un atout pour la société, affirme-t-il.
L’individu a dit espérer faire mieux pour son enfant et prouver à ses détracteurs qu’ils ont eu tort de douter de lui. Ma réponse à l’accusation est le premier pas vers la liberté et un avenir plus heureux, conclut-il.
La Couronne a déjà réclamé en décembre une peine de 20 ans, parce que M. Althorpe représente un danger pour la société et un risque de récidive.
Une demi-douzaine d’organisations juive, noire, hindoue, chrétienne et LGBTQ+ ont exigé une peine exemplaire.
La juge Jane Kelly, de la Cour supérieure de l’Ontario, rendra sa sentence le 27 mars.


4 hour_ago
32



























.jpg)






French (CA)