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Le Parti socialiste s’est déchiré ce lundi à l’Assemblée lors du vote de la motion de censure déposée par Les Écologistes et LFI qui souhaitaient sanctionner le gouvernement et son « inaction » face au changement climatique.
À l’Assemblée nationale, Étienne Ouvrier - Hier à 19:55 - Temps de lecture :
Nouveau mélodrame au Parti socialiste (PS). Les députés du parti à la rose se sont divisés ce lundi lors du vote à l’Assemblée de la motion de censure déposée par Les Écologistes et La France insoumise (LFI) qui souhaitaient sanctionner le gouvernement et son « inaction » face au changement climatique et aux canicules qui touchent la France de plus en plus durement.
Au sein du groupe Socialistes et apparentés qui compte 68 députés, 20 ont voté en faveur de la motion de censure - qui n’a pas été adoptée -, parmi lesquels le Premier secrétaire Olivier Faure.
Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure (à gauche) et le président du groupe socialiste à l’Assemblée Boris Vallaud (à droite), le 19 janvier 2026. Photo Sipa/ Stephane Lemouton
Le PS fragilisé en interne…
La veille, dimanche soir, au moment même où ils étaient réunis pour décider d’un vote commun, les députés socialistes avaient eu la surprise de lire dans les colonnes du Parisien les déclarations d’Olivier Faure, assurant qu’il voterait la motion de censure pour « adresser un avertissement clair » au gouvernement. Quelques minutes plus tard, les deux tiers des députés présents se prononceront… en défaveur du vote de la censure. « Nous partageons […] la colère contre l’inaction climatique d’Emmanuel Macron », mais les Français attendent « des solutions plutôt que d’entrer dans une crise politique sur ce sujet », s’est justifié le groupe socialiste.
Une cacophonie de plus, et un camouflet pour celui qui tient les rênes du parti à la rose depuis 2018 et apparaît plus isolé que jamais. « La sortie d’Olivier Faure en solitaire est incompréhensible », glisse un membre de l’état-major socialiste proche de Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l’Assemblée et opposant interne à Faure. « Olivier a tenté un passage en force par voie de presse, prenant le risque de fragiliser le parti. Ça n’a pas manqué », ajoute-t-il. « C’est une basse manœuvre de Boris Vallaud et son entourage pour lui savonner la planche », rétorque une fidèle du premier secrétaire, qui l’assure, « en votant cette motion, Olivier Faure est resté fidèle à ses valeurs, à nos partenaires Écologistes et à la gauche ».
… et au sein de la gauche
« Le PS ne vote pas à gauche à l’Assemblée ? Quelle surprise ! », raille le député LFI de la Haute-Garonne Hadrien Clouet. « Une majorité de députés socialistes n’a pas fait bloc avec la gauche. C’est regrettable mais ça a le mérite de clarifier la position de chacun », constate Marie-Charlotte Garin, député Écologiste du Rhône.
Des divisions qui fragilisent le Parti socialiste, à moins de 10 mois de l’élection présidentielle. Un imbroglio qui tombe d’autant plus mal que le PS est déjà embourbé dans un sinueux processus de désignation de son candidat. Primaire fermée aux seuls militants du PS et de place publique (la formation de Raphaël Glucksmann) ou alors ouverte à tous les sympathisants de la gauche sociale-démocrate ? Les militants du PS sont appelés à trancher ce jeudi.


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