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Après deux semaines de frappes contre la République islamique, qui n’ont permis aucune avancée, le président américain n’exclut pas de bombarder des infrastructures civiles et nucléaires, laissant peu de place à la reprise de négociations.

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Image satellite fournie par Vantor montrant une vue d’ensemble du complexe de tunnels sous la montagne de Kolang (ou de la pioche), près de Natanz (Iran), le 30 juin 2026. Image satellite fournie par Vantor montrant une vue d’ensemble du complexe de tunnels sous la montagne de Kolang (ou de la pioche), près de Natanz (Iran), le 30 juin 2026.

Les soubresauts tragiques de la guerre en Iran auront eu une vertu : mettre en lumière la conception particulière que Donald Trump a de la diplomatie. Dès le sommet des pays du G7, à Evian-les-Bains (Haute-Savoie), le 17 juin, alors que le protocole d’accord entre Téhéran et Washington venait d’être conclu pour mettre fin à aux affrontements, le président américain avait expliqué aux journalistes que pour contraindre le pouvoir théocratique à respecter, sur le long terme, son engagement de ne jamais se doter de l’arme nucléaire, il n’était guère indispensable de déployer des outils de contrôle sophistiqués. Il avait une option plus radicale à faire valoir : au moindre mouvement suspect « nous les bombarderons », avait-il lancé, laissant poindre le spectre d’une guerre sans fin.

Un mois plus tard, le Memorandum of Understanding que le président américain décrivait pourtant comme « le meilleur de tous les temps » est en miettes. Le détroit d’Ormuz s’est refermé, les échanges de tirs se multiplient et, aux dires du renseignement israélien, des milliers de centrifugeuses utilisées pour l’enrichissement de l’uranium, auraient été discrètement enfouies par l’Iran sous la montagne de Kolang, ou montagne de la pioche (Pickaxe Mountain), au centre du pays à l’automne 2025. Au diable le secret militaire : « nous frapperons cette zone très bientôt, très fortement, et ils ne pourront rien y faire », a lancé Donald Trump, mardi 21 juillet, en marge de sa rencontre avec le président libanais, Joseph Aoun, dans le bureau Ovale de la Maison Blanche, ravivant son principe formulé à Evian.

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