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Pierre-André Imbert arrive à l’Élysée, pourquoi Macron change de bras droit à un an de la fin de son mandat

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Politique 04/05/2026 06:00 Actualisé le 04/05/2026 09:19

Pierre-André Imbert, ancien de la maison, succède ce lundi à Emmanuel Moulin comme secrétaire général de la présidence.

EN BREF Pierre-André Imbert succède à Emmanuel Moulin comme secrétaire général de l’Élysée, dans un contexte de nombreux départs de conseillers.
Imbert, proche de Macron et spécialiste des questions sociales, doit gérer la transition et accompagner la fin de mandat.
À un an de la fin de son mandat, Macron multiplie les déplacements pour marquer son héritage et défendre son bilan.

Une valse de départs pour commencer la fin de règne. Un an avant la fin du mandat d’Emmanuel Macron, nombre de ses conseillers et premiers collaborateurs choisissent de prendre la tangente. C’est le cas d’Emmanuel Moulin, secrétaire général de l’Élysée, nommé il y a douze mois pour succéder à Alexis Kohler à ce poste éminemment stratégique.

Le haut fonctionnaire, directeur du Trésor de 2020 à 2024, directeur de cabinet de Bruno Le Maire à Bercy puis Gabriel Attal à Matignon, va « tenter sa chance » à la tête de la Banque de France, a-t-il confirmé lors d’une récente réunion de cabinet. Comme nouveau bras droit au palais présidentiel, le chef de l’État a choisi Pierre-André Imbert, un ancien de la maison. Il prend ses fonctions ce lundi 4 mai.

Inspecteur général des finances, il a effectivement exercé les fonctions de secrétaire général adjoint de l’Élysée entre 2020 et 2023, avant de rejoindre l’Australie en tant qu’ambassadeur. Derrière ce mouvement, on devine ainsi le souhait d’Emmanuel Macron de compter sur un carré de fidèles, alors qu’il entend se multiplier les prochaines semaines et « présider jusqu’au dernier quart d’heure », selon la formule.

La vague de départs continue

Contrairement à Emmanuel Moulin – qui a rejoint la sphère politique avec Nicolas Sarkozy en 2009, avant d’y revenir en 2017 avec Bruno Le Maire –, Pierre-André Imbert a travaillé avec Emmanuel Macron dès son entrée dans l’arène, comme ministre de l’Économie en 2015, sous François Hollande. Ce spécialiste des questions sociales, engagé à gauche, est alors au cabinet de la ministre du travail Myriam El Khomri et enchaîne les réformes d’inspiration libérale. Il rejoint l’Élysée dès 2017, comme conseiller social du président.

De retour au palais ce printemps 2026, le voilà avec plusieurs missions. Pierre-André Imbert va devoir tout d’abord gérer la vague de départs qui touche l’Élysée, un avant la fin de l’ère Macron. Une dizaine de conseillers (dont les deux secrétaires générales adjointes, Émilie Piette et Constance Bensussan) ont déjà quitté le navire en début d’année pour de nouveaux horizons dans le public ou le privé. D’autres devraient suivre.

Ainsi, le directeur de cabinet du chef de l’État, Georges-François Leclerc, prépare, lui aussi, son départ. Selon les informations de presse, il pourrait être nommé préfet de la région Île-de-France, après l’arrivée probable de l’actuel titulaire du poste, Marc Guillaume, à la vice-présidence du Conseil d’État. Dans ce jeu de chaises musicales, c’est un autre proche du chef de l’État, l’actuel préfet des Yvelines Frédéric Rose, ancien conseiller Élysée, qui pourrait faire son retour au palais comme directeur de cabinet.

Fin de quinquennat active

Pierre-André Imbert aura ensuite à accompagner Emmanuel Macron dans une fin de mandat qu’il entend particulièrement active (avant d’éteindre la lumière). Comme aux débuts en 2017, le président de la République enchaîne les déplacements à un rythme effréné, un jour chef des armées, le lendemain chantre de la déconnexion des réseaux pour les moins de 16 ans ou chef de file du soutien à l’Ukraine.

Ce lundi 4 mai, il est en Arménie pour un sommet européen, avant une visite officielle le lendemain, puis une tournée africaine à partir du 9 mai, et le sommet du G7 à Evian en juin. Avant cela, il était en Pologne le 20 avril, au sommet de l’UE à Chypre le 23, en Grèce le 24, et dans l’est de la France pour de grandes manœuvres militaires le 30. Une forme d’effervescence qu’il devrait entretenir jusqu’à la fin, en dépit de sa perte d’influence sur le débat national depuis la dissolution ratée.

Selon Le Parisien, le chef de l’État prévoit par exemple une démonstration de force inédite lors du défilé militaire du 14 juillet. « Le plus gros qu’on ait jamais connu. Histoire de montrer que l’armée française est au niveau », affirme un de ses soutiens dans les colonnes du quotidien. Une façon, aussi, pour Emmanuel Macron, de préparer son héritage en insistant sur son bilan en matière d’indépendance et de souveraineté stratégique, les deux axes forts de son deuxième quinquennat. Une dernière mission peut-être périlleuse, mais taillée sur mesure pour les derniers fidèles.

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