NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Au congrès des maires de l’Oise, cette élue a alerté sur les conséquences de la fermeture d’une classe dans sa commune et les risques d’"échec scolaire" qu’elle fait peser.
Sur le même thèmeCarte scolaireL'Oise
Par Nicolas Giorgi Publié le 15 oct. 2026 à 6h02
Les fermetures de classes suscitent souvent de vives inquiétudes chez les parents avant qu’elles se produisent, mais leurs conséquences concrètes, ce qui se passe ensuite, restent parfois tabou. À Marolles, petite commune située à l’extrême est de l’Oise, on connaît ces répercussions.
Depuis la rentrée de septembre, l’école du village est passée de trois à deux classes, malgré des effectifs stables, à une unité près (49 élèves l’an dernier contre 48 cette année).
Malgré la mobilisation des parents d’élèves en avril 2026 qui avaient été jusqu’à publier une fausse annonce sur le site Le Bon coin pour tenter d’alerter l’opinion publique sur cette fermeture, l’échéance cruciale était arrivée.
Ont donc déboulé des « quintuples niveaux » dans l’école du village (du CP au CM2) à la rentrée de septembre.
« Une école rurale n’est pas une addition de chiffres dans un tableau Excel »
Confrontée à des conditions de travail particulièrement difficiles, la directrice de l’établissement a finalement été placée en arrêt maladie. Une situation que la maire redoutait depuis la fermeture de classe. « Notre enseignante a alerté sa hiérarchie sur sa condition de travail et son épuisement », fait savoir Cécile Pottier.
L’enseignante, qui est aussi directrice de l’école communale, devait gérer cinq niveaux, du CP au CM2, « avec une seule journée de décharge, ce qui est insuffisant. Elle s’est évidemment retrouvée débordée », explique la maire après un silence.
Depuis 15 jours, ses remplacements sont « chaotiques ».
On a des remplaçants tous les jours sur la classe à 5 niveaux. Les élèves ne voient jamais les mêmes visages et ils n'apprennent aussi plus rien.
En maternelle, 22 élèves, de la petite à la grande section, sont également regroupés dans une même classe, renseigne la maire du village.
Lors du 75e congrès des maires de l’Oise, organisé le samedi 10 octobre sur le campus d’UniLaSalle à Beauvais, la maire de Marolles a donc profité d’un temps d’échanges avec la salle pour faire part de son « ras-le-bol » face à une situation devenue intenable.
Devant les élus et les responsables départementaux présents, elle a lancé un message sans détour : « Une école rurale n’est pas une addition de chiffres dans un tableau Excel. »
« On ne nous a pas entendus »
La municipalité avait pourtant signalé les difficultés prévisible, l’école « ne dispose plus d’aucune marge lorsqu’un enseignant est absent… Mais on ne nous a pas entendus ».
Au-delà des difficultés pédagogiques, Cécile Pottier insiste sur les conséquences humaines et sociales de cette fermeture :
Nos enfants ne sont pas des briques de Lego que l’on déplace et que l’on entrepose dans une boîte lorsqu’il manque une place quelque part. Ce sont des enfants. Ils ont besoin de stabilité, de repères, de sécurité, d’un enseignant disponible pour eux et de bonnes conditions pour apprendre.
En prenant la parole lors du congrès des maires de l’Oise, Cécile Pottier entendait ainsi alerter ses collègues maires de tout le département.
Quand on supprime une classe on ne supprime pas simplement une ligne dans une carte scolaire, on touche à tout un équilibre, on touche à un éco-systme social.
Son intervention a été entendue par plusieurs responsables politiques et institutionnels présents, parmi lesquels Nadège Lefebvre, présidente du conseil départemental de l’Oise, les sénateurs Alain Paccaud, Alexandre Ouizille et Édouard Courtial, le préfet de l’Oise, Jean-Marie Caillaud ainsi que le directeur académique des services de l’Éducation nationale.
La réouverture de la troisième classe en ligne de mire
La députée de cette circonscription, Véronique Ludmann, aurait également repris contact avec la maire dès le soir même afin de s’enquérir de cette situation qui affecte l’organisation quotidienne des famille.
Le combat se porte désormais sur la réattribution de cette 3e classe pour la rentrée 2027. L’édile veut y croire, même si elle sait que « la natalité baisse un peu partout ». « Nous avions pourtant un projet en réflexion de transformation d’une maison de la commune en crèche, mais si c’est pour que les élèves soient scolarisés ailleurs ensuite, nous allons peut-être y réfléchir. »
Pour l’édile, « Il faut que ceux qui ont pris cette décision en assume les conséquences. Il ne suffit pas de décider il faut anticiper. Quand les conséquences attendues se produisent, il faut avoir le courage de reconnaitre qu’une décision doit être revue », a-t-elle dit depuis son pupitre, face aux élus réunis par Alain Vasselle, le président de l’Union des maires de l’Oise.
Cette élue à la frontière avec l’Aisne en est persuadée : « Ce que nous défendons aujourd’hui dépasse largement le cas de Marolles. »
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


3 hour_ago
40



























.jpg)






French (CA)