NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La chirurgie esthétique est-elle aussi vieille que la vanité humaine ? Presque ! Les premières traces de discipline, en particulier la rhinoplastie, remontent à au moins cinq mille ans. Dans le "Papyrus de l'Égypte ancienne d'Edwin Smith", on trouve le diagnostic et le traitement des déformations nasales, remontant à environ 3 000 ans avant notre ère. Un document en lui-même extraordinaire, car jusqu'à la traduction de ce papyrus en 1930, les talents médicaux des anciens Égyptiens avaient été largement négligés. Fait remarquable : ce qui est le plus ancien traité chirurgical de l'histoire fait appel non pas à la magie, courante à l'époque, mais suit une démarche véritablement scientifique.
Le traité médical décrit 48 blessures, de la fracture du crâne aux tumeurs du sein en passant par le désalignement des vertèbres cervicales, avec le traitement assorti. Parmi les cas concrets, se trouvent aussi des recommandations pour ce qu'on peut considérer comme de la chirurgie reconstructrice du nez. Certes, ces médecins égyptiens ne mentionnent ni les greffes ni les lambeaux désormais classiques en chirurgie plastique, mais leur but est bien de restaurer la forme et la fonction d'un nez abîmé. "Plusieurs cas pratiques du traité suggèrent que les anciens Égyptiens prenaient en compte la reconstruction de base dans leur approche thérapeutique. Par exemple, le traitement des fractures des os du nez comprenait un renforcement externe par des rouleaux semblables à des attelles, et ce afin de protéger les narines de toute déformation", relève ainsi le Dr Justin Yousef, chirurgien esthétique, dans une étude de l'histoire de la discipline.
La première rhinoplastie remonte à cinq mille ans. ©DRBesoin important en Inde
Néanmoins, la première description d'une reconstruction nasale – et en même temps le premier témoignage de chirurgie reconstructrice au sens strict – date du sixième siècle avant notre ère, en Inde. Le traité médical est attribué à Sushruta, professeur à l'Université de Bénarès et actuellement considéré comme le père de la chirurgie plastique. Ses techniques, qualifiées aujourd'hui de très sophistiquées, comprennent l'utilisation de greffes de peau et la reconstruction nasale par lambeaux de joue.
Statue de Sushruta, "Père de la chirurgie plastique" à Patanjali Yogpeeth, Haridwar (Inde). ©DRIl faut dire que dans l'Inde d'il y a 2 600 ans, la nécessité ces rhinoplasties se fait durement sentir. En effet, le nez représente dans la culture védique le respect et la réputation. Dans certaines situations, l'organe était donc amputé pour marquer une humiliation publique. Cette défiguration constituait également une punition courante pour les actes d'adultère et d'avortement.
"Le travail de Sushruta avait de profondes implications sociales, puisqu'il cherchait à répondre à la défiguration et à ses effets sur les individus et la société", souligne un groupe de médecins indiens dans une récente étude, qui salue aussi une "procédure chirurgicale de la rhinoplastie minutieusement documentée". Pour son opération, le praticien de l'Antiquité commence par prélever une feuille ou une plante grimpante aux dimensions de la zone du nez à opérer. Ce feuillage sert de repère pour découper un morceau de peau dans la joue. Une fois que le greffon est fixé sur le nez excisé, la plaie est recouverte de coton et de graines de sésame. Les narines sont, elles, maintenues ouvertes à l'aide de roseaux, ce qui facilite également la respiration.
De la chirurgie esthétique à l'étranger ? "Il doit toujours y avoir une connexion et une relation de confiance avec le chirurgien"De nos jours, cette technique par lambeau de joue reste incontournable pour la reconstruction nasale. "Ses travaux pionniers ont ouvert la voie aux progrès futurs et jeté les bases de la chirurgie plastique moderne. Ces techniques étaient en avance de plusieurs siècles sur leur temps", souligne d'ailleurs l'étude. Cet art de la reconstruction nasale se transmet secrètement de génération en génération au sein de trois familles de la région de l'Inde et du Népal.
La "méthode indienne" est ensuite introduite en Italie à partir des années 1400, à un moment où les duels à l'épée font des ravages sur les nez transalpins. Les chirurgiens italiens améliorent la technique, en prélevant les lambeaux sur le bras, pour garder les joues (ou le front, autre possibilité) intactes.
Jusqu'au XXe siècle
Plus tard, dans son traité de 1597, le médecin Gaspar Tagliacozzi dessine un homme dont le nez est fusionné à son bras par un lambeau de chair. Sa procédure consiste à découper un lambeau du bras sans tout à fait le détacher, afin que les cellules ne meurent pas, et l'attacher au nez, jusqu'à ce que cette peau soit complètement fixée au visage. Le patient pouvait rester plusieurs semaines le bras collé à la face ! Cette "greffe à l'italienne" ou "par lambeau pédiculé du bras" fut utilisée jusqu'au siècle dernier.
La "méthode italienne" de reconstruction nasale, par lambeau pédiculé du bras. Reproduit d'après : Gaspar Tagliacozzi, De Curtorum Chirurgia, 1597. (Bibliothèque médicale de Harvard, collection de livres rares de la bibliothèque de médecine Francis A. Countway. Photographie : D. Shaye). ©DRC'est à l'approche du XXe siècle que la rhinoplastie prend un tour réellement "esthétique". Le chirurgien allemand Jacques Joseph accepte en effet en 1898 d'opérer un homme au très grand nez, qui l'avait supplié d'y remédier, car il était trop gêné pour sortir en public. Le Dr Joseph avait en effet déjà réussi à corriger les oreilles décollées d'un petit garçon, qui souffrait des moqueries de ses camarades. L'audacieux médecin pensait que la rhinoplastie était également possible. Il s'efforça donc d'approfondir ses connaissances en anatomie nasale et s'exerça à la rhinoplastie sur des cadavres. Il opéra ensuite le patient, qui se montra enchanté.
Les chirurgiens alertent sur le problème du "visage IA": "Nous ne maîtrisons pas tout"Les gueules cassées
Ses capacités furent ensuite mises à contribution pour les "gueules cassées" de 1914-18. Après la guerre, il devient un chirurgien respecté, améliorant de nombreux nez – ce qui lui vaudra le surnom de "Noseph" – jusqu'à sa mort en 1934. Son idée-force a survécu : une personne dont l'apparence lui cause un désavantage social ou économique est tout aussi gravement touchée qu'une personne atteinte d'une maladie invalidante. À contre-courant de son époque, il qualifiait le désir d'avoir une apparence normale "d'anti-dysplasie", et non de vanité.
Le nez Barbie est inspiré du petit nez retroussé de l'emblématique poupée Barbie. ©DRIl faut attendre les années 1970, voire 1990, pour que la chirurgie cosmétique s'affirme et que les "opérations de beauté" deviennent de plus en plus répandues. Si au cours des dernières décennies, les personnes passant sur le billard pour une rhinoplastie tenaient à s'inspirer du nez de leurs stars préférées, cette standardisation, accrue avec les réseaux sociaux, semble commencer à lasser. Adieu au petit nez retroussé "Barbie" ou au nez "Kate Middleton" (droit avec une pointe arrondie).
On tend à observer aujourd'hui un véritable retour vers la rhinoplastie naturelle ; les patients ne souhaitant plus "changer de nez", mais plutôt l'améliorer en conservant leur identité. La tendance en 2026 serait donc à la personnalisation, jugent les chirurgiens esthétiques. En quelque sorte, soi, mais en mieux. Et discrètement…
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


2 month_ago
30



























.jpg)






French (CA)