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Par Le Figaro avec AFP
Le 23 janvier 2026 à 22h06

L’enfant de quatre mois, dont l’enquête a montré qu’elle avait été maltraitée dès sa naissance, est décédée le 6 décembre 2022 au CHRU de Nancy, où elle avait été admise la veille avec des côtes cassées.
Passer la publicité Passer la publicitéUn père de 35 ans a été condamné vendredi à Metz à 18 ans de réclusion criminelle pour avoir provoqué la mort de sa petite fille, décédée à l'âge de quatre mois du syndrome du «bébé secoué ». La cour d'assises de la Moselle a assorti cette peine d'une période de sûreté de neuf ans. La mère de la petite Shaïna, âgée de 33 ans, a quant à elle été condamnée à cinq ans de prison, dont deux avec sursis pour ne pas être intervenue.
L'enfant, dont l'enquête a montré qu'elle avait été maltraitée dès sa naissance, est décédée le 6 décembre 2022 au CHRU de Nancy, où elle avait été admise la veille avec des côtes cassées. Les examens cliniques avaient mis en évidence «tous les troubles du bébé secoué et claqué, mais également des lésions évocatrices de coups portés». Lors de la perquisition au domicile du couple, à Sarrebourg (Moselle), les policiers avaient découvert le berceau fermé par une planche en bois, comme une cage.
Deux autres enfants également victimes
Le père a également été condamné pour des violences sur les deux autres enfants qui vivaient sous son toit, son fils scolarisé en petite section de maternelle au moment des faits, et le fils de sa compagne, né d'une première union, alors en classe de 6e. Coups de pied, brûlures de cigarette, bras cassé par une triple fracture : la mère a reconnu être au courant des faits mais ne pas les avoir dénoncés. L'avocat général avait demandé 25 ans de réclusion contre le père et cinq ans contre la mère.
«Évidemment, la décision est difficile sur l'instant pour ma cliente, incarcérée ce soir à l'issue du procès pour la première fois de sa vie», a commenté l'avocate de la mère, Me Marlène Schott, qui a dit réfléchir à la possibilité de faire appel. Les peines prononcées sont «justes et proportionnées», a estimé pour sa part l'avocate des enfants, Me Zakia Ait Ali Slimane, qui s'est félicitée que le père «ait reconnu a minima les faits».


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