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En ciblant directement la tumeur, des chercheurs français sont parvenus à réduire fortement la toxicité de l’immunothérapie sans perdre en efficacité.
Depuis plus d’une décennie, l’immunothérapie a profondément transformé le pronostic du mélanome métastatique, le plus agressif des cancers de la peau. Les traitements reposent sur des anticorps dits « inhibiteurs de check-points », qui lèvent les freins naturels du système immunitaire et permettent aux lymphocytes de reconnaître puis de détruire les cellules cancéreuses. Grâce à eux, près d’un patient sur deux est désormais en vie dix ans après le diagnostic. Une avancée spectaculaire.
Mais ce progrès s’est accompagné d’un revers majeur : l’efficacité de l’immunothérapie « est au prix d’une toxicité élevée, qui peut parfois aller jusqu’au décès du patient », rappelle la professeur Caroline Robert, chef du service de dermatologie de l’Institut Gustave Roussy. Dans la pratique, près de 60 % des patients développent des effets indésirables sévères, tels que des colites inflammatoires, des hépatites auto-immunes ou des atteintes endocriniennes et cutanées, parfois irréversibles…


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