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Life 25/05/2026 07:00
Si la perspective des semaines pleines vous épuise déjà, ces expertes ont des conseils.
EN BREF • Des expertes interrogées par Le HuffPost recommandent d’identifier ses émotions et besoins pour mieux gérer la reprise après les ponts de mai.
• Un sommeil régulier et la préservation des liens sociaux sont essentiels pour retrouver le rythme des semaines de cinq jours.
• Privilégier l’activité physique douce et instaurer des petits plaisirs facilitent la transition.
Un mois de mai doré. Même si la météo n’a pas toujours été au rendez-vous, l’enchaînement de la fête du travail, celle de la victoire de 45, puis l’Ascension et le lundi de Pentecôte a offert, aux salariés qui ont pu profiter de ces jours fériés, des respirations et des semaines plus courtes.
Des temps de repos qui peuvent offrir plus de temps en famille ou entre amis, voire un regain d’énergie pour faire du sport ou se lancer dans des petits projets, mais aussi, pour certains, des temps de travail plus saccadés. Vous appréhendez le retour aux semaines complètes et avez du mal à vous remettre dans le bain ? Le HuffPost a demandé conseil à Florence Bénichoux, médecin expert de prévention santé et Laurence Garrisson, coach et conférencière.
Comprendre ses émotions avant la reprise
Si vous avez du mal à vous sentir motivé, voire avez la boule au ventre avant de repasser en semaines complètes, Laurence Garrisson vous invite avant toute chose à vous interroger sur ce ressenti. « Plutôt que de mettre un couvercle sur cette émotion ou de se forcer en se disant “c’est la vie, c’est comme ça”, c’est une bonne occasion de poser des mots sur vos émotions. » Est-ce que vous êtes frustré, en colère ? « Après avoir identifié ces sentiments, on peut se demander de quoi on aurait besoin pour faciliter les choses. Cela permet ensuite d’en parler à ses collègues, ou à sa hiérarchie, et c’est un premier pas, même si ça ne change pas tout, ça peut aider. » Comme le rappelle la coach, parfois, on peut répondre simplement à certains besoins, mais pour cela, encore faut-il s’autoriser à les verbaliser.
Tenter de réguler son sommeil
Aussi bien Laurence Garrisson que Florence Bénichoux le rappellent, le sommeil est un indispensable du bien-être, particulièrement quand notre rythme de travail change. « La première chose à faire, c’est de reprendre un sommeil régulier sur 7 ou 8 heures par nuit. Quand on ne dort plus, cela peut créer de l’irritabilité, des éléments d’instabilité de l’humeur, une surcharge mentale… Si on n’y arrive pas, on peut aussi essayer de faire des siestes ou des microsiestes, c’est très efficace », souligne la médecin pour qui bien dormir est l’un des points cardinaux de la bonne santé.
Intégrer du lien dans son quotidien
Pour beaucoup, le temps dégagé par les jours fériés sert à recharger ses batteries, y compris avec des proches. Ce lien social retrouvé est indispensable, et pourtant très difficile à soigner dans un contexte où le travail occupe une place toujours plus grande dans nos vies, pointe Florence Bénichoux. « Nous sommes des êtres sociaux, nous ne pouvons pas vivre sans amour et sans relations humaines. Les ponts de mai ont été un moment pour retrouver les autres. » Pour maintenir les bénéfices de ces relations humaines même dans un temps qui se restreint, Laurence Garrisson conseille de chercher des moments plus courts, moins difficiles à glisser dans son planning, comme des appels à ses proches.
« La qualité des relations humaines, c’est aussi la manière dont on prend le temps de parler avec les personnes qu’on croise, la manière dont on va acheter son pain. Passer quelques secondes de plus dans la relation, ça fait du bien à tout le monde, pas seulement avec nos proches », affirme Florence Bénichoux.
Garder un peu d’activité physique
Si les jours fériés vous ont permis de faire un peu plus de sport que d’habitude, la médecin spécialisée en prévention recommande de continuer — sans vous lancer dans un programme trop contraignant. « Il n’y a pas besoin de “faire du sport” comme on l’entend, ou de se lancer dans un semi-marathon, surtout si vous êtes hyperstressé toute la semaine », tempère-t-elle, avant de plutôt recommander de se demander « comment est-ce que je pourrais marcher minimum 30 minutes par jour, aller m’aérer. Nous sommes des mammifères, nous avons besoin de bouger ! »
Comment se motiver au travail
Laurence Garisson a un mantra : « ne pas rajouter de la peine à la peine ». Ainsi, quand bien même vous retourneriez au travail avec du baume au cœur, il y a toujours des tâches rébarbatives. « Dans ce cas, on peut chercher comment adoucir ce retour dans le rythme, chercher les choses sur lesquelles on a un peu de contrôle. Ça peut être une chanson à écouter, un petit café qu’on aime bien, pour faciliter les choses. »
Florence Bénichoux, elle, voit la question par un autre prisme : revenir à une semaine de cinq jours, paradoxalement, peut être bénéfique. « Ça peut aussi être un soulagement d’avoir un peu plus de temps pour faire les choses, de diluer ses tâches sur plusieurs journées, dans un contexte un peu moins pressurisant », argumente-t-elle. Une bonne manière de voir le verre à moitié plein.


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