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Vous avez sûrement déjà vu ses cerfs-volants lumineux briller dans le ciel dieppois : Alexis Le Guennec se rend régulièrement sur le front de mer pour offrir de la magie à tous.
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Par Rayane Beyly Publié le 16 août 2026 à 18h02
Il n’y aura pas de festival du cerf-volant cette année à Dieppe et il faudra attendre 2027, mais il y a Alexis Le Guennec ! Et un peu comme ses cerfs-volants, il a tendance à s’envoler, à être un peu partout à la fois. Pas par impolitesse, mais parce que cet habitant de Petit-Caux (Seine-Maritime) passe rarement plus d’une minute sans cavaler autour de ses énormes cerfs-volants, pour s’assurer de leur bonne trajectoire et, si besoin, la rectifier.

« Il faut beaucoup d’énergie, c’est sûr ! C’est très physique. On joue avec la nature. Dès qu’il y a une grosse rafale, ça tire beaucoup. Quand il n’y a plus de vent, je suis obligé de me dépêcher pour tirer la corde », confie le jeune homme de 24 ans, sur le front de mer de Dieppe, au soir du 15 août 2026.
Au détour d’une promenade, Dieppois et touristes ont, pour beaucoup d’entre eux, sans doute déjà eu la chance de contempler les cerfs-volants majestueux qu’Alexis Le Guennec déploie régulièrement en soirée, quand les conditions météorologiques lui permettent de le faire.
« Ma vraie passion a fini par être le cerf-volant »
Des cerfs-volants gonflables qui en imposent, car, même s’ils ne font pas tous la même taille, ils ont pour dénominateur commun des dimensions assez impressionnantes, à l’image de cette pieuvre de 20 mètres de long ! Et, cerise sur le gâteau : aussitôt la nuit tombée, ils brillent de mille feux. Tous sont en effet équipés de leds, qu’Alexis Le Guennec pilote à distance, à l’aide d’une télécommande.

Membre du club de cerf-volant de Dieppe, il raconte que les gens lui disent souvent « qu’ils n’ont jamais vu ça de leur vie, qu’ils ne connaissent pas et que c’est magnifique ».
Une belle récompense pour le Caux-Marin qui n’aurait peut-être jamais goûté au plaisir de faire du cerf-volant si son grand-père ne lui en avait pas offert un lorsqu’il était enfant. « Je changeais de passion chaque semaine et, avec le temps, ma vraie passion a fini par être le cerf-volant », sourit celui qui a déjà participé aux festivals de cerfs-volants de Dieppe, Berck ou encore de Cayeux-sur-Mer, et qui rêve de participer au plus grand festival international de cerfs-volants au monde, sur l’île de Fanø au Danemark.
Il n’est pas encore professionnel
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Alexis Le Guennec, jardinier-paysagiste dans la vie de tous les jours, n’est pas un cerf-voliste professionnel. « Normalement, un vrai cerf-voliste professionnel doit créer son propre cerf-volant pour être reconnu comme tel. Je le ferai un jour, mais ça doit être encore plus compliqué que ce que je fais », glisse-t-il.

Car, chacune de ses apparitions est déjà l’aboutissement d’un long travail. Certes, il ne conçoit pas lui-même ses cerfs-volants, préférant les acheter sur Internet, mais il passe de longues heures à équiper certains d’entre eux en leds, lorsqu’elles ne sont pas déjà posées.
Quand il vient à Dieppe, il y reste généralement entre 18h et 23h, voire minuit. « L’idéal est d’avoir un vent qui souffle autour de 30km/h, au-delà, ça devient trop instable. Les changements de marée ont aussi un impact », confie ce pratiquant qui n’est pas si chevronné que ça puisque cela fait à peine un an qu’il se consacre énormément au cerf-volant dès qu’il peut.

Sa routine consiste d’abord à planter un gros piquet, autour duquel il attache une corde. Les cerfs-volants y sont fixés à l’aide de mousquetons. « En une heure, j’arrive généralement à en mettre dix. Un jour, j’en avais mis jusqu’à 13 sur la pelouse de Dieppe et c’était incroyable », se souvient Alexis Le Guennec.
Des cerfs-volants très coûteux
Dès que le vent devient capricieux, toute cette ribambelle colorée peut s’effondrer illico presto. Il faut alors être patient, en attendant que la raie, le husky et leurs camarades puissent reprendre leur envol, dont la hauteur maximale autorisée est réglementée à 150 mètres.
Évidemment, Alexis Le Guennec a dû mettre de sa poche pour acquérir ses nombreux cerfs-volants, dépensant par exemple plus de 1000 euros pour acheter la pieuvre fournie avec des centaines de leds.
« Mais une passion n’a pas de prix », clame-t-il. Il suffit de regarder les mines radieuses des spectateurs pour lui donner raison.
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