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Wall Street montrait lundi un peu plus d'appétit pour le risque que les Bourses européennes, grâce aux composants électroniques, sur fond de petite baisse des prix du pétrole et de tensions sur les marchés obligataires.
La Bourse de New York a ouvert en hausse, aidée par un rebond du secteur des puces électroniques, comme l'atteste AMD (+5,15%).
Dans les premiers échanges, le Nasdaq - à forte coloration technologique - s'octroyait 0,86%, l'indice élargi S&P 500 prenait 0,61% et le Dow Jones progressait de 0,32%.
Les places financières mondiales sont aussi secouées depuis plusieurs jours par un mouvement de vente important des valeurs du secteur des puces, qui avaient bénéficié des investissements massifs des géants de la tech pour développer l'IA.
Les investisseurs doutent en effet de plus en plus de la rentabilité future de ces dépenses et des valorisations boursières gigantesques de ces entreprises, qui ont soutenu les marchés d'actions depuis mars.
Pétrole en petite baisse
Les prix du pétrole redescendaient dans la journée lundi, après avoir bondi dans la nuit à des plus hauts depuis juin, les investisseurs voulant croire à la poursuite de discussions diplomatiques entre Washington et Téhéran malgré les échanges de frappes au Moyen-Orient.
Vers 13H45 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence sur le marché mondial, revenait à 87,73 dollars (-0,42%).
"La dernière vague d'attaques illustre la rapidité avec laquelle la situation se détériore"Son équivalent américain, le WTI, était également en baisse (-0,67%), à 81,94 dollars, après avoir lui connu un sommet depuis le 12 juin, à 85,39 dollars.
Tout comme le pétrole, vecteur d'inflation, les taux d'intérêt des dettes des États européens repartaient aussi à la baisse ou se stabilisaient.
Les tensions continuent
Reste que les tensions demeurent, alors que les États-Unis ont mené des frappes sur l'Iran pour la neuvième nuit de suite, dans la nuit de dimanche à lundi. Téhéran a riposté une nouvelle fois par des attaques dans le Golfe.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que l'Iran subissait une guerre "totale" des États-Unis et a mis en garde contre les conséquences pour l'économie du pays.
Le détroit d'Ormuz, passage stratégique où transitait avant la guerre un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, est de nouveau verrouillé par la République islamique depuis la reprise des hostilités et Washington a réimposé en retour son blocus des ports iraniens.
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