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Des organismes s’inquiètent de voir les coffres du Fonds de fiducie pour l’environnement du Nouveau-Brunswick se vider rapidement. Fredericton songe à présenter, cet automne, de nouvelles sources de revenus pour ce programme qui permet de financer des initiatives vertes.
L'argent disponible dans ce fonds appuie les activités d’organismes voués à la protection des milieux naturels du Nouveau-Brunswick, mais il diminue année après année.
Depuis sa création en 1990, le Fonds a appuyé des centaines de projets portant par exemple sur les bassins versants, l’érosion, les espèces menacées, la gestion des déchets et l’adaptation aux changements climatiques.
Cette année, la province a puisé près de 8 millions de dollars dans le Fonds en fiducie pour l’environnement afin de financer 173 projets.
Combien d’argent reste-t-il? Le ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Gilles Lepage, assure qu’il y en a encore pour 2027.

Le ministre de l'Environnement Gilles Lepage était au centre de conservation de Canards Illimités jeudi à Fredericton pour annoncer des investissements de plus de 2,2 millions $ dans 45 projets grâce au Fonds en fiducie pour l'environnement.
Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin
Pour l’année prochaine, c’est sûr et certain qu’il y a encore des fonds. Il nous reste à peu près 8 millions de dollars dans le Fonds. Donc, on sera encore en mesure de contribuer à une centaine, 150 projets l’année prochaine encore, pense le ministre de l'Environnement.
Au-delà de 2027, il faudra cependant trouver d'autres sources de revenus.
Quelles solutions pour stabiliser le financement des organismes?
En 2023, Fredericton a décidé d’arrêter de verser la moitié des revenus provenant de la consigne sur les bouteilles dans le Fonds en fiducie pour l’environnement. L’argent a alors été redirigé vers un autre programme de recyclage, géré par l'industrie des boissons.
Aujourd'hui, des organismes de défense de l’environnement constatent que les aides financières provinciales sont de plus en plus maigres.
C’est le cas de Danielle Smith, directrice de l’éducation et de l’engagement pour le Conseil de conservation du N.-B.

Danielle Smith, directrice de l’éducation et de l’engagement pour le Conseil de conservation du N.-B., rapporte une baisse de financement pour son organisme pour l'année 2026.
Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin
Normalement, on a deux projets qu’on finance avec le [Fonds en fiducie pour l’environnement], mais, cette année, ils ont juste donné un fund pour nous. C’était notre programme pour l’éducation en nature.
De son côté, Vanessa Roy-McDougall, directrice générale de Nature Nouveau-Brunswick, insiste sur le caractère vital de ce fonds pour des organismes comme le sien.

Vanessa Roy-McDougall est directrice générale de Nature Nouveau-Brunswick, un organisme de bienfaisance ayant pour mission la conservation du patrimoine naturel de la province.
Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin
Pour beaucoup d’organisations, les petites organisations, c’est vraiment important d'avoir un fonds provincial, pour pouvoir protéger l’environnement, martèle-t-elle.
Jeudi, le ministre de l’Environnement s’est toutefois fait rassurant pour la suite des choses.
Moi, je suis très confiant. Il faut juste trouver une autre source de revenus. On a différentes options sur la table tout de suite, promet M. Lepage.
D’ici la fin de l’automne, le ministre souhaite présenter de nouvelles sources de revenus pour renflouer les coffres du Fonds en fiducie pour l’environnement. Il songe à présenter une nouvelle mouture du programme, pour contribuer à la pérennité des organismes de défense de l’environnement.


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