Le parlement du Liechtenstein a voté mercredi, à la plus courte majorité possible, en faveur d’une initiative citoyenne visant à légaliser l’avortement dans cette petite principauté alpine. Le prince héréditaire Alois, qui dispose d’un droit de veto, a cependant clairement exprimé son opposition au texte.
L’avortement est interdit au Liechtenstein: il n’est autorisé que dans des cas exceptionnels, par exemple lorsque la vie de la mère est en danger ou lorsqu’une femme est tombée enceinte à la suite d’un viol.
Lire aussi: «Les chiffres parlent d’eux-mêmes»: l’initiative pour la dépénalisation de l’IVG au Liechtenstein récolte un nombre quasi record de signaturesUne femme qui avorte risque jusqu’à un an de prison et une personne qui pratique un avortement en dehors des exceptions prévues jusqu’à trois ans d’emprisonnement.
Portée notamment par Tatjana As’Ad, 28 ans, l’une des responsables du petit parti de gauche Freie Liste (liste libre), l’initiative réclame la légalisation de l’avortement durant les trois premiers mois de grossesse.
«Non» en 2011
Le comité à l’origine de l’initiative a recueilli 4970 signatures, soit près de cinq fois le minimum légal de 1000 requis pour une telle démarche. C’est un nombre très important pour cette minuscule principauté germanophone qui compte à peine 41 000 habitants – dont environ 35% sont des résidents étrangers permanents – et où le catholicisme est religion d’Etat.
Lire aussi: «De nombreuses femmes vivent dans la peur»: au Liechtenstein, une initiative espère briser le tabou de l’avortementL’initiative a été examinée mercredi par le Landtag – le parlement – à Vaduz, la capitale, et a fait l’objet d’un vote après un long débat. «Approuvée par 13 voix sur les 25 membres présents. Le Landtag a donc accepté l’initiative citoyenne», a déclaré le président du parlement, Manfred Kaufmann, en annonçant le résultat.
Si le Landtag avait rejeté le texte, la mesure aurait été soumise à référendum. Or, après avoir remporté le vote parlementaire, un élu de la Freie Liste a quand demandé que l’initiative soit tout de même soumise à référendum. Mais la motion visant à organiser un référendum a été rejetée par 13 voix contre 12. Lors d’un référendum sur la légalisation de l’avortement en 2011, 52% des électeurs s’y étaient opposés.


22 hour_ago
22





















.jpg)






French (CA)