L’Omega Masters se joue toujours à un moment charnière de la saison golfique. Les années – impaires – de Ryder Cup, le tournoi valaisan offre souvent la dernière occasion d’être sélectionné aux joueurs qui ne sont pas sûrs de l’être. La 33e des 42 épreuves du calendrier européen se joue aussi sous une pression renforcée pour ceux qui doivent encore marquer des points pour conserver leurs droits de jeu l’an prochain dans l’élite européenne. Ou pour ceux qui visent une place dans le top 10 final, synonyme de promotion sur le PGA Tour américain, le plus prestigieux circuit de la planète.
Cette année, l’Omega Masters, qui rend de discrets hommages aux victimes de la tragédie du Constellation du 31 décembre dernier, est aussi le théâtre du retour vers l’Europe de plusieurs joueurs passés sur le LIV Golf. Cette ligue dissidente, financée à hauteur de 5 ou 6 milliards par l’Arabie saoudite depuis 2022, s’approche chaque jour de la faillite. Certains de ses membres reviennent vers le circuit européen, parfois la queue entre les jambes. La planète golf s’interroge: faut-il les accueillir à bras ouverts ou les faire payer pour leur désertion?


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