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Le chef des néo-démocrates albertains, Naheed Nenshi, estime que les référendums du 19 octobre prochain coûteraient plus de 130 millions $.
Ce montant correspond aux prévisions que Lorne Gibson, un ancien directeur général des élections de l’Alberta, a évoquées lors d’une entrevue accordée à CTV News le mois dernier.
Ventilation des coûts estimés par le NPD :
- 130 millions $ pour les référendums;
- 1,5 million $ en analyse économique;
- 300 000 $ pour le site web promotionnel;
- 205 000 $ en vidéos promotionnelles.
- 160 000 $ pour des publicités télévisées;
Selon Naheed Nenshi, il est difficile d’accéder à la totalité des coûts. Il affirme que le gouvernement de Danielle Smith est le plus opaque de l’histoire de l’Alberta et que la plupart des données présentées ont été obtenues grâce à des demandes d’accès à l’information.
Le gouvernement devrait révéler les coûts de toutes ses opérations et plus particulièrement de cette campagne référendaire, dit-il.
Lors d’une entrevue à Radio-Canada, Lorne Gibson a réitéré que le coût des scrutins serait entre 120 et 130 millions $, soit plus de 3 fois supérieur aux coûts de l’élection générale de 2023, qui avait coûté près de 37 millions $.
Les dépenses les plus importantes sont la main-d'œuvre [...] elles représentent 50 % des coûts d'une élection, soutient-il. L'objectif d'Élections Alberta est d'avoir 60 000 travailleurs électoraux, soit environ 4,5 fois plus que les 13 000 travailleurs de la dernière élection.
Il ajoute qu'à cela s'ajoute 10 % d'inflation sur l'ensemble des coûts.
S'il y avait seulement 1 ou 2 bulletins de vote, le référendum coûterait sûrement la même chose qu'une élection générale, mais avec le nombre de questions, le nombre de bulletins qui doivent être imprimés, le nombre d'urnes requises et la quantité de travailleurs pour organiser l'événement, ça va coûter beaucoup d'argent
Cette augmentation est notamment due à l’augmentation du nombre de travailleurs lors des scrutins.
Au moment d'écrire ces lignes, Élections Alberta n'avait pas fourni son évaluation des coûts.
Des coûts qui en valent la peine?
Le chef de l’opposition de l’Alberta croit que cette explosion des coûts aurait pu être évitée. Le vrai problème, c’est qu’on n'a pas besoin de ce référendum, dit-il.
Si la première ministre voulait écouter les citoyens, elle aurait pu le faire d’autres façons, comme [en tenant les référendums] en même temps que les élections municipales, comme Jason Kenney avait fait, ou en attendant jusqu’aux élections générales de l’an prochain.
Il ajoute que c’est un jeu politique dispendieux et ce sont les Albertains qui en paient les frais.
Lori William, professeure de politique publique à l’Université Mount Royal, est somme toute d’accord avec cette analyse.
La majorité des Albertains ne veulent pas de ce référendum alors que les questions ne sont pas claires, mentionne-t-elle. Elle nuance toutefois en précisant qu’il est important de comprendre que la démocratie coûte cher, mais l’investissement en vaut la peine.
Avec les informations de Emmanuel Prince-Thauvette


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