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Le Japon durcit ses règles pour les étrangers… tout en cherchant désespérément de la main-d’œuvre

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Résider et travailler au Japon va désormais coûter beaucoup plus cher aux étrangers. Un durcissement paradoxal alors que le pays, confronté au déclin démographique, manque fortement de travailleurs.

Publié le 02/10/2026 07:10

Temps de lecture : 1min

La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a décidé de durcir les règles pour ceux qui souhaitent s'installer durablement dans le pays,  le 23 septembre 2026. (BING GUAN / AFP) La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a décidé de durcir les règles pour ceux qui souhaitent s'installer durablement dans le pays, le 23 septembre 2026. (BING GUAN / AFP)

Depuis jeudi 1er octobre, tous les étrangers qui souhaitent obtenir un permis de résidence, et donc de travail, au Japon doivent s’acquitter de frais de dossier nettement plus élevés. Ils sont multipliés par 20 : de 60 euros auparavant à un peu plus de 1 000 euros désormais pour les permis définitifs, et de 30 à 420 euros pour les permis de cinq ans.

Mais ce n’est pas tout. Les candidats qui souhaitent s’installer durablement au Japon devront également justifier d’un revenu supérieur à la moyenne du pays. Enfin, et ce n’est pas une mince affaire, ils devront être capables de tenir une conversation en japonais.

En durcissant ces règles, la Première ministre japonaise, la très conservatrice et nationaliste Sanae Takaichi, flatte son électorat, mais pas seulement. Le sentiment anti-immigration ne cesse de croître ces dernières années dans le pays. D’après les études d’opinion, il est notamment renforcé par l’afflux massif, ces dernières années, de travailleurs immigrés et de touristes. Là encore, le gouvernement Takaichi a décidé de durcir les règles. Pour limiter le surtourisme, il a notamment augmenté les frais de visa pour certains visiteurs étrangers. Des mesures qui concernent pourtant deux piliers de l’économie japonaise : la main-d’œuvre étrangère et le tourisme.

Face au déclin démographique, la Première ministre sait toutefois que le Japon n’a pas vraiment le choix. En parallèle de ces restrictions à l’immigration, essentiellement administratives, Sanae Takaichi a récemment lancé un vaste plan pour favoriser… l’arrivée de travailleurs étrangers dans le pays. Une demande portée notamment par les entreprises, confrontées au manque de main-d’œuvre.

Même logique pour le tourisme : le gouvernement durcit les règles d’entrée tout en lançant une série de mesures destinées à favoriser le développement du secteur, avec un objectif de 40% de touristes supplémentaires d’ici 2030. Paradoxal ? Sans doute. Mais un paradoxe commun à bon nombre de gouvernements nationalistes à travers le monde.

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