L’attaque russe de la nuit a touché « un immeuble résidentiel de 25 étages », ont annoncé, vendredi, les autorités militaires de la capitale ukrainienne sur Telegram.

Live animé par Diane Merveilleux et Gabriel Coutagne (service Photo)

Des pompiers évacue le corps de la victime d’un bombardement russe à Kiev, le 2 octobre 2026. - VALENTYN OGIRENKO/REUTERS Des pompiers évacue le corps de la victime d’un bombardement russe à Kiev, le 2 octobre 2026. VALENTYN OGIRENKO/REUTERS

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La Hongrie ne compte pas envoyer de matériel militaire à l’Ukraine, appuie un ministre hongrois

Bien que l’administration du nouveau premier ministre hongrois, Péter Magyar, cherche à s’aligner davantage sur la ligne de l’Union européenne (UE) concernant le soutien apporté à l’Ukraine, le gouvernement hongrois n’a pas l’intention d’envoyer du matériel militaire chez son voisin en guerre, juste de l’énergie et de l’aide humanitaire, a affirmé Gyorgy Velkey, le vice-ministre des affaires étrangères, lors d’un entretien accordé à Bloomberg News à Budapest.

« Pas de soldats et pas d’armes, a déclaré M. Velkey, un sociologue qui a servi comme directeur de cabinet de M. Magyar pendant la campagne électorale. Il est dans l’intérêt de la Hongrie de garantir la paix en Hongrie. Pour nous, c’est crucial. » L’accent mis sur un soutien non militaire contraste fortement avec l’appui sans réserve, en termes d’armes et de matériel, offert par certaines nations d’Europe de l’Est, en particulier les pays baltes, où la menace russe se fait sentir de manière plus directe.

La position de la Hongrie reflète également les relations sensibles avec l’Ukraine après des années d’hostilité sous l’ère de Viktor Orban, proche du Kremlin, qui avait cherché à bloquer les sanctions de l’UE contre la Russie et accusé Kiev, sans preuve, de chercher à le renverser lors du scrutin. Bien qu’il ait levé le veto de la Hongrie sur l’ouverture des pourparlers d’adhésion de l’Ukraine à l’UE, M. Magyar a fermement rejeté les ambitions de Kiev d’obtenir une procédure d’adhésion accélérée au bloc commercial.

Les bombardements nocturnes sur Kiev ont fait un mort et deux blessés, un pont important touché

L’attaque russe de la nuit a tué une personne et blessé deux autres dans la capitale ukrainienne en touchant « un immeuble résidentiel de 25 étages », ont annoncé, vendredi, les autorités militaires de la capitale ukrainienne sur Telegram. Selon celles-ci, des drones russes avaient auparavant frappé le pont Pivdenny, qui enjambe le Dniepr, provoquant des incendies dans la ville et la fermeture ⁠à ‌la circulation de ce pont et de plusieurs ​autres.

Le ministère de la défense russe a aussi déclaré, sur Telegram, que ses drones ‌avaient touché un ‌pont à Kiev, précisant que celui-ci servait à acheminer les troupes et les approvisionnements logistiques de matériel militaire pour les forces ukrainiennes dans le Donbass. Selon le ministère russe, les frappes de la nuit ont également frappé une centrale électrique ⁠de l’oblast de Kiev, le port d’Izmaïl, près d’Odessa, ‌et un navire de ​fret.

Un incendie en Roumanie après la « probable » chute d’un drone, selon le ministère de la défense roumain

Vendredi « vers 5 heures du matin » (4 heures à Paris), la chute d’un « objet, probablement un drone », a été signalée dans le nord de la Roumanie, suivie d’un incendie qui n’a pas fait de victimes ni de dégâts matériels, a annoncé le ministère de la défense roumain dans un communiqué.

Le système de surveillance radar du ministère de la défense avait « détecté de nouvelles attaques de drones visant des cibles civiles et des infrastructures en Ukraine, près de la frontière fluviale avec la Roumanie, dans la partie nord du département de Tulcea », précise le communiqué.

L’armée russe affirme avoir intercepté 646 drones ukrainiens sur son territoire

Au cours de la nuit, entre 20 heures jeudi et 8 heures vendredi, l’armée russe a « intercepté et détruit 646 drones ukrainiens », a-t-elle fait savoir sur Telegram, au-dessus des territoires de 14 oblasts — ceux de Belgorod, Briansk, Koursk, Voronej, Kalouga, Toula, Oriol, Rostov, Saratov, Volgograd, Oulianovsk, Samara et Astrakhan —, ainsi qu’en Crimée, annexée en 2014 par la Russie, et au-dessus des mers Noire et d’Azov.

La Russie a lancé 108 drones sur l’Ukraine dans la nuit de jeudi à vendredi

L’armée russe a lancé 108 drones sur le territoire ukrainien dans la nuit de jeudi à vendredi, dont 47 drones à réaction, a fait savoir l’armée de l’air ukrainienne dans son point de situation matinal. Selon elle, ces engins ont été tirés des oblasts russes de Briansk et de Primorsko-Akhtarsk, des territoires occupés de l’oblast de Donetsk et de Crimée.

A 8 heures, l’armée avait abattu ou neutralisé 88 drones, et des impacts ont été observés sur 11 sites.

Sur Le Monde aujourd’hui

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Séoul prévient que des mesures seront prises si Kiev ne s’excuse pas pour avoir dévoilé le transfert de prisonniers nord-coréens

Le président sud-coréen, Lee Jae Myung, a averti vendredi que Séoul prendra « d’autres mesures » si l’Ukraine refuse de présenter des excuses officielles après la révélation unilatérale par Kiev du transfert, vers la Corée du Sud, de deux prisonniers de guerre nord-coréens capturés par l’Ukraine pendant la guerre contre la Russie.

Le transfert, révélé par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, devant l’Assemblée générale de l’ONU, à New York, le 23 septembre, a entraîné une brouille diplomatique entre Kiev et Séoul, qui souhaitait garder le secret.

Dimanche, la présidence sud-coréenne a exigé des excuses de l’Ukraine, estimant que Kiev avait rompu un accord de confidentialité, puis a convoqué lundi le représentant ukrainien à Séoul pour lui faire part de sa « vive préoccupation ».

« Si l’Ukraine continue à refuser de reconnaître les faits et de s’excuser publiquement, nous prendrons d’autres mesures », a écrit M. Lee vendredi sur X accusant Kiev de le faire passer pour un « menteur ». « Il s’agit d’une question qui affecte la dignité de la République de Corée et son peuple, et ne peut pas être ignorée », a-t-il ajouté.

Le président Lee a fait référence à des déclarations du ministre des affaires étrangères ukrainien, Andrii Sybiha, publiées par RBK-Ukraine et d’autres médias ukrainiens.

M. Sybiha a déclaré qu’il « ne souhaitait pas appeler cela un incident », mais plutôt un « malentendu diplomatique ». « La Corée du Sud est un pays important pour nous. Et j’espère vivement une dynamique, une poursuite de la coopération et des résultats concrets » avec ce pays, a-t-il dit. La brouille survient au moment où Kiev réclame un soutien accru de ses alliés face à l’intensification des bombardements russes.

Kiev et Bruxelles s’accordent sur le financement de 2026-2027, sans nouvelle aide de l’UE

Kiev et Bruxelles ont trouvé jeudi un accord sur les modalités du financement de l’Ukraine en 2026 et 2027, sans nouvel engagement financier de l’Union européenne (UE) à ce stade. « Nous avons identifié les moyens de couvrir les besoins budgétaires et de défense de l’Ukraine pour 2026 » et les étapes nécessaires pour garantir leur versement, ont indiqué les deux parties dans un communiqué commun.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a assuré qu’un accord avait été trouvé sur « le format, le calendrier et les étapes nécessaires » pour 2026 et 2027. Son ministre des affaires étrangères, Andriï Sybiha, a évoqué plusieurs pistes, dont le versement anticipé d’aides prévues pour 2027, des prêts bilatéraux et une contribution accrue de pays non européens.

L’UE a déjà accordé à Kiev un prêt de 90 milliards d’euros pour 2026 et 2027 et n’entend pas, à ce stade, augmenter son engagement, a-t-on expliqué à Bruxelles. L’Ukraine estime pourtant son déficit budgétaire à 20 milliards de dollars cette année et cherche 53 milliards de dollars d’aide étrangère supplémentaire pour 2027.

Pour 2026, Bruxelles souligne que des fonds restent disponibles dans le cadre du prêt, à condition que Kiev mette en œuvre les réformes convenues.

Pour 2027, les deux parties se sont dites prêtes à « avancer rapidement » sur le versement de la deuxième tranche de 45 milliards d’euros et à identifier d’éventuels besoins supplémentaires.

Elles ont surtout appelé les autres alliés de l’Ukraine à accroître leur contribution. « Les autres partenaires devraient également honorer leurs engagements financiers et intensifier leurs efforts », selon le communiqué. Leur participation, attendue à hauteur de 45 milliards d’euros en complément de l’aide européenne, reste pour l’heure très inférieure à cet objectif, selon la Commission.

Vladimir Poutine réaffirme l’objectif d’une Ukraine neutre et se dit prêt à négocier

Le président russe, qui avait auparavant rejeté un arrêt mutuel des frappes à longue portée entre Moscou et Kiev, a réaffirmé que la neutralité de l’Ukraine restait l’un des objectifs de la Russie, tout en assurant vouloir mettre fin au conflit « le plus rapidement possible » par la négociation.

Il a affirmé que l’avancée des forces russes s’accélérait, revendiquant la prise de 1 301 kilomètres carrés en septembre. Selon lui, Kiev ne contrôlerait plus qu’environ 11 % de la région de Donetsk, dont Moscou revendique l’intégralité. Ces affirmations contrastent avec les évaluations de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), selon lequel les gains russes restent lents et limités. Le centre de réflexion américain estimait à la mi-septembre que les forces ukrainiennes avaient contenu les gains nets russes à un niveau proche de zéro depuis mars, tout en menant plusieurs contre-attaques. L’ISW avait estimé au début de septembre que, au rythme d’avancée observé en août dans l’oblast de Donetsk, il faudrait aux forces russes jusqu’en 2032 pour en prendre le contrôle total, si elles y parvenaient.

M. Poutine a également affirmé que Moscou avait accepté les propositions américaines discutées à Anchorage. Celles de Donald Trump comportent des décisions « difficiles » pour la Russie, a-t-il reconnu, tout en estimant qu’elles allaient « dans la bonne direction ».

La Russie veut des garanties de sécurité et les conditions d’une paix durable, a-t-il ajouté, citant notamment le statut de la langue russe et de l’Eglise en Ukraine parmi les questions à régler.

Vladimir Poutine menace l’OTAN, les Européens sonnent l’alarme sur des attaques russes… Le point sur la situation, jeudi 1ᵉʳ octobre, à 21 heures

  • Le président russe rejette l’idée d’un arrêt mutuel des frappes à longue portée entre la Russie et l’Ukraine, proposé par Kiev et Washington. Il affirme que les attaques ukrainiennes contre les raffineries ont coûté à la Russie « environ 1 % du PIB ».
  • Vladimir Poutine menace aussi d’utiliser « tous les types d’armes », y compris nucléaires, en cas d’attaque de l’OTAN contre Kaliningrad.
  • Volodymyr Zelensky annonce la première utilisation au combat du FP-7, missile balistique tactique ukrainien développé par Fire Point, dont la portée serait de 300 kilomètres.
  • Une frappe russe contre une usine d’armement dans un pays européen de l’OTAN relèverait de l’article 5, estime le commissaire européen à la défense, Andrius Kubilius.
  • Kiev revendique de nouvelles frappes en profondeur, dont une contre une cible en mer Noire. Le Kremlin dénonce des « actes terroristes » ukrainiens rendant, selon lui, la navigation dans cette zone moins sûre.
  • La Russie a lancé 97 drones contre l’Ukraine entre 6 h 30 et 18 heures, dont 66 engins à réaction, selon l’armée de l’air ukrainienne, qui affirme en avoir neutralisé 78.
  • Washington a sanctionné le réseau financier russe A7, soutenu par le Kremlin, le classant parmi les « importantes organisations criminelles transnationales » et l’accusant notamment d’aider l’Iran à contourner les sanctions.

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Washington classe le réseau russe A7 parmi les organisations criminelles transnationales

Les Etats-Unis ont sanctionné jeudi le réseau financier russe A7, soutenu par le Kremlin, dans le cadre d’une nouvelle série de mesures visant principalement l’Iran, le qualifiant d’« importante organisation criminelle transnationale » et l’accusant notamment d’aider Téhéran à contourner les sanctions.

Créé en 2024 par l’oligarque moldave en fuite Ilan Shor avec Promsvyazbank (PSB), une banque publique russe liée au secteur de la défense, A7 a développé A7A5, une cryptomonnaie adossée au rouble permettant d’effectuer des paiements internationaux en dehors des circuits financiers occidentaux.

Selon Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL), A7 affirme avoir traité plus de 7 000 milliards de roubles de transactions en onze mois. Sa cryptomonnaie A7A5 aurait de son côté enregistré environ 79 milliards de dollars de transactions depuis son lancement.

Le Trésor américain a inscrit A7 sur sa liste noire, mentionnant des activités en Russie, au Kirghizstan, au Nigeria et au Zimbabwe, et l’accusant également d’avoir aidé le régime iranien à contourner les sanctions. Vladimir Poutine avait participé en septembre 2025, par visioconférence, à l’inauguration d’une agence du groupe à Vladivostok.

Un cargo à destination de l’Estonie immobilisé par la Russie, puis relâché

Les gardes-frontières russes ont immobilisé jeudi dans le golfe de Finlande un cargo à destination du port estonien de Sillamäe, avant de le laisser reprendre sa route quelques heures plus tard, selon les autorités estoniennes.

Le Västerbotten (IMO : 9019200), battant pavillon chypriote, avait traversé les eaux territoriales russes, où les navires disposent d’un droit de passage, rapporte la radio-télévision publique estonienne ERR. La police et les gardes-frontières estoniens ont confirmé son immobilisation. Selon le site de suivi maritime Marinetraffic, le cargo a repris sa route vers Sillamäe vers 17 heures.

La Russie, l’Estonie et la Finlande ont conclu un accord autorisant les navires à emprunter cette route, jugée plus sûre pour les grands bâtiments que le passage entre les hauts-fonds situés dans les eaux estoniennes.

« Chaque Etat a le droit de contrôler les navires dans ses eaux territoriales, et l’administration russe a apparemment jugé nécessaire d’inspecter ce navire lors de son passage », a déclaré Are Piel, responsable de la gestion du trafic maritime au sein de l’administration estonienne des transports. Il a souligné que le droit de passage inoffensif dans les eaux territoriales d’un Etat n’empêchait pas celui-ci de procéder à des contrôles. Les autorités estoniennes ont dit ne pas avoir reçu d’explication de Moscou sur les raisons de l’immobilisation.

En mai 2025, la Russie avait déjà intercepté le pétrolier Green-Admire après son départ de Sillamäe, premier incident de ce type. L’Estonie avait ensuite décidé de faire passer les navires à destination et en provenance du port par ses propres eaux territoriales afin d’éviter de nouveaux contrôles russes.

Pour le commissaire européen à la défense, une attaque russe contre une usine d’armement en Europe relèverait de l’article 5 de l’OTAN

Une frappe russe contre une usine d’armement située dans un pays européen membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) relèverait de l’article 5 sur la défense collective, a estimé jeudi le commissaire européen à la défense, Andrius Kubilius. « Je dirais que si la Russie frappait nos usines sur le territoire européen, ce serait l’article 5 », a-t-il déclaré à la chaîne polonaise TVP World, en marge d’une réunion de la commission de la sécurité et de la défense du Parlement européen à Bruxelles. L’entourage de M. Kubilius a précisé à Politico que ses déclarations concernaient spécifiquement une attaque aérienne ou de missiles contre une usine.

Ses propos interviennent au lendemain d’un avertissement de la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, selon laquelle « les usines d’armement des pays européens qui produisent des armes pour l’Ukraine sont des cibles militaires potentielles pour la Russie ».

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a averti jeudi, lors de la remise du Prix de la paix de Westphalie à l’OTAN, que l’Europe « n’est pas en paix aujourd’hui », face à la multiplication des actions hybrides attribuées à Moscou. « Nos propres pays sont des cibles », a-t-il déclaré, citant cyberattaques, sabotages, incendies criminels, violations de l’espace aérien et incidents impliquant des drones. A ses côtés, le chancelier allemand Friedrich Merz a de son côté affirmé que l’Allemagne se préparait à des attaques hybrides « majeures, y compris graves » et y répondrait « rapidement et très clairement ».

L’article 5 prévoit qu’une attaque armée contre un membre de l’OTAN est considérée comme une attaque contre l’ensemble des alliés, chacun étant toutefois libre de prendre les mesures qu’il juge nécessaires. L’Alliance entretient volontairement une ambiguïté sur les circonstances précises de son déclenchement.

Un réseau de propagande prorusse démantelé en Macédoine du Nord

Les autorités de la république de Macédoine du Nord ont annoncé jeudi avoir mis au jour un réseau de propagande servant, selon elles, les intérêts russes et utilisant des dizaines de sites Internet et de comptes sur les réseaux sociaux pour attiser « la haine ethnique et nationale ».

L’Agence de sécurité nationale a ouvert une enquête visant un ressortissant macédonien soupçonné d’entretenir des liens avec des acteurs étrangers à l’origine de ce réseau. Son domicile a été perquisitionné le 18 septembre et du matériel saisi. « Les véritables acteurs de ce réseau de propagande, qui sert les intérêts russes, se dissimulent derrière des pseudo-portails clonés enregistrés sous un nom de domaine macédonien », a affirmé l’agence.

Selon elle, ces sites, liés à des structures politiques régionales prorusses, diffusaient de fausses informations destinées à « saper la confiance dans les institutions », alimenter les tensions identitaires et entraver le processus d’adhésion du pays à l’Union européenne (UE).

Les contenus exploitaient notamment le différend historique et identitaire entre la Macédoine du Nord et la Bulgarie. Sofia considère le macédonien comme issu du bulgare et revendique plusieurs figures historiques également considérées comme macédoniennes par Skopje.

Des médias locaux citent notamment de fausses informations selon lesquelles des centaines de milliers de Macédoniens auraient payé pour obtenir la nationalité bulgare, suscitant ensuite de nombreux commentaires nationalistes.

Candidate à l’UE, la Macédoine du Nord a ouvert des négociations d’adhésion en 2022, mais le processus reste bloqué, notamment par un différend avec Sofia sur la reconnaissance de la minorité bulgare dans la Constitution. Membre de l’OTAN depuis 2020, le pays s’est également aligné sur les sanctions européennes contre la Russie depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine.

Vladimir Poutine prêt à restituer les actifs d’Auchan, de Nestlé et Leroy Merlin en Russie en cas d’accord avec l’Occident

Le président russe a affirmé jeudi que les actifs d’entreprises occidentales placés sous contrôle de l’Etat russe, notamment Auchan, Nestlé et Leroy Merlin, pourraient leur être restitués en cas d’accord avec Moscou.

Interrogé lors du forum de Valdaï sur leur restitution en cas de « scénario favorable » avec les Occidentaux, M. Poutine a répondu : « Oui, ils les récupéreront. » « Nous ne prenons rien à personne, nous ne volons rien et nous ne nationalisons rien », a-t-il assuré, affirmant que les filiales russes concernées avaient seulement été placées « sous administration externe ».

Ces dernières semaines, les autorités russes ont placé sous « administration temporaire » les actifs des distributeurs français Auchan et allemand Metro, de l’enseigne française de bricolage Leroy Merlin et du groupe agroalimentaire suisse Nestlé, invoquant leur appartenance à des pays jugés « inamicaux » par Moscou.

M. Poutine a parallèlement dénoncé le « pillage » des actifs russes en Occident, jugeant « tout à fait inacceptable » le gel des réserves de la Banque centrale russe et l’utilisation des revenus qu’elles génèrent pour financer l’Ukraine. Il a également cité les actifs à l’étranger des géants russes Gazprom, Rosneft et Lukoil.

Plusieurs centaines de milliards d’euros d’actifs russes sont gelés en Europe depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en février 2022, une mesure que Moscou juge illégale.

Vladimir Poutine rejette la proposition d’arrêt mutuel des frappes à longue portée entre Russie et Ukraine

Le président russe a rejeté jeudi l’idée d’un arrêt mutuel des frappes à longue portée avec l’Ukraine, en réponse à des propositions formulées par Kiev et Washington. « On nous dit : “Qu’ils cessent de frapper vos raffineries, et vous cesserez de frapper leurs navires.” C’est tout simplement ridicule », a déclaré M. Poutine lors du forum de Valdaï, rendez-vous annuel de politique internationale réunissant en Russie responsables et experts. Interrogé à nouveau sur la réponse de Moscou à cette proposition, il a répondu : « Non. »

Les deux pays ont intensifié leurs frappes en profondeur. Moscou vise notamment des infrastructures énergétiques, des entrepôts, des installations portuaires et des navires liés au commerce ukrainien, ainsi que, plus récemment, des centres de données et des opérateurs de télécommunications.

Kiev cible, de son côté, des raffineries et des dépôts pétroliers russes, mais aussi des sites industriels, des entrepôts et des navires en mer Noire.

Selon M. Poutine, les attaques ukrainiennes contre les raffineries ont coûté à la Russie « environ 1 % du PIB » et contribué à une crise du carburant cet été.

Les frappes russes ont, de leur côté, lourdement affecté la métallurgie et les exportations agricoles ukrainiennes. Kiev redoute, en outre, de nouvelles attaques contre son réseau énergétique à l’approche de l’hiver, après celles menées par la Russie lors des précédentes saisons froides.

Explosion dans une usine d’explosifs et de munitions près de Moscou

Une explosion s’est produite jeudi dans l’usine chimique de Krasnozavodsk [🚩], dans la région de Moscou, provoquant un important incendie et une épaisse colonne de fumée, selon des informations diffusées sur les réseaux sociaux. Le feu aurait touché l’atelier no 4 du site, tandis que la route menant à l’usine a été fermée et que plusieurs ambulances étaient dépêchées sur place.

L’usine chimique de Krasnozavodsk (KHZ) est l’une des entreprises du complexe militaro-industriel russe spécialisées dans les explosifs et les munitions. Des données officielles russes mentionnent parmi ses activités la fabrication d’armes, de munitions et de substances explosives.

Selon la base « War & sanctions » du renseignement militaire ukrainien (HUR), l’usine produit notamment des ogives thermobariques destinées aux drones d’attaque Shahed, baptisés « Gueran » par la Russie. L’Union européenne, qui a placé l’entreprise sous sanctions, la décrit de son côté comme un fournisseur du complexe militaro-industriel russe produisant notamment des explosifs et des composants de munitions, sans mentionner spécifiquement les drones Shahed.

En juillet 2025, l’usine avait été prise pour cible. « L’entreprise produit des pièces pyrotechniques et des munitions, notamment des ogives thermobariques pour les drones de type Shahed », avait affirmé l’état-major ukrainien sur Telegram.

A Valdaï, Vladimir Poutine menace d’utiliser « tous les types d’armes », y compris nucléaires, en cas d’attaque de Kaliningrad par l’OTAN

Le président russe a averti jeudi que Moscou pourrait utiliser « tous les types d’armes », y compris nucléaires, en cas d’attaque de l’OTAN de l’enclave russe de Kaliningrad, tout en assurant que la Russie n’avait « pas l’intention d’attaquer qui que ce soit ».

M. Poutine a aussi dénoncé jeudi les « exercices militaires successifs en mer Baltique » et les « tentatives d’interception » de navires russes. « Tout cela constitue une escalade », a-t-il affirmé. « Nous n’avons pas l’intention d’attaquer qui que ce soit (…). Mais si nous sommes confrontés à une agression, nous riposterons », a-t-il ajouté.

Le président russe, Vladimir Poutine, à Moscou, le 1ᵉʳ octobre 2026. Le président russe, Vladimir Poutine, à Moscou, le 1ᵉʳ octobre 2026.

Ces déclarations surviennent au lendemain de la révélation par Reuters d’un document adressé par Moscou à l’OTAN, dans lequel la Russie se disait prête à employer tout son arsenal, y compris nucléaire, si l’Alliance atlantique tentait d’isoler Kaliningrad, territoire russe fortement militarisé situé entre la Pologne et la Lituanie.

L’OTAN, qui a mené plusieurs exercices militaires dans la région de la Baltique, a assuré qu’aucune de ses activités ne menaçait le territoire russe et dénoncé une « rhétorique nucléaire irresponsable » de Moscou.

Volodymyr Zelensky annonce une première utilisation au combat du missile balistique FP-7

L’Ukraine a annoncé, jeudi, avoir procédé à la première utilisation au combat du FP-7, présenté comme une arme balistique tactique de conception ukrainienne. « Balistique tactique ukrainienne. FP-7. Première utilisation au combat », écrit Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux, remercie les équipes pour ce « résultat » et affirme que la prochaine étape sera la production.

Le 20 septembre, M. Zelensky avait fait état de l’utilisation d’une arme baptisée Pelican lors de frappes contre la région de Moscou, certains médias ukrainiens l’ayant alors identifiée comme le FP-7 sans que cette correspondance soit officiellement établie.

Développé par l’entreprise ukrainienne Fire Point, le FP-7 avait été dévoilé en septembre 2025 et ses premiers tirs d’essai rendus publics en février. Selon son fabricant, il peut emporter une charge militaire de 150 kg et atteindre une cible jusqu’à 200 km, voire 300 km selon la configuration, à une vitesse maximale annoncée de 1 500 mètres par seconde. En août, Fire Point avait expliqué viser une première utilisation au combat à la fin de septembre.

Friedrich Merz appelle à l’unité face à la Russie et met en garde contre la montée de l’AfD

Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a appelé jeudi à l’unité dans le soutien à l’Ukraine face à la Russie, au sein de l’OTAN, en Europe et en Allemagne, où le parti d’extrême droite AfD progresse.

« La sécurité de l’Europe (…) se joue en Ukraine », a déclaré M. Merz lors de la remise du Prix de la paix de Westphalie à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). « Si nous échouons à arrêter Moscou, la machine de guerre russe se tournera tôt ou tard contre nous, contre l’Otan elle-même », a-t-il averti.

Selon lui, « l’unité et la force restent les conditions préalables à des négociations fructueuses avec Moscou », appelant à garder les Etats-Unis aux côtés des Européens dans leur soutien à Kiev.

Le chancelier a également appelé à l’unité en Allemagne : « Nous ne nous laisserons pas diviser », a-t-il lancé, dénonçant les « attaques hybrides », les bots « contrôlés par Moscou » et les « slogans de l’AfD et de ses soutiens russes ». L’AfD réclame notamment l’arrêt de l’aide à l’Ukraine et la levée des sanctions contre la Russie.

M. Merz a dit souhaiter, « le moment venu, entretenir des relations stables et prévisibles avec la Russie », tout en appelant à poursuivre le soutien militaire à Kiev. Une paix « dictée » par Moscou ferait, selon lui, de l’Europe « un continent en insécurité ».

Guerre en Ukraine et au Moyen-Orient : les Etats-Unis appellent l’Europe à augmenter l’offre de diesel

Les Etats-Unis ont appelé jeudi l’Europe à augmenter l’offre de diesel, dont les prix flambent sous l’effet des perturbations provoquées par la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient.

Selon les agences de presse Reuters et Bloomberg, l’administration Trump demande notamment à la France et à l’Allemagne de puiser dans leurs réserves stratégiques et menace de restreindre les exportations américaines de diesel en cas de refus. Washington souhaiterait que l’Union européenne mette sur le marché 120 millions de barils au cours des six prochains mois. « Vous entendrez bientôt des annonces de nos amis européens », a assuré mercredi le ministre de l’énergie américain, Chris Wright.

Paris affirme qu’aucune demande de ce type n’a été formulée lors de la récente rencontre de Donald Trump et d’Emmanuel Macron. Le président français prévoit toutefois de réunir le G7 pour discuter d’une éventuelle libération coordonnée des stocks stratégiques, en lien avec l’Agence internationale de l’énergie.