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La phase 3 terminée, mais la phase 2 attend toujours

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Photo de Louis-Philippe Samson

Par Louis-Philippe Samson

ENVIRONNEMENT. Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) a récemment terminé les travaux d’aménagement de la troisième phase de l’emprise vivante. Cependant, la deuxième phase attend toujours le financement et les autorisations nécessaires.

La première phase du projet d’emprise vivante, qui vise à renaturaliser les emprises des lignes de transport d’électricité d’Hydro-Québec, a été inaugurée en juin 2025. À Drummondville, l’emprise entre les boulevards Mercure et Allard est celle visée et son aménagement a été divisé en trois phases distinctes.

Le CRECQ a exécuté, en juin, les travaux de la troisième phase qui se trouve sur la portion tout juste à l’arrière du Havre d’Elizabeth. D’ailleurs, les usagers ont été mis à contribution afin de déterminer le genre de végétaux qui s’y retrouvent.

«La phase trois a été un projet conjoint avec la Ville de Drummondville et le Havre d’Elizabeth, souligne la directrice générale du CRECQ, Andréanne Blais. On a fait un aménagement comestible et accessible aux gens qui fréquentent le Havre d’Elizabeth. Ils peuvent aller y marcher, cueillir des petits fruits et autres végétaux qui se mangent.»

Andréanne Blais, directrice générale du CRECQ. (Photo : archives, Ghyslain Bergeron)

La réalisation a été faite en collaboration avec Paysage gourmand, une entreprise spécialisée dans la création d’aménagements paysagers comestibles.

Phase deux

La deuxième phase de l’emprise vivante est la plus difficile à boucler, signale Mme Blais. Elle implique la restauration d’un milieu humide se trouvant à proximité des pylônes électriques.

«On doit travailler avec Hydro-Québec pour s’harmoniser avec leurs règles pour la sécurité autour des pylônes. On procédera aussi au reméandrage [NDLR. Technique qui consiste à modifier le tracé d’un cours d’eau afin de lui faire retrouver ses fonctions hydrobiologiques] du cours d’eau. Il faut donc travailler avec certains voisins à proximité», explique la directrice.

Le CRECQ s’affaire donc à obtenir toutes les autorisations nécessaires pour déposer une demande d’aide financière au programme de restauration et de création de milieux humides et hydriques du ministère de l’Environnement du Québec.

«On ne fera pas seulement de la plantation. On va vraiment retravailler l’hydrogéomorphologie du terrain et le reméandrage pour que l’eau s’installe davantage sur le terrain. Le cours d’eau impliqué est une branche qui se joint au ruisseau Cacouna», précise Mme Blais.

Au cours des prochains mois, l’équipe de CRECQ affectée au projet suivra des formations auprès de l’organisme Canards illimités Canada portant sur la restauration des milieux humides. Un projet de restauration en cours, à Saint-Cyrille-de-Wendover, leur permet d’en apprendre plus sur le sujet et les étapes à franchir avec leur accompagnement.

En parallèle, le Conseil régional de l’environnement poursuit ses démarches auprès d’Hydro-Québec et des voisins afin de rendre conformes les plans de la phase deux. Cette dernière pourrait être complétée d’ici cinq ans, signale Andréanne Blais. À terme, cela permettra de relier les trois phases à l’aide d’un sentier sans interruption et accessible pour tous.

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