La crise, quelle crise? Un coup d’œil superficiel à la copie livrée par l’économie suisse au deuxième trimestre légitime l’interrogation. Pendant que ses voisins de la zone euro accouchaient péniblement d’une progression de 0,3%, la Suisse a vu son produit intérieur brut (PIB) croître de 1,5%, meilleure performance observée en cinq ans.
Que demander de plus? Après s’être réjoui de la résistance des entreprises du pays, il nous faut adopter cette attitude si suisse qui nous pousse à toujours chercher «la petite bête», privilégier le verre à moitié vide au godet rempli à 50%. Pas besoin de chercher longtemps: l’apport de la chimie et de la pharma, à l’origine des deux tiers de la croissance observée, crève les yeux. Il masque une réalité conjoncturelle plus morose dans ces usines que la Suisse se targue d’avoir su mieux protéger des affres de la désindustrialisation que le reste de l’Occident.


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