Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

La fin d’une époque au “127” : le siège historique de Défi est en vente

19 hour_ago 23

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Pour entrer dans la cour intérieure du siège de Défi en voiture, il faut emprunter une porte cochère d'une étroitesse peu commune. Certains ne s'y risquent pas. D'autres, se prenant pour des as du pilotage, l'ont amèrement regretté…

Il faut dire que le site a été pensé à la fin du XIXe siècle, bien avant l'avènement de l'automobile — et, de toute évidence, bien avant la naissance du FDF (ancêtre de Défi).

Un charme désuet

Situé au 127 de la chaussée de Charleroi, à Saint-Gilles, ce siège historique est à l'image du mouvement politique : imparfait, truffé de défauts, désuets aux yeux de certains, d'un cachet indéniable selon d'autres.

Dès le seuil franchi, le hall s'ouvre sur plusieurs pièces entourant un long corridor, surmonté d'un vieil escalier en chêne baigné par la lumière d'un vitrail néo-Renaissance.

Sophie Rohonyi : "Défi est une alternative à la violence de la droite et au yaka simpliste de la gauche"

Derrière l'escalier, se dissimule la grande salle principale, ceinte de colonnes aux chapiteaux travaillés, de murs couverts de lambris de style Empire et d'une cheminée en marbre rouge rosé.

La salle principale du siège de Défi, au 127 du boulevard de Charleroi, à Saint-Gilles, est entourée de colonnes aux chapiteaux travaillés, avec des murs couverts de lambris de style Empire.La salle principale du siège de Défi, au 127 du boulevard de Charleroi, à Saint-Gilles, est entourée de colonnes aux chapiteaux travaillés, avec des murs couverts de lambris de style Empire. ©D.R.

Le tout est vieillissant, mal isolé. Bref, dans son jus depuis des décennies. Et pourtant, on s'y attache…

Dans la salle principale du siège de Défi, au 127 du boulevard de Charleroi, à Saint-Gilles, trône une cheminée en marbre rouge-rosé.Dans la salle principale du siège de Défi, au 127 du boulevard de Charleroi, à Saint-Gilles, trône une cheminée en marbre rouge-rosé. ©D.R.

Cet hôtel particulier de style néo-Renaissance vénitien, conçu en 1899 par l'architecte Maxime Brunfaut, déploie des verrières et des salons qui en font un authentique morceau du patrimoine bruxellois. L'homme partage d'ailleurs son patronyme avec le concepteur du siège du PS. Mais la comparaison s'arrête là : le bâtiment du boulevard de l'Empereur est imposant, fonctionnel, froid, parfois impersonnel. Celui de Défi, en revanche, a un côté réconfortant bien qu'inconfortable. Il semble un brin anachronique au milieu d'un monde politique qui s'est professionnalisé sans lui, tandis que les troupes du parti amarante sont restées fidèles à une certaine forme d'artisanat politique.

Au sein du siège de Défi, un long corridor menant à un vieil escalier en chêne, baigné par la lumière d'un vitrail néo-Renaissance.Au sein du siège de Défi, un long corridor menant à un vieil escalier en chêne, baigné par la lumière d'un vitrail néo-Renaissance. ©D.R.

Les bureaux ont d'ailleurs peu changé depuis l'arrivée du parti en 1978.

Les murs ont vu défiler des présidents qui auront marqué la politique belge. D'Antoinette Spaak, première femme à diriger un parti belge, à Sophie Rohonyi aujourd'hui, en passant par Lucien Outers, Georges Clerfayt (le père de l'ex-ministre Bernard Clerfayt), Olivier Maingain et François De Smet.

Les salons du 127 ont aussi reçu la visite de nombreuses personnalités politiques, de Jacques Simonet à François-Xavier de Donnea, en passant par Philippe Moureaux, Louis Michel ou Georges-Louis Bouchez.

Après les élus, les experts : l'OPA du MR pour tenter d'asphyxier Défi

Ils ont été le témoin d'épisodes majeurs de la vie politique belge : les négociations de l'accord de la Saint-Polycarpe en 2001 (dans le cadre de la cinquième réforme de l'État), la création de la fédération PRL-FDF, puis, quelques années plus tard, la décision du parti de retrouver son indépendance avant de devenir Défi.

"C'est aussi entre ces murs que le FDF a préparé ses positions dans les débats qui ont conduit à la création de la Région bruxelloise. Le parti y défendait déjà une vision ambitieuse de Bruxelles, estimant que son territoire naturel dépassait les seules dix-neuf communes bruxelloises pour s'étendre à son hinterland", souligne Alexandre Dermine, chef de cabinet de la présidente de Défi, Sophie Rohonyi.

Un siège payé par ses "pères" fondateurs

À l'époque de l'arrivée au "127", des membres, militants et sympathisants s'étaient mobilisés pour contribuer financièrement à l'achat du bâtiment, en y investissant leurs deniers personnels.

"Ce sont les fondateurs qui ont chacun acheté des parts du siège. Cela ne s'est pas fait avec l'argent du parti, puisque le parti n'en avait pas", pointe Didier Gosuin, figure historique. "Cela a amené son lot de complications puisque l'ASBL a dû progressivement racheter les parts du bâtiment aux familles Persoons, Lagasse ou Moureaux — comme Serge Moureaux, le frère du socialiste Philippe Moureaux —, en obtenant l'accord des héritiers."

Il ne reste au parti que deux ou trois "reprises" à finaliser, sur les 34 parts des débuts. Car bientôt, il faudra quitter le 127…

Fabian Maingain s'en prend violemment à son ancien parti: "Ce que dit Sophie Rohonyi, c'est du foutage de g…"

Mis en vente pour 2,7 millions d'euros

Le bâtiment a été mis en vente. Le prix affiché s'élève à 2,7 millions d'euros sur les réseaux professionnels. Le parti, qui a déjà refusé des offres, attend une proposition à la hauteur de la valeur qu'il prête à ce bâtiment, ancré dans un quartier dynamique, recherché, un brin bobo, et où fleurissent les espaces de coliving.

La douche froide de 2024

"Ce n'est pas la première fois que la question de la vente du siège se pose. Nous avons déjà connu des reculs, des douches froides électorales. C'est notre force que de ne pas dépendre de l'argent d'un donateur ou de lobbys, mais c'est aussi sa faiblesse", note Didier Gosuin.

La dernière bérézina électorale a toutefois été celle de trop. Frappé de plein fouet par le scrutin de 2024, le parti a perdu plusieurs députés, de même que les dotations et les financements en personnel qui les accompagnaient.

Certains, dont la présidente Sophie Rohonyi, aspirent à rejoindre des locaux plus confortables, accessibles, fonctionnels et moins voraces en énergie.

Si la raison commande de partir et de tenter, à l'instar des Engagés, un redéploiement loin du siège historique, de nombreux élus auront un pincement au cœur en pliant bagage.

"Pour la nouvelle génération, il y a sans doute moins d'attachement au siège qui, pour moi, est lié à l'existence du parti. Le 127, ça sonne comme quelque chose d'important. Si on va — j'invente — au 360 boulevard Lambermont, cela n'aura jamais la même tonalité", souffle Didier Gosuin, nostalgique.

Plus qu'un bureau, une maison

"Pour des milliers de militants, d'élus, de collaborateurs et de visiteurs, il n'est pas nécessaire de donner l'adresse complète. Il suffit de dire 'le 127', glisse Alexander Dermine. Nombreux sont ceux qui continuent aujourd'hui à parler du 127 comme d'une maison plus que comme d'un siège. Beaucoup d'anciens collaborateurs et militants y reviennent encore avec émotion, preuve du lien affectif particulier qui les unit à cette maison".

Le terme "maison" n'est pas tout à fait usurpé.

Longtemps, ce bâtiment a été plus qu'un immeuble de bureaux. Jusqu'en 1996, le deuxième étage abritait le logement de la concierge et de sa famille. "Bien plus qu'une gardienne, celle-ci assurait également l'accueil du parti, tandis que son mari veillait à l'entretien des bâtiments. La maison vivait ainsi au rythme de la politique, mais aussi de la vie quotidienne", rappelle Alexandre Dermine.

Sophie Rohonyi, qui peine à redresser Défi, passera bientôt un examen décisif

Plus tard, alors que les besoins d'espace du parti s'accroissaient, le logement a été transformé en bureaux et la famille s'est installée dans la maison située au fond de la cour. Une dépendance qui, dès 2010, après le départ du concierge, deviendra le siège de Défi Jeunes.

La cour intérieure, qui sert de parking et de lien entre le local des jeunes et le siège, demeure le lieu le plus emblématique en interne.

Elle a accueilli la traditionnelle Kriek-Frites organisée par Défi Jeunes, ainsi que les soirées électorales du parti, parfois dressées sous de grands chapiteaux lorsque les militants affluaient pour suivre les résultats. Des soirs de victoires.

"Je me rappellerai longtemps de l'image de Didier Gosuin et de notre ancien président (Olivier Maingain) levant conjointement la main au ciel après notre belle victoire électorale de 2014", confie le chef de cabinet, avant d'ajouter : "Après la sortie du MR, nombreux pensaient que le FDF était fini…"

Mais il y a eu les soirs de défaites, aussi. Comme celle du 9 juin 2024, quand François De Smet a prononcé son dernier discours de président avant de démissionner le lendemain après que sa campagne eut été torpillée par Olivier Maingain.

Bientôt, les cartons remplaceront les souvenirs. Une page se tourne.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway