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L'annonce de la fermeture de l’usine de pâte à papier Northwood de l'entreprise Canfor affecte non seulement ses employés, mais aussi l’ensemble de la communauté de Prince George, dans le nord de la Colombie-Britannique.
Personne ne s'attendait à cela. Je ne sais pas ce qui se passe, explique Ryan Zanette, un mécanicien-monteur qui travaille dans cette usine depuis neuf ans et qui est aussi président par intérim de la section locale 603 du syndicat Unifor.
Tout le monde est bouleversé, dit-il.
Pour la suite des choses, nous devrions rencontrer la compagnie dans deux semaines.
Tout le monde sait que l’industrie forestière en difficulté, mais c’est un choc.
M. Zanette reconnaît néanmoins que l’industrie forestière fait face à de grandes difficultés et que d'autres usines de pâte à papier de la province ont fermé leurs portes dans la dernière année.
L’industrie forestière est notamment confrontée à la compétition internationale, les tarifs douaniers américains, et l’incertitude liée à la demande, indique Garth Frizzell, conseiller municipal de Prince George.
La fermeture de Northwoodest un coup dur pour notre communauté, dit-il. Des familles doivent désormais faire face à une douloureuse incertitude. Ce sont nos amis, nos voisins.

Garth Frizzell est conseiller municipal à Prince George.
Photo : Radio-Canada / Julie Landry
Les emplois dans l’industrie forestière sont très importants pour notre histoire et pour notre économie, explique le conseiller municipal.
Il estime que la fermeture est un indicateur du danger pour toute l’industrie, et qu’elle mérite ainsi plus d’attention de la part d'Ottawa. Pour M. Frizzell, cette industrie est très importante dans les négociations avec les États-Unis et les partenaires internationaux.

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À Prince George, la fermeture de l’usine Northwood est « un choc », autant pour les employés que pour la municipalité.
Photo : Radio-Canada
Le conseiller municipal assure que la Ville de Prince George apportera son soutien aux personnes touchées par la fermeture de l’usine. Nous attendons une réponse du gouvernement de la Colombie-Britannique et du gouvernement du Canada, mais l’urgence est grande , constate M. Frizzell.
Ravi Parmar, le ministre des Forêts en Colombie-Britannique, assure que le gouvernement provincial compte agir, espérons-le, avec le soutien du gouvernement fédéral, pour proposer des mesures et des programmes destinés à aider ces travailleurs à se réorienter vers d'autres emplois dans le secteur forestier ou, éventuellement, à envisager une reconversion professionnelle.

Selon le ministre des Forêts, Ravi Parmar, la fermeture de l'usine Northwood est « une nouvelle déchirante pour l'ensemble du secteur forestier de la Colombie-Britannique » (Photo d'archives).
Photo : Le ministère des Forêts de la Colombie-Britannique
Le ministre Parmar prévoit qu’il y aura un impact sur les scieries, et ce, sans l’ombre d’un doute .
Il dit avoir parlé à la plupart des opérateurs de scierie à Prince George. Lors de ces discussions, ils se sont penchés sur les mesures immédiates visant à relever les défis à court terme, pendant que nous travaillons sur les solutions à long terme, rapporte le ministre.
L’augmentation des coûts
La fermeture de Northwood est une réduction de plus de la moitié de [la] capacité résiduelle de production de pâte à papier dans la région, évalue Grégory Paradis, professeur adjoint en aménagement forestier à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC). C'est quand même catastrophique.
M. Paradis souligne que les entreprises du secteur ont de la difficulté à trouver la fibre dont elles ont besoin à un prix ou un coût d'approvisionnement qui leur permet de rester profitables. Northwood a d’ailleurs fermé ses portes pour cette raison, entre autres.
Ce n’est pas nécessairement un problème de manque de fibres [de bois] brutes dans le coin de Prince George. Des arbres là-bas, il y en a encore beaucoup, indique-t-il. C'est un problème [lié au fait] d'avoir une fibre économiquement accessible, estime le professeur à l'UBC.
D’ailleurs, le Conseil des industries forestières de la Colombie-Britannique constate que les coûts liés à la gestion des concessions ont augmenté de plus de 50 % depuis 2017. La PDG du conseil, Kim Haakstad, constate une augmentation des coûts ferroviaires, aussi. Ce ne sont pas des hausses de coûts que l’on peut supporter.
Nous avons eu un soutien important pour l’industrie de la part du gouvernement fédéral, estime Mme Haakstad. Elle salue notamment la création par Ottawa du Groupe de travail sur la transformation du secteur forestier canadien (nouvelle fenêtre).
Nous devons faire la même chose en Colombie-Britannique, afin de rendre le secteur forestier compétitif, de renforcer la résilience et idéalement y faire revenir des investissements.
Avec les informations de Wildinette Paul, Hanna Petersen et Amélia MachHour


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