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Une équipe doit prendre la mer, cette fin de semaine en Nouvelle-Écosse, pour se lancer à la recherche des grands requins blancs.
Une station de recherche appelée Tancook Islands Marine Field Station (T.I.M.F.S.) a été établie ces dernières années sur l’île Big Tancook. Elle compte à présent une douzaine de diplômés et étudiants, sous la direction du fondateur, le biologiste Nigel Hussey, de l’Université de Windsor.
La station utilise des marqueurs acoustiques et satellites afin de localiser et suivre les requins. Seize ont été marqués l’année dernière.
Le site web que vient de lancer T.I.M.F.S. permet au public de suivre, sur une carte (nouvelle fenêtre), les mouvements de Bella, Ernst, Cayo, Quint, Jason, et de tous les autres requins étiquetés depuis 2025.
Le grand requin blanc est catégorisé comme espèce aquatique en voie de disparition au Canada. Conséquemment, les scientifiques désireux d’étudier ces animaux doivent obtenir un permis spécial du ministère fédéral des Pêches et des Océans.
Une nouvelle demande doit être faite chaque année.
Le fondateur de la station de recherche croit que ce système est perfectible.

Nigel Hussey, professeur de biologie à l’Université de Windsor, devant les installations de Tancook Islands Marine Field Station, en Nouvelle-Écosse.
Photo : CBC / Jeorge Sadi
Ces permis, affirme Nigel Hussey, permettent des activités très différentes les unes des autres, de la recherche scientifique à la production de documentaire, ainsi que des activités commerciales, comme les voyages pour aller observer les requins à partir d’une cage plongée dans l’eau.
Cette approche unique ne fonctionne pas, avance Nigel Hussey.
Il mentionne aussi certaines stipulations qui limitent la recherche scientifique en haute mer, alors que les requins blancs se tiennent généralement plus près des côtes.
Les animaux n’y sont tout simplement pas, alors naviguer cette frontière est très compliqué en termes d’efficacité et de logistique, dit-il.

La station de recherche appelée Tancook Islands Marine Field Station, sur l’île Big Tancook, en Nouvelle-Écosse.
Photo : CBC / Jeorge Sadi
Dans l’état actuel des choses, il croit même que le système de permis est un obstacle au projet de surveillance à long terme qui serait nécessaire à une meilleure compréhension de la population de requins du Canada atlantique.
Dans une déclaration écrite, une porte-parole du ministère des Pêches et des Océans (MPO), Christine Lyons, affirme que les demandes de permis sont évaluées au cas par cas.
Le ministère, déclare-t-elle, a appliqué et communiqué des critères clairs et cohérents pour déterminer où et comment les activités de recherche autorisées sur le grand requin blanc peuvent être menées, en s'appuyant sur les meilleures informations disponibles et en adoptant une approche fondée sur la prudence.
Avec le nouveau système satellite déployé depuis l’été dernier, Nigel Hussey croit pouvoir obtenir un meilleur portrait des mouvements des grands requins blancs.
Il anticipe qu’à la fin de cet été, il aura assez de renseignements pour offrir une évaluation préliminaire des secteurs de prédilection des grands requins blancs dans les eaux du Canada atlantique.
Le biologiste veut continuer d’agrandir la station de recherche de l’île Big Tancook, et il espère qu’elle deviendra un fer de lance pour la prochaine génération de scientifiques.
Il rêve d’ouvrir un jour un centre d’éducation, que les gens pourront visiter pour en apprendre davantage sur ces animaux fascinants.
D'après le reportage de Moira Donovan (CBC)


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