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Avec un nouveau camion de pompiers et une nouvelle caserne, le service d’incendie de Beausoleil, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick, aura un deuxième pied à terre.
Samedi, les citoyens étaient invités à visiter la nouvelle caserne de pompiers de Grande-Digue, qui vient en renfort à celle de Cocagne, ancrée dans la communauté depuis près de 40 ans.
Elle était nécessaire, selon la municipalité. Ça remplit un besoin qu’on avait demandé ça fait longtemps passé, a expliqué le maire de Beausoleil, Roméo Bourque.
L’an dernier, le service d’incendie de Beausoleil a répondu à plus de 250 appels, selon son chef, Rick McCulloch. Il n’y a pas si longtemps, la moyenne annuelle était de 100 appels.
La demande a augmenté, surtout à cause des appels médicaux. Nous sommes premiers répondants ici, a expliqué le chef pompier.

Norman Gaudet est pompier depuis 38 ans.
Photo : Radio-Canada / Emilie David
Comme dans bien des régions moins populeuses, la majorité des pompiers sont volontaires. Être si près des membres de la communauté qu’ils servent est un énorme avantage, déclare l’un de ceux-ci, Norman Gaudet.
C’est le temps, résume-t-il. Plus vite que t’es là, plus que tu peux les aider.
La population de Grande-Digue et de Cocagne vieillit à tous les jours, dit le vétéran qui a vu les besoins évoluer en 38 ans comme pompier.
Plus d'appels d'urgence, de personnes âgées qui font des crises cardiaques. Si nous autres, on peut être là pour les sauver. Pour les jeunes qui font des overdoses, si on peut les sauver, c'est une plume à notre chapeau, confie M. Gaudet.

Roméo Bourque est maire de la Communauté rurale de Beausoleil.
Photo : Radio-Canada / Emilie David
Le maire Bourque affirme que ses concitoyens se sentiront plus en sécurité.
Le temps de réponse devrait être coupé de moitié pour certaines régions de la municipalité.
Ça me rassure, surtout en chaise roulante, déclare Jacques Soucy, un des citoyens qui s’est déplacé pour voir les nouvelles installations, samedi.

Jacques Soucy, résident de Grande-Digue, a déjà passé au feu.
Photo : Radio-Canada / Emilie David
Résident de Cocagne, il explique avoir vécu à plusieurs endroits. Sur la rue Michel, on a passé au feu. On a tout perdu, raconte-t-il.
Il est content d'apprendre qu'avec deux casernes, le temps de réponse sera meilleur. C'était loin. Mon fils, quand qu'il a passé au feu, [...] le temps qu'ils ont pris pour se rendre, ç'a pris au-dessus de 5 minutes, dans le temps, se souvient-il.
On a une nouvelle station. Il va y avoir plus de pompiers, plus de trucks d'incendie, ça va aider la population, observe Louise Leger Lewis.

Louise Léger Lewis lors de la visite de la nouvelle caserne, samedi.
Photo : Radio-Canada / Emilie David
La seule chose négative, je dirais, c'est que s'il faut qu'ils aillent quelque part à 3 heures du matin, c'est sûr et certain, ça va me réveiller. Mais on s'accoutumera, comme everything else, lance la citoyenne.
C'est une amélioration. Ça peut être une amélioration aussi sur les taxes municipales. Un service d'incendie, une caserne, c'est payant, prononce M. Soucy.
La nouvelle caserne de Grande-Digue ouvrira officiellement ses portes le 1er août. En comptant pompiers et pompiers volontaires, les effectifs entre les deux stations devraient s’élever à 40 personnes.
D’après le reportage d’Emilie David


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