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Les autorités municipales de Caraquet sont rassurées par les conclusions de l'étude environnementale de phase deux réalisée par la firme Roy Consultants sur le site de l'ancienne usine Carapro.
Dans cette étude, datée du 6 juillet, la firme Roy Consultants recommande notamment d'enlever les sols contaminés et près de six vieux réservoirs de produits pétroliers qui se trouvent sur le terrain.

Ce réservoir est tellement ancien qu'il a été construit à l'aide de rivets.
Photo : Radio-Canada / René Landry
La Ville, qui est maintenant propriétaire des lieux, peut donc continuer d'envisager de grands projets récréotouristiques.
C'est le scénario le plus positif qu'on pouvait espérer. Et là, ça élargit nos horizons.
Le maire de Caraquet, Bernard Thériault, estime que ce qui est demandé est minime, comme il l'espérait.
Il y a peut-être de légères contaminations de surface qu'un nettoyage de 30 centimètres [de profondeur] réglerait à n'importe quel moment, affirme-t-il. On nous demande d'être prudents quand on va enlever les réservoirs qui sont là, si on veut les enlever.

Six vieux réservoirs traînent toujours à l'arrière de l'ancienne usine désaffectée, à Caraquet.
Photo : Radio-Canada / René Landry
Il n'y aurait rien, en somme, dans cette étude qui pourrait empêcher la municipalité de faire avancer son projet récréotouristique. Il s'agit de faire le lien entre la Véloroute de la Péninsule acadienne, qui passe à l'arrière du terrain de l'ancienne usine de transformation de poisson, et le site du Carrefour de la mer.
Ce bout de sentier serait aménagé à même le tracé d'une ancienne voie ferrée qui menait à l'usine à une autre époque. Il longerait aussi un ruisseau qui serait restauré.
Dans une étude environnementale de phase 1, Roy Consultants avait dressé la liste des contaminants et des matières dangereuses qui pourraient se trouver à l'intérieur même de la vieille usine, construite en 1939.
Les responsables de la véloroute se réjouissent
Les responsables de la Véloroute de la Péninsule acadienne poussent également un soupir de soulagement devant la réaction de la municipalité aux conclusions de l'étude. Ils sont bien au fait des projets qui sont avancés, en lien avec la véloroute.

La Véloroute est une infrastructure qui est source de fierté dans la Péninsule acadienne.
Photo : Radio-Canada / René Landry
Ce sont des initiatives qui contribuent à rendre la communauté plus dynamique, attrayante et accueillante, mentionne Mélissa Doiron, agente de marketing de la Véloroute de la Péninsule acadienne. Ça favorise le tourisme et, surtout, le déplacement actif. Ça améliore la qualité de vie des citoyens.
Un ajout spectaculaire
Un projet d'hébergement pour cyclistes est aussi dans les plans pour le site de l'ancienne usine, selon le modèle des auberges de jeunesse.
Puis, le maire Thériault imagine déjà un autre ajout.
C'est d'aménager une passerelle qui passerait par-dessus le boulevard Saint-Pierre pour permettre aux visiteurs de se rendre au Carrefour de la mer, lance-t-il. C'est un passage qui serait spectaculaire par la vue qu'il offrirait.
L'état des lieux, sur le plan environnemental, ne serait donc pas un frein aux grands projets que caresse la Ville pour le site de l'ancienne usine Carapro.
Élargir le rêve
L'évolution du dossier et, bien sûr, nos rapports environnementaux permettent d'élargir mon rêve, avance Bernard Thériault.
Il fait référence à une possible restauration du bâtiment original.

Le maire de Caraquet, Bernard Thériault, montre la vieille usine, qui a été construite en 1939.
Photo : Radio-Canada / René Landry
Je ne parle pas de l'ensemble des bâtiments, mais de celui construit en 1939, en briques rouges, précise-t-il. Je parle du bâtiment qui a d'abord servi d'usine de transformation de morue et de la congélation. Il pourrait faire partie du projet, puisqu'on doit de le considérer comme un bâtiment patrimonial qui a eu une grande importance.
J'irais même jusqu'à dire que l'usine Gorton-Pew [son ancien nom] a été le bâtiment et l'événement le plus important au 20e siècle à Caraquet.
Il cite le passage d'une pêche traditionnelle à une industrie moderne en mentionnant la pêche au chalut et la construction navale devenue nécessaire.
Il rappelle aussi que c'est grâce à la construction de l'usine appelée alors la Gorton-Pew que l'électricité a été amenée dans la Péninsule acadienne.

Le maire Thériault, qui s'intéresse beaucoup à l'histoire, rappelle que l'électrification a dû être faite dans la région pour permettre l'ouverture de l'usine de transformation de poisson Gorton-Pew, en 1940.
Photo : Radio-Canada / René Landry
Ils sont partis de Bathurst pour construire la route 11, accompagnés d'une équipe qui montait des fils électriques, précise-t-il. Je parle de l'électricité comme service d'utilité publique.
Quant à l'utilisation qui pourrait être faite de l'ancienne usine, il n'en est pas encore certain.
La réflexion n'est pas assez avancée, dit-il. Tout est ouvert parce que rien n'est ouvert.


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