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« L’esprit critique » reprend ses activités en 2026 avec une émission consacrée au cinéma. On évoque en premier lieu le long métrage du cinéaste Jim Jarmusch Father Mother Sister Brother, situé entre le jeu des sept familles et le jeu des sept différences. Ensuite, on prend le temps, à partir de la sortie de la superproduction historique intitulée Palestine 36, signée de la réalisatrice Annemarie Jacir, de réfléchir à ce que le cinéma parvient – ou pas – à raconter de la Palestine depuis plus de deux ans que Gaza est anéantie et interdite d’accès.
« Father Mother Sister Brother »
Father Mother Sister Brother est le titre du nouveau long métrage du cinéaste Jim Jarmusch, doté d’un casting XXL, avec notamment Adam Driver, Tom Waits, Cate Blanchett, Charlotte Rampling ou encore Vicky Krieps.
En forme de triptyque, le film, récompensé par le Lion d’or à la Mostra de Venise en 2025, évoque successivement trois moments familiaux situés dans des pays différents : États-Unis, Irlande et France.
Ces situations, semble-t-il indépendantes les unes des autres, jouées par des acteurs et actrices différent·es, sont néanmoins reliées entre elles par leur narration faite d’un parcours en voiture d’enfants adultes les menant jusqu’au domicile parental ; la mise en scène de malaises relationnels à l’intérieur de familles où semble circuler beaucoup de distance mais aussi pas mal d’amour ; des scènes qui se font écho puisqu’on trinque dans chaque histoire avec des récipients ne contenant pas d’alcool ; ou encore des clins d’œil avec, à chaque fois, l’apparition d’une montre Rolex à l’authenticité plus ou moins contestable, ou encore l’emploi de « Bob’s your uncle », une vieille expression britannique dont la traduction française pourrait être « et voilà ».
Dans la première histoire, un frère et une sœur vont voir leur père, qui, au premier abord, vit en ermite désargenté dans sa maison en bordel au bord d’un lac. Dans la seconde, deux sœurs aux apparences opposées rendent leur visite annuelle et rituelle à leur mère écrivaine pour un thé très chorégraphié. Dans la dernière, deux jumeaux se retrouvent à Paris dans l’appartement vide de leurs parents après l’accident qui a emporté ces derniers.
Father Mother Sister Brother est sorti sur les écrans le 7 janvier.
« Palestine 36 »
Palestine 36 ne serait rien de moins que le « film le plus ambitieux jamais réalisé en Palestine parce que des décorateurs aux créateurs de costumes, en passant par les accessoiristes, [les membres de l’équipe sont] tous Palestiniens », selon les mots de sa réalisatrice, la cinéaste Annemarie Jacir, née en 1974 à Bethléem et autrice notamment, avant cela, du long métrage intitulé Le Sel de la mer.
Il s’agit en tout cas d’une grande coproduction internationale soutenue notamment par la BBC et la société française MK Production, qui mélange images de fiction et archives pour nous ramener en 1936, aux origines de la révolte arabe contre le mandat britannique.
À l’origine, l’équipe, qui avait choisi des dizaines de lieux en Cisjordanie, fait coudre et broder des costumes traditionnels et collecté beaucoup d’accessoires anciens, restaurant même un village entier près de la ville de Salfit, devait commencer à tourner le 14 octobre 2023…
La production a alors dû se délocaliser au nord de la Jordanie, même si la réalisatrice est parvenue, à l’automne 2024, à boucler le tournage en Palestine, notamment à Jérusalem et à Bethléem, parce que, pour la citer encore, elle ne voulait pas « faire un film d’exilée ».
Le film prend racine après la célèbre déclaration du secrétaire d’État britannique Lord Balfour prônant, en 1917, l’établissement d’un « foyer national pour le peuple juif » en Palestine, à la suite des « accords » post-Première Guerre mondiale qui dépècent l’ancien Empire ottoman. C’est l’époque où débute, en 1923, un mandat britannique sur les territoires aujourd’hui occupés par la Jordanie, la Cisjordanie, Israël et la bande de Gaza.
Une sortie qui est pour « L’esprit critique » l’occasion de réfléchir plus généralement aux films – très différents mais souvent ratés – qui ont pris pour sujets la Palestine en général et Gaza en particulier, depuis deux ans que l’enclave palestinienne subit une guerre génocidaire : From Ground Zero, La Voix de Hind Rajab, Put Your Soul on Your Hand and Walk, No Other Land, Chroniques d’Haïfa, Voyage à Gaza, Once Upon a Time in Gaza… Une réflexion appuyée notamment sur un récent dossier de la revue Les Cahiers du cinéma intitulé « Gaza. Et maintenant que fait le cinéma ? ».
Avec :
- Alice Leroy, qui écrit pour Les Cahiers du cinéma ;
- Raphël Nieuwjaer, qui écrit aussi pour Les Cahiers du cinéma ainsi que pour la revue Études ;
- Corentin Lê, critique de cinéma et chercheur en études visuelles, directeur éditorial d’Emitaï, toute nouvelle revue de cinéma décolonial.
« L’esprit critique » est un podcast enregistré par Corentin Dubois et réalisé par Karen Beun.


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