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Le dossier de l'eau potable à Angliers, au Témiscamingue, est en voie d'être complété. Depuis des décennies, des avis d’ébullition d’eau empêchent les résidents de consommer l’eau directement.
Dans les derniers mois, 80 appareils individuels ont été installés pour filtrer l'eau dans chaque maison et chaque entreprise. Une douzaine de systèmes sont toujours en cours d’installation, qui devrait être complétée d’ici la fin de l’année.
Une fois ces travaux terminés, la Municipalité de Laverlochère-Angliers pourra enfin crier mission accomplie, se réjouit le maire Normand Bergeron.

Le système de filtration installé à Angliers comprend plusieurs filtres pour permettre d'obtenir une eau potable.
Photo : Gracieuseté Karie Berneche
On a travaillé fort pour que ça se fasse, puis on a réussi à avoir des montants d’argent assez pour couvrir, mais pas tout, mais on sait que quand, on a une subvention, que ça ne paie pas tout à 100 %. Mais ça ne fait rien, on se trouve chanceux d’avoir eu le montant qu’on a eu, confie-t-il. Ce qui reste à payer, je pense que, pour installer l’eau partout dans une municipalité, je pense que c’est très raisonnable, puis tout le monde va être content.
Le maire n'est pas encore en mesure de dévoiler le coût total du projet, mais précise que la Municipalité doit assumer une part d'environ 5 %. Un emprunt sera nécessaire pour rembourser la facture. Le système de filtration et son installation sont gratuits pour les résidents.
La technologie

La centrale des Rapides-des-Quinze, à Angliers, régularise les débits de la rivière des Outaouais. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jessica Gélinas
Des projets-pilotes, comme celui de l’école centrale, ont aidé à peaufiner la technologie nécessaire pour Angliers, selon Normand Bergeron.
Il y a deux, trois sortes de filtres là-dedans, parce qu’il faut que ça filtre les grosses particules, les petites particules, après ça, il y a les lumières UV. Ça, c’est pour les microbes qui peut y avoir dans l’eau. Donc, les systèmes UV, ça détruit les bactéries. Tu arrives en bout de ligne, l’eau est nettoyée, filtrée, puis après ça, tout est sous contrôle, explique-t-il au mieux de sa connaissance.
Sur la douzaine de résidences en voie d’obtenir leur système de filtration, la moitié devront avoir un petit bâtiment sur leur terrain par manque d’espace dans la maison.

Le maire de Laverlochère-Angliers, Normand Bergeron, se réjouit des avancées du projet. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier
L’eau, puisée dans la rivière des Outaouais, est impropre à la consommation en raison de la composition du sol. Si le projet peut finalement aboutir après tant d’années de bataille et d’essais, c’est en raison de l’évolution de la technologie, estime Normand Bergeron.
C’était comme 20 millions il y a longtemps, parle-t-il en faisant référence à une usine de filtration. Le peu de maisons qu’on a, on ne peut pas se permettre de payer tout ça.
Le maire salue l’implication du conseil et aussi de la directrice générale, Claudette Lachance. Elle a travaillé fort, puis elle a été vraiment efficace dans ce dossier-là, souligne M. Bergeron.
Laverlochère-Angliers prévoit célébrer cette réussite par la suite, précise le maire.


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