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"Enfin !" Derrière la ligne d'arrivée de Wevelgem, le premier mot de Jasper Philipsen au moment où il embrassait sa compagne Mélanie et son chien Lulu résonnait d'un énorme soulagement. "C'est une course que je rêvais de gagner depuis longtemps déjà. Mais quand on sait à quel point il est difficile de lever les bras sur une classique printanière…"
Vainqueur d'un sprint dans lequel il devança le Danois Andresen (2e) et Christophe Laporte (3e), le coureur de chez Alpecin Premier-Tech a su tirer pleinement profit de la présence de son équipier van der Poel à l'avant de la course.
Avec Mathieu à l'attaque et vous qui misiez sur votre sprint, vous avez opté pour une tactique d'équipe déjà éprouvée…
Oui clairement. La présence de Mathieu à l'avant de la course nous a installés dans une situation très confortable. Avec lui dans l'équipe, les choses sont plus faciles pour moi. Il ne nous appartenait pas de travailler en tête d'un peloton qui faisait la chasse au duo van Aert-van der Poel.
Sur mes précédentes participations, je laissais trop d'énergie dans la zone des monts.
Comme lors de votre victoire à Nokere, vous avez adopté une attitude plus défensive en prenant le risque de tout miser sur votre sprint. Pourquoi ce changement dans votre manière de courir ?
J'ai toujours été convaincu que cette course pouvait me convenir et que je pouvais m'y imposer, mais je savais aussi que si je voulais faire mouche, il me fallait tenter de m'épargner autant que possible et ne pas livrer d'efforts inutiles. Lors de mes précédentes participations, je laissais trop de forces et d'énergie dans la zone des monts et il manquait alors un petit quelque chose dans la pleine finale. J'ai donc tenté cette année d'être plus calme et détendu, fidèle au plan que nous avions imaginé.
Avec les départs de Gianni Vermeersch ou Kielich, certains s'étaient interrogés sur la qualité de votre noyau pour les classiques. Vous venez pourtant de remporter l'Omloop, Nokere, l'E3 et Wevelgem. Comment expliquez-vous cette réussite ?
Modifier un noyau et certains automatismes, c'est toujours un pari risqué. Mais il faut faire 100 % confiance aux nouveaux venus pour qu'ils puissent s'intégrer au mieux. Cela peut parfois prendre un peu de temps pour apprendre à bien communiquer mais Sénéchal et Geens ont fait un super boulot !
Tour de Catalogne: Evenepoel 3e de la dernière étape gagnée par Gilmore, Vingegaard vainqueur finalEn début de saison, vous ne sembliez pas satisfait de votre niveau. Comment avez-vous renversé la tendance ?
Ce n'était pas facile parce que j'avais le sentiment d'avoir vraiment bien travaillé durant l'hiver. Mais malgré cela, les jambes ne répondaient pas comme je le voulais. Je me suis accroché et je n'ai pas perdu confiance pour surmonter cette période plus compliquée. Parfois, il suffit que deux ou trois choses s'emboîtent soudainement bien pour que la mécanique soit repartie.
Pourquoi choisissez-vous de ne pas vous aligner sur le Tour des Flandres ?
Parce que c'est une course extrêmement difficile pour un coureur de mon profil. Sincèrement, je pense que seulement deux à trois coureurs sont en mesure de l'emporter cette année…
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