Récemment, un média a classé les villes du monde en fonction de la présence d’arbres dans leur rues. En milieu urbain, les arbres peuvent notamment contribuer à réduire la chaleur, à mieux gérer les eaux pluviales mais également, à rendre l’espace beaucoup plus agréable pour les habitants. Toutefois, la mesure de cette verdure en ville est plus pertinente que le simple décompte des parcs.
Évaluer la perception humaine de la verdure grâce à Street View
Aujourd’hui plus que jamais, la présence d’arbres en milieu urbain est devenue essentielle pour relever les défis écologiques, climatiques et sanitaires actuels. En bloquant le rayonnement solaire direct à l’aide de leur feuillage, les arbres protègent les piétons et les infrastructures de la surchauffe. Ils permettent aussi, grâce à l’évapotranspiration, de lutter contre les îlots de chaleur urbains (ICU). Évoquons également leur capacité à filtrer les polluants, à absorber le CO2 ou encore, à maintenir une gestion efficace des eaux de pluie.
Le 7 septembre 2026, le média Visual Capitalist a publié une infographie classant les villes possédant le plus d’arbres. Ce classement s’appuie sur les données de la plateforme Treepedia, un projet développé par le MIT Senseable City Lab en collaboration avec le Forum économique mondial. L’objectif de ce projet est de comparer la canopée arborée visible depuis les rues de grandes villes à travers le monde. Comme l’indique le document (voir ci-dessous), plus d’une trentaine de villes ont été classées suivant leur Green View Index (GVI), ou indice de verdure visuelle.
Crédit : Visual Capitalist / Treepedia
Précisons que le projet Treepedia est plus pertinent et mais aussi plus complexe qu’un simple décompte de parcs. En effet, il est question de mesurer la perception humaine de la végétation depuis la rue, plutôt que la superficie de verdure visible du ciel. Autrement dit, les chercheurs ont seulement considéré la perspective piétonne – via les caméras de Street View – de cette verdure et non l’imagerie satellite, afin d’évaluer le GVI.
Les villes présentant les meilleurs « indices de verdure visuelle »
Avec un GVI exceptionnel de 36,1%, la ville de Tampa en Floride (Etats-Unis) occupe la première place, et de loin. Cette cité combine une législation pionnière, un climat propice et une structure favorable. En effet, Tampa bénéficie d’une législation stricte depuis 1972, à savoir un arrêté municipal avant-gardiste sur la protection des arbres. L’accent est mis sur la préservation des arbres – notamment centenaires – et impose des normes de reboisement drastiques lors de toute nouvelle construction urbain. Dominée par des chênes verts de Virginie et autres essences à feuilles larges dont les branches débordent sur les rues, la ville de Tampa a des allures de forêt. De plus, celle-ci jouit d’un climat subtropical humide.
La suite du classement donne à voir une large diversité géographique. Le top 5 se complète avec les villes de Breda (Pays-Bas), Singapour (Singapour), Oslo (Norvège) et Sydney (Australie), dont le GVI ne dépasse pourtant pas les 30%. L’Amérique du Nord est d’ailleurs très représentée avec des villes comme Vancouver (6e), Montréal (7e), Cambridge (8e), Sacramento (12e), Seattle (17e) ou encore Toronto, Miami, Boston, Los Angeles et New York. Ailleurs, d’autres villes très importantes figurent également dans la liste, notamment Johannesburg (11e), Genève (14e),Amsterdam (16e) et Londres (30e). Citons aussi la ville de Paris se classant 34e avec un GVI de 8,8%.


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