Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Hors des ondes avec Alexandre : le coût de la démocratie

2 week_ago 23

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Une campagne électorale ne sert pas qu’à débattre d’idées. Elle sert aussi à juger des qualités, des compétences et de la probité des personnes qui aspirent à nous représenter. Mais les journalistes auront-ils encore les moyens de faire pleinement ce travail, cette année ? La question se pose plus que jamais.

Traditionnellement, les grands médias envoient des journalistes à bord des autobus de campagne des chefs des principaux partis. Pendant presque 40 jours, sans pause, les journalistes ont ainsi un accès privilégié aux chefs, qu’ils peuvent observer et questionner en continu.

Mais cet exercice a un coût. Cette année, les partis politiques demandent aux médias de payer grosso modo entre 10 000 $ et 12 000 $ pour chaque journaliste qui veut passer toute la campagne à bord de leur autobus.

C’est sans compter les frais d’hôtel, les repas et les nombreuses heures de travail supplémentaires que les médias doivent aussi assumer pour leurs employés. Pour le dire simplement : couvrir les élections à bord des autobus est devenu extrêmement cher.

Un cycliste et un caméraman observent un autobus bleu du Parti québécois arborant la photo de Paul St-Pierre Plamondon.

Des citoyens observent l'autobus de campagne du chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, lors du lancement de sa campagne électorale à Montréal, le 27 août 2026.

Photo : La Presse canadienne / Christinne Muschi

C’est d’autant plus vrai qu’il y a désormais cinq partis qui ont de réelles chances de faire élire des députés au Québec, ce qui multiplie le nombre d’autobus à bord desquels il faudrait théoriquement monter pour assurer une couverture équitable. Bref, la facture ne fait qu’augmenter.

Et dans un contexte où les médias traversent une crise de financement qui ne disparaîtra pas de sitôt, certains n’ont donc d’autre choix que de rompre avec la tradition.

Vent de face

J’ai demandé aux grands médias de la province ce qu’ils entendaient effectuer comme couverture à bord des autobus. Parmi ceux qui m’ont répondu, seuls Radio-Canada et La Presse ont confirmé qu’ils enverraient un journaliste à bord des cinq autobus (CAQ, PLQ, PQ, QS, PCQ) pour toute la durée de la campagne. À ma connaissance, il s’agit d’une situation inédite.

Le Devoir enverra un journaliste à bord de l’autobus de la CAQ, du PQ et du PLQ pour les trois premiers jours de la campagne ainsi que les 11 derniers. La Presse canadienne couvrira les trois mêmes partis, également en deux vagues : du 27 août au 9 septembre, puis du 23 septembre au jour du scrutin.

Charles Milliard descend d'un autobus de campagne du Parti libéral du Québec sous des applaudissements.

Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard (à droite), descend de son autocar lors d'un arrêt de campagne à Sherbrooke, le 28 août 2026, en vue de l'élection générale québécoise.

Photo : La Presse canadienne / Christinne Muschi

Quant à Québecor, ses journalistes monteront à bord des autobus uniquement pour les cinq derniers jours de la campagne. Cogeco n’enverra pour sa part aucun journaliste à bord, comme le confirmait Mathieu Boivin dans sa chronique (nouvelle fenêtre), jeudi dernier.

Les journalistes qui couvriront l’ensemble de la campagne électorale à bord des autobus des principaux partis politiques seront donc passablement moins nombreux que lors des élections précédentes.

Est-ce grave, docteur ?

Vous lisez ceci et avez peut-être l’impression qu’il s’agit d’un enjeu banal. Ce ne l’est pas, et ce, pour plusieurs raisons. La campagne de 2022, que j’ai couverte à bord des autobus de la CAQ et du PLQ, me l’a bien enseigné.

En campagne électorale, il arrive que les esprits s’échauffent. Les journées sont extrêmement longues et exigeantes pour tout le monde. La promiscuité à l’intérieur des autobus est réelle et parfois inconfortable.

Les chefs jouent leur avenir – il ne faut jamais l’oublier – et leur campagne est doublée d’une stratégie qu’ils ont réfléchie longtemps d’avance. Le contrôle du message en est un élément essentiel.

Par exemple, lors de la campagne de 2022, la CAQ limitait chaque journaliste à une seule question et une seule sous-question. Malgré cette règle souvent dénoncée, les journalistes parvenaient à questionner François Legault sur de nombreux sujets, tout simplement parce qu’ils étaient nombreux et que leurs questions s’additionnaient au micro.

frechetterimouski

La première ministre sortante, Christine Fréchette à Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Maxence Matteau

Or, si un parti politique décide d’appliquer à nouveau cette façon de faire cette année, qu’arrivera-t-il lorsqu’il n’y aura que deux journalistes à bord de l’autobus ? Qui pourra talonner le chef sur son annonce du jour, sur la guerre commerciale, sur les propos d’un de ses candidats, sur une promesse reniée, sur des enjeux éthiques, etc. ?

Autre exemple : les équipes politiques peuvent décider de remettre les communiqués de presse aux médias seulement quelques minutes avant une annonce importante. Cela prive les journalistes du temps dont ils auraient besoin pour faire des recherches préalables afin de questionner le chef avec plus d’acuité.

Au bout de plusieurs jours à avoir l’impression de ne pas pouvoir effectuer leur travail efficacement, les journalistes peuvent en avoir assez. S’ils sont nombreux, ils se sentiront à l’aise de réclamer des changements. Mais cette année, deux journalistes pourront-ils peser assez lourd à eux seuls ? À voir.

Tensions

À l’inverse, les chefs peuvent aussi ressentir de la frustration par rapport aux journalistes. Au bout de quelques semaines, ceux dont la campagne ne lève pas sont parfois tentés de blâmer la couverture médiatique.

Cela retombe sur les épaules des journalistes qui les accompagnent et se traduit presque inévitablement par des tensions. Lorsqu’ils opèrent en groupe, les journalistes peuvent aisément faire fi de ces malaises et ne pas se laisser déconcentrer. Mais deux journalistes, entourés par toute l’équipe du chef, pourront-ils faire comme si de rien n’était lorsqu’un point de presse tournera au vinaigre ?

Le public ne le sait pas, mais en campagne électorale, les journalistes des différents médias s’entraident plus qu’à n’importe quel autre moment.

Ils discutent avant les points de presse pour éviter qu’un sujet essentiel soit oublié. Ils établissent des stratégies pour questionner les chefs de la manière la plus efficace possible. Ils mettent en commun leurs efforts lorsqu’ils n’ont que quelques minutes pour valider une information critique.

Ruba Ghazal et Sol Zanetti marchent.

Le sco-porte-parole solidaire Ruba Ghazal et Sol Zanetti s'apprêtent à lancer leur campagne électorale dans le Vieux-Port de Montréal, le 27 août 2026

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

En groupe, ils sont difficiles à berner, car la somme de leur attention et de leurs souvenirs rend presque impossibles la tenue de propos inexacts ou mensongers. Ils défendent leurs collègues qui sont ciblés par des critiques des équipes politiques.

Bref, ils réfléchissent et agissent ensemble. En étant peu nombreux, les journalistes perdent assurément quelque chose. Leur force de frappe pour exiger des réponses et une reddition de compte s'en trouve amoindrie. C’est mathématique.

C’est aussi leur capacité à avoir des yeux et des oreilles partout, en continu, qui sera furieusement réduite.

Une opportunité ?

Le portrait n’est peut-être pas tout sombre pour autant. Même si leurs journalistes seront moins nombreux à bord des autobus, les médias rivaliseront d’originalité pour continuer à offrir l’information nécessaire pour que les citoyens puissent faire un choix éclairé, le jour du scrutin.

Certains enverront leurs journalistes rejoindre par leurs propres moyens les autobus de campagne sur le terrain pour assister aux annonces des chefs, dans la mesure du possible. Cela sera facile dans les grands centres urbains, mais moins dans les régions éloignées.

Radio-Canada partagera ses captations vidéos avec d’autres médias pour que les journalistes qui ne peuvent pas faire le déplacement puissent aussi assister en direct à ce qui se dit lors des arrêts des chefs. Il n’est toutefois pas garanti que les chefs accepteront de répondre aux questions des journalistes qui seront branchés à distance.

Éric Duhaime devant un lutrin, entouré de candidats.

Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, entouré de son équipe, en début de campagne électorale.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Les médias offriront aussi des reportages de terrain originaux, des enquêtes et des analyses qui offriront des perspectives différentes de la campagne électorale.

S’il se fait davantage de ce type de reportages, ce sera une excellente nouvelle pour tout le monde, car cela permettra de se détacher un peu de l’aspect parfois théâtral d’une campagne électorale.

En ce sens, délaisser les autobus de campagne est peut-être un mal pour un bien. Cela forcera les médias à réinventer leur couverture et il pourrait y avoir quelques effets positifs.

Cela pourrait-il mener à une plus grande diversité de sujets couverts ? Il est vrai que les journalistes à bord des autobus ont parfois tendance à couvrir les mêmes angles, puisqu’ils assistent tous au même événement, en même temps.

Les nouvelles tournent aussi bien souvent autour des chefs et du concours de popularité qui les oppose, alors qu'une campagne électorale est plutôt constituée de 127 courses dans autant de circonscriptions.

Se pourrait-il donc qu'en délaissant un peu les autobus de campagne, la couverture médiatique en vienne à accorder moins d’importance aux attaques entre chefs, aux considérations stratégiques des partis ou aux gaffes qui relèvent parfois davantage du spectacle que de l’information ?

Je le souhaite sincèrement.

Bonne campagne !

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway