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Haute-Saône : une femme condamnée à 25 ans d'emprisonnement pour le meurtre de son ex-compagnon

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Une sexagénaire a été condamnée jeudi par la cour d’assises de Haute-Saône à 25 ans de réclusion criminelle.

Une sexagénaire a été condamnée jeudi par la cour d’assises de Haute-Saône à 25 ans de réclusion criminelle. BlackMac / ADOBE STOCK

Une femme de 61 ans a été condamnée jeudi à 25 ans de prison pour le meurtre de son ancien compagnon, tué de sept coups de couteau à Vesoul après une altercation sur fond de violences réciproques.

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Une femme de 61 ans a été condamnée jeudi par la cour d'assises de Haute-Saône à 25 ans de réclusion criminelle pour avoir tué de sept coups de couteau son ancien compagnon à Vesoul en 2024, a-t-on appris auprès de l'avocat des parties civiles.

Décrite comme violente et dépendante à l'alcool, Mireille Hennequin a été reconnue coupable d'avoir tué son ex-compagnon, Jean René Imouza Ichiza, à l'issue de trois jours de procès, a précisé à l'AFP l'avocat de la famille de la victime, Julien Vernet. L'avocate générale avait requis 30 ans de réclusion, assortis de 18 ans de sûreté.

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Le soir du 11 janvier 2024, une violente dispute avait éclaté entre Mireille Hennequin et Jean René Imouza Ichiza dans l'appartement de ce dernier à Vesoul. Ils avaient échangé de nombreux coups et l'accusée, qui en avait reçu une trentaine au visage, s'était rendue à la cuisine pour s'emparer d'un couteau, avant de revenir vers son ex-conjoint et de le poignarder à sept reprises. Touché au thorax, l'homme avait succombé à une hémorragie massive, selon l'autopsie.

Caméra installée dans l’appartement

Cette femme marginalisée, qui avait entretenu par le passé une relation amoureuse complexe et toxique avec la victime, avait été interpellée sur place par la police. Mireille Hennequin, qui présentait 18 mentions au casier judiciaire, avait déjà été condamnée avec la victime pour des violences réciproques. Elle a tenté pendant l'audience d'expliquer qu'elle avait réagi aux violences infligées par son ex-compagnon et son avocate, Emilie Breitner, a plaidé la légitime défense. La scène de crime avait été fixée par une caméra installée par Jean René Imouza Ichiza dans son appartement.

«Nous avons une vidéo concrète, où on voit très bien ce qui s'est passé», a souligné Me Vernet, qui défend l'ex-concubine, les enfants et petits-enfants de cet homme «qui avait le cœur sur la main». Après avoir poignardé Jean René Imouza Ichiza, l'accusée lui a craché dessus en proférant des insultes raciales. «Ce crachat est un geste abject, symbole du mépris total de l'autre», a plaidé Me Vernet.

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