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Ports, infrastructures énergétiques, aciéries, Internet… les bombardements mettent à mal des pans entiers de l’activité ukrainienne.

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Le centre commercial Kvadrat après avoir été détruit, le 24 mai, lors d’une frappe russe, à Kiev. Le 15 septembre 2026. Le centre commercial Kvadrat après avoir été détruit, le 24 mai, lors d’une frappe russe, à Kiev. Le 15 septembre 2026.

Un entrepôt ravagé, une locomotive explosée, des attaques contre des navires de la mer Noire et contre des usines… Les journées se répètent et se ressemblent ces dernières semaines en Ukraine, à mesure que les bombardements russes sur l’arrière du pays se multiplient. De tels raids répétés contre les infrastructures civiles sont une constante depuis le début de l’invasion russe, en février 2022. Mais les événements des derniers mois, bien plus intenses, dévoilent une nouvelle stratégie : détruire l’économie ukrainienne et paralyser le pays en profitant des difficultés que rencontre actuellement l’Ukraine à intercepter les drones et les missiles dont la Russie ne cesse d’augmenter la production.

Cette intensification fait suite au déclenchement d’une campagne massive lancée au début de l’été par l’Ukraine, à l’aide de drones à longue portée, dirigés contre des infrastructures pétrolières, des entrepôts et les installations portuaires de la mer Noire. L’objectif, selon Kiev, vise à réduire les recettes financières de Moscou et créer du mécontentement dans le pays pour forcer le Kremlin à arrêter les combats sur la ligne de front actuelle. La Russie, de son côté, n’a pour l’instant en rien renoncé à ses objectifs de guerre, et semble tabler sur un effondrement de l’arrière ukrainien, alors que ses forces armées peinent à progresser sur le front.

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