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Des syndicats du secteur de la santé en Estrie craignent que le nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) fragilise le réseau.
Les quatre syndicats qui représentent les 20 mille employés du CIUSSS de l'Estrie-CHUS demandent à Québec de faciliter l'accès à la résidence permanente. Selon eux, le PSTQ ne réussit pas à atteindre cet objectif. Ils militent plutôt pour le retour du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), aboli en novembre.
«Il y en a beaucoup qui se disent “pourquoi sont-ils venus me chercher? Pourquoi sont-ils venus me recruter pour que je vienne travailler ici, si c'était pour me trahir, puis me planter un couteau dans le dos”», explique la présidente du Syndicat des professionnelles en soins (FIQ) des Cantons-de-l'Est, Stéphanie Goulet.
600 employés du CIUSSS de l’Estrie-CHUS ont des permis de travail venant à échéance d'ici trois ans, dont 300 arrivent à échéance d'ici un an.
Le ministre de l'Immigration, Jean-François Roberge, demeure campé sur sa position. Il a tenu à faire le point vendredi : pas question d'appliquer une clause de droits acquis pour les immigrants arrivés sur le territoire québécois avant la fin du PEQ.
Le PSTQ prévoit que Québec envoie des invitations à présenter une demande de résidence permanente à la fin de chaque mois dans la catégorie de l'immigration économique. La priorité est notamment donnée aux personnes exerçant un emploi dans cinq secteurs prioritaires, dont celui de la santé.
Les nouveaux critères de sélection apportent leur lot d'incertitudes en Estrie selon Stéphanie Goulet. C'est difficile. [Les personnes affectées] doivent continuer de travailler à temps complet. Elles vivent avec l'angoisse de recevoir ou non une invitation.
Une manière de faire qui ne rassure pas tout le monde
Un peu plus de 2500 invitations ont été envoyées jeudi. Le ministre de l'Immigration a promis qu'un nombre similaire d'invitations serait envoyé chaque mois, offrant ainsi, selon lui, de la prévisibilité à tout le monde.
Emmanuelle Gilles, infirmière clinicienne à l'hôpital de Cowansville, a reçu une de ces invitations. C’est la première étape, une rude étape à compléter pour être sélectionné dans ce PSTQ. Par contre, le souci c'est que je pense que ça va être une longue période [d’attente].

Sabrina Kouider est infirmière clinicienne au CIUSSS Estrie-CHUS et porte-parole du regroupement « Le Québec c'est nous aussi ».
Photo : Radio-Canada
Pour sa part, Sabrina Kouider-Philippon n’a toujours pas reçu son invitation. L'infirmière clinicienne au CIUSSS de l'Estrie-CHUS est arrivée au Québec en juin 2024 grâce au PEQ. Dès le départ, c'était très clair : au bout de deux années de travail, on pouvait accéder à la résidence permanente. Or, ce n'est plus le cas, il n'y a plus aucune garantie.
On est toujours plongé dans l'incertitude.
Des syndicats craignent le pire
S’il est encore trop tôt pour chiffrer le nombre d’employés qui seront contraints de quitter le pays, les syndicats estiment que ces départs vont grandement fragiliser le réseau de la santé.
C'est évident qu'on va devoir fermer certains CHSLD. C'est aussi grave que ça., craint Stéphanie Goulet, qui soutient que des unités seront peut-être contraintes à fermer. C'est la même chose dans la région de Granby, Cowansville. Le constat est pareil partout.
L'impact va être terrible, puis c'est tout le monde qui va en payer le prix.
L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), qui représente notamment les préposées aux bénéficiaires, dresse le même constat.
On sait que certains endroits ont quand même beaucoup de personnes avec des permis de travail qui donnent des services, donc c'est sûr que, pour ces services-là, ça serait l'apocalypse, soutient le représentant national de l’APTS en Estrie, Danny Roulx.
Des manifestations sont prévues dans six villes du Québec, dont à Sherbrooke, le mois prochain. Les quatre syndicats du CIUSSS de l'Estrie-CHUS seront présents pour dénoncer la fin du Programme de l'expérience québécoise.
Avec les informations de Guylaine Charette.


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