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FIGAROVOX/TRIBUNE - Ce jeudi, Noelia Castillo Ramos, une Espagnole de 25 ans, a été euthanasiée, après vingt mois de bataille juridique contre son père, qui a tout fait pour éviter l’issue fatale. Laurent Frémont y voit le signe d’une société en crise qui ne sait plus prendre soin des plus fragiles.
Passer la publicitéLaurent Frémont est le cofondateur du collectif Démocratie, Éthique et Solidarités.
Noelia Castillo Ramos est morte ce jeudi, à vingt-cinq ans, dans un lit médicalisé, sous le regard bienveillant de l’État qui avait échoué à tout sauf à organiser sa mort. Jusqu’au bout, son père aura tout tenté. Il plaidait que sa fille n’avait pas choisi de mourir mais qu’elle avait cessé de croire qu’on pouvait l’aider à vivre. La CEDH était son dernier recours. Elle l’a débouté, laissant Noelia seule face à ceux qui avaient validé sa mort.
Il faudrait pouvoir ne pas écrire ce texte. Il faudrait que ce qui arrive aujourd’hui à Noelia appartienne au registre de l’impossible, que notre civilisation ait su trouver, bien avant d’en arriver là, autre chose à offrir à cette jeune femme que la validation administrative de sa mort. Il faudrait que les institutions qui se réclament de l’humanisme, de la solidarité, de la protection des plus fragiles, aient fait leur travail. Elles ne l’ont pas fait. Et cette faillite…


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