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Dans le cadre de l’enquête sur la disparition de Lilly et Jack Sullivan, en Nouvelle-Écosse, de nouvelles personnes proches des enfants ont été soumises à un test de détecteur de mensonges.
Dans au moins deux cas, les questions posées aux témoins se sont focalisées sur un élément précis d’enquête : une couverture rose trouvée accrochée à une branche d’arbre, à environ 1 km du domicile des enfants, quelques heures après qu’ils se soient volatilisés.
Quatre questions
Deux proches de Malehya Brooks-Murray, la mère de Jack et Lilly, ont confirmé avoir récemment passé un test de polygraphe.
Haiden Murray-Smith, le demi-frère de Malehya Brooks-Murray, et la belle-sœur de cette dernière, Haley Ferdinand, ont été interrogés les 19 et 20 février, respectivement.
On leur a posé quatre questions, ont-ils raconté. Trois d’entre elles, utilisant des verbes différents (plant, place, put) en anglais, étaient des variations de la même question : avez-vous placé la couverture dans l’arbre?

La couverture rose trouvée accrochée à un arbre, le jour où la disparition de Lilly et Jack Sullivan a été signalée.
Photo : courtoisie
L’autre question était : Avez-vous laissé la couverture dans l’arbre?
Haley Ferdinand et Haiden Murray-Smith ont répondu non à chaque question. On leur a dit qu’ils avaient réussi le test, ont-ils affirmé.
La mère interrogée de nouveau
Malehya Brooks-Murray avait passé un test de polygraphe le 12 mai 2025, quelques jours après la disparition de ses enfants. Des documents judiciaires indiquent que les enquêteurs avaient déterminé qu’elle disait la vérité.
Sans préciser quelles questions les examinateurs de police lui ont posées cette fois, la mère a affirmé qu’on avait une fois encore conclu qu’elle disait la vérité.
Les enquêteurs ont aussi dressé le constat que le beau-père de Lilly et Jack, Daniel Martell, avait dit la vérité lors d’un test de polygraphe auquel il a été soumis le 12 mai.

Daniel Martell est le beau-père de Lilly et Jack Sullivan. (Photo d'archives)
Photo : CBC / Jeorge Sadi
Cette fois-ci, Daniel Martell n’a pas répondu à une demande de CBC, qui voulait savoir s’il avait lui aussi passé un nouveau test de polygraphe dans le dernier mois.
Lors de la première ronde d’examens polygraphiques en 2025, quatre tests avaient été menés au total. Haley Ferdinand et Haiden Murray-Smith n’étaient pas parmi les personnes convoquées.
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a refusé d’accorder une entrevue. Dans un courriel, la police fédérale confirme cependant que des tests de polygraphe supplémentaires ont été réalisés dernièrement par sa section des crimes majeurs.
Le test du polygraphe, ou détecteur de mensonges, est parfois utilisé dans le cadre d’enquêtes policières, mais sa fiabilité et sa validité scientifique ne sont pas avérées.
En 1987, dans R. c. Béland, la Cour suprême du Canada a statué que les résultats de tests de détecteurs de mensonges étaient des éléments de preuve irrecevables au procès (nouvelle fenêtre).
La couverture rose est l’un des deux éléments de preuve matérielle dont la GRC a confirmé l’existence. Le deuxième est une empreinte de botte correspondant à la taille de chaussures de Lilly Sullivan, repérée sur un sentier près de la résidence familiale.
Le 2 mai 2025, jour où la disparition des enfants a été signalée, un groupe de personnes participant aux recherches — dont Haley Ferdinand et Haiden Murray-Smith — a aperçu la couverture accrochée à une branche d'arbre, à environ un mètre du sol, le long de la route Lansdowne Station.
La GRC a déployé des chiens, mais ils ne sont pas parvenus à identifier une piste à suivre.
Deux jours plus tard, un autre morceau de la même couverture rose a été saisi dans un sac à poubelle dans le stationnement de la maison familiale.
Le beau-père, Daniel Martell, utilisait la couverture pour bloquer un courant d’air sous une porte. Quelques jours avant la disparition, la mère, Malehya Brooks-Murray, l’a enlevée, car le temps était plus chaud, et a jeté le morceau de tissu aux poubelles.
Un morceau manquait déjà lorsqu’elle l’a jetée, parce que Daniel l’avait déchirée lorsqu’il l’a installée, lit-on dans des documents judiciaires décrivant le témoignage de Malehya Brooks-Murray.
La couverture rose est entreposée au laboratoire de science médico-légale de la GRC, a indiqué la force policière.
D’après le reportage d’Aly Thomson (CBC)


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