NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Nous avons traduit l’article ci-dessous car il représente pour nous assez bien ce que nous appelons les “guéguerres de clochers” de longue date entre marxistes et anarchistes. Nous sommes d’accord sur bien des critiques faites à Marx, notamment sur le fait que sa théorie du matérialisme dialectique ne peut pas être une théorie scientifique. Marx était un prétentieux narcissique certes, mais son analyse des rouages du système capitaliste, une fois en place, est seconde de personne, même s’il a puisé sur les recherches de Proudhon et autres avant lui, toute recherche s’appuie sur celles la précédant dans le domaine. Dans son Capital, Marx distingue entre deux phase du capitalisme, le capitalisme formel et le capitalisme réel. A son époque, le capitalisme était dans sa phase formelle, il n’est passé en phase réelle qu’après la mort de Marx et Engels, de fait historiquement après la première guerre mondiale. La “mort du capitalisme” telle que pensée par Marx ne peut se produire qu’en phase réelle, il n’a donc pas pu prédire la mort du capitalisme en phase formelle. Marx a dit pas mal de conneries, mais son analyse de la nécrologie du Capital est ce qu’il a fait de mieux sans conteste. Nous pensons par ailleurs que son opuscule du “Manifeste du Parti communiste” est une trahison de la révolution sociale et la recette de base de la soupe étatico-marxiste qui mena par la suite aux goulags soviétiques, chinois et autres joyeusetés du genre, sans jamais apporter de solutions au problème de la gouvernance humaine, qui n’en serait pas un si le pouvoir était resté dilué dans la société horizontale, là où il est particulièrement soluble… Sans doute l’humanité doit-elle passer par la misère et le marasme… à répétition, pour finalement entrevoir ce chemin vital vers la société des sociétés horizontale non-coercitive, seul salut possible pour notre gouvernance politique.
Quoi qu’il en soit, tout cela fait partie de l’histoire et chaque camp, ici marxiste et anarchiste, doit en arriver à notre sens à cette conclusion : il y a à prendre et à laisser chez chacun, même si nous pensons qu’il y a bien plus à prendre chez les anarchistes que dans la gauchiasse étatico-marxiste. Si Marx a dit des conneries, il n’a pas dit QUE des conneries et crédit doit lui être rendu pour sa pensée critique, même s’il s’est fourvoyé avec sa “science” dialectique et son déterminisme historique. A chaque fois que le monde est en crise dans l’ère moderne, il est à noter que le système ressort des placards le “bon vieux Marx” parce qu’il est, avec sa théorie, une garantie du maintien du statu quo oligarchique et le garant du fait que la pensée anarchiste ne refera pas surface. On nous fait même le coup en France, d’un Emmanuel Todd devenant sympathisant marxiste sur le tard, si ce n’est pas là racler les fonds de tiroirs… Tout cela pour ne jamais au grand jamais, sortir les théories et modèles anarchistes, qui si ils venaient à la conscience populaire, signeraient l’arrêt de mort quasi instantané du système étatico-marchand. Prenons ce qu’il y a à prendre des idées de Marx, rejetons le reste, couplons cela avec la pensée et la pratique anarchiste et allons de l’avant… et ensemble vers la (r)évolution sociale, qui seule sauvera le genre humain. Voir les lectures complémentaires proposées sous l’article. Le blog Résistance 71 est dédié depuis juin 2020à cette conscience critique politique qui mène à la société des sociétés non-coercitive et horizontale. Le but ultime n’est autre et certains aspects du travail et d ea pensée de Marx y mènent, tout comme la pensée et la pratique anarchistes. Il n’y a pas de différences insolubles entre anarchistes et marxistes, contrairement à ce que ls système étatico-marchand veut nous faire croire.
~ Résistance 71 ~
Karl Marx : pas infaillible
Thom Holterman
2024
Traduit de l’anglais par Résistance 71
Juin 2026
Beaucoup d’intellectuels de gauche nous poussent à regarder vers la philosophie de Karl Marx pour notre inspiration révolutionnaire et nos critiques du capital. Ceci est vrai pour un bon nombre qui tiennent une interprétation orthodoxe du marxisme et rejettent quelques aspects de sa théorie, comme par exemple le philosophe français contemporain Etienne Balibar.
La collection d’essais de Balibar en 2014, “La philosophie de Marx”, introduit les concepts et principes fondamentaux marxistes et affirme qu’ils sont plus importants que jamais. Mais, pourquoi devrions-nous considérer la théorie marxiste du processus historique être plus importante ou précise alors qu’elle a échoué à anticiper tant de ce qui s’est passé durant ce temps de vie ?
La critiques des anarchistes
Marx, de manière habituelle, a critiqué les anarchistes qu’il a peut-être correctement vu comme ses opposants politiques principaux, par exemple, dénigrant l’anarchiste individualiste Max Stirner (1806-1856) en le qualifiant de “Saint Max” et dépensant une énorme quantité d’énergie intellectuelle à pousser pour l’hégémonie de ses théories.
Bien que Marx traita l’anarchiste français Pierre Joseph Proudhon (1809-1865) avec énormément de mépris, Proudhon, dans son “Système des contradictions ´´économiques ou la philosophie de la misère” (1846). Fut le premier à développer la plupart des concepts d’analyse critique du système capitaliste, comme la tendance du taux de profit à échouer, la crise cyclique, le rôle de la technologie, la division du travail, la concurrence, le monopole et la concentration du capital. Pourtant, Marx caractérisa Proudhon comme “petit bourgeois” et intitula son livre “La misère de la philosophie”. Mais bien plus tard, il adopta tous ces concepts proudhoniens et les développa dans son “Capital”.
Au fil des ans, Marx exprima le même mépris pour Bakounine. En 1842, Bakounine avait publié un opuscule “La réaction en Allemagne”, qu’il termina avec la déclaration familière que “la passion de destruction est aussi une passion créatrice”. Dans ses “Thèses sur Feuerbach”, Marx exprime une perspective similaire, affirmant que la société existante ne doit pas seulement être détruite, mais qu’il est important de construire une alternative.
Aujourd’hui, nous référons à cette idée comme une préfiguration. Mais les anarchistes et les marxistes se différencient sur ce que veut dire préfiguration. Les anarchistes en termes de créer de nouvelles structures sociales ici et maintenant, alors que les marxistes pensent qu’il est nécessaire d’attendra après l’effondrement prévu et l’établissement du socialisme afin de changer les relations sociales. Ceci a pour résultat en les différences afin de savoir si on doit défier le statu quo avec de nouvelles voies pour faire les choses maintenant ou simplement faire les réformes possibles a minima en attendant la révolution.
Le marxien promet la délivrance
Marx affirmait que son concept de matérialisme dialectique, c’est à dire comment la société progressait vers le socialisme, était une théorie scientifique qui nous permettait de discerner toutes les contradictions au sein du capitalisme, qui amèneraient son effondrement. Il avait prédit que la nouvelle classe prolétarienne émergente, centrale à la production du capital et à son exploitation, deviendrait son ultime contradiction, qui amènerait la révolution résultant en une démocratie radicale et le communisme.
Mais Marx ne fut pas capable de prédire grand chose avec sa théorie supposée scientifique. Dans les soulèvements populaires de 1848 en Europe, sa prédiction que le prolétariat allait dominer les révolutions ne se réalisa pas. Ainsi donc, Marx a du repenser (et réécrire) ses thèses pour qu’elles concordent avec ce qui se passait vraiment. Son livre “Le Capital” fut le résultat.
Dans le volume I du Capital en 1867, Marx affirmait révéler les mécanismes sous-jacents du capitalisme. Basé sur son analyse, il fit la prévision que le capitalisme se mourrait dans les pays industrialisés, spécifiquement en Angleterre. Il raisonna sur le fait que là où le capitalisme avait atteint sa plus grande maturité, il était prêt à imploser et à laisser la place à la révolution prolétarienne, après laquelle le communisme prévaudrait.
Mais, en 1871, une révolution émergea dans un pays moins industrialisé, la France, pays où l’agriculture devançait toujours l’industrie. Au contraire des prédictions de Marx au sujet de révolutions dans les pays à prédominance agricole, le résultat fut la Commune de Paris, un projet qui avait des tendances et des influences anarchistes positives.
Ainsi, une nouvelle doctrine a dû être mise en place, celle de la dictature du prolétariat, afin d’expliquer ce qui était nécessaire pur créer des révolutions prolétariennes dans des pays moins industrialisés. Marx n’a pas vécu pour voir les effets de son innovation. Mais ce fut l’héritage des marxistes ultérieurs incluant Lénine, Staline, Mao et bien d’autres, des bouchers qui façonnèrent ses résultats et l’utilisèrent pour justifier la destruction de millions de vies humaines.
La philosophie de Marx a t’elle une valeur aujourd’hui ?
Beaucoup de ce que Marx avait prédit et devait être inévitable et nécessaire dans le cours du développement socio-économique basé sur sa méthode qu’il affirmait scientifique, ne s’est pas produit. Il n’y a pas de honte à faire de mauvaises prédictions, mais ses héritiers ne devraient pas affirmer qu’il a développé une “méthode scientifique” de compréhension du système capitaliste et qu’il a prédit le futur de manière infaillible.
Nous devons nous demander si la philosophie de Marx a une valeur quelconque aujourd’hui comme l’affirme des penseurs critiques marxistes comme Balibar ? Ou bien est-il temps de reconsidérer le jugement négatif que portait Marx sur les idées de Proudhon ? Peut-être que le titre du texte anti-proudhonien de Marx “La misère de la philosophie” s’appliquerait mieux à sa propre théorie ?
Considérez par exemple ce qui suit…
Dès mai 1846, Proudhon se souciait déjà des tentatives de Marx de développer la dialectique comme un outil de prédiction et il écrivit à Marx, lui disant avec insistance “Ne nous faisons pas les apôtres d’une nouvelle religion…”
[At the beginning of the Franco-Prussian war in July 1870, Marx apparently (at least temporarily) forgot that he had called on proletarians of all countries to unite in the 1848 Communist Manifesto. On July 20, he wrote to his collaborator, Frederick Engels, welcoming the victory of the German forces over the French state. After all, as a result, he explained, the center of attention for socialism would move from France to Germany and the German proletariat would become more influential compared to their French counterpart. This would also increase the influence of their theory compared to that of Proudhon. Marx was willing to abandon internationalism in order to gain more influence for his ideas.]
Au début de la guerre franco-prussienne en juillet 1870, Marx apparemment (du moins temporairement) oublia qu’il avait appelé les prolétaires de tous les pays à s’unir dans son “Manifeste du Parti communiste” de 1848 (NdT : ici (voir ci-dessus, nous avons laissé le texte en anglais en référence, l’auteur commet l’erreur fondamentale commise par tant de gauchistes marxistes ou non et que nous avons rectifié dans notre traduction, il nomme l’ouvrage de Marx dans le texte anglais “Communist Manifesto” c’est à dire “Manifeste communiste”, ceci est une connerie fondamentale… reprise depuis plus d’un siècle. Marx n’a pas écrit un manifeste qui se voudrait être le représentant du Communisme, Marx a écrit un manifeste pour le Parti communiste, c’est à dire pour l’organisation du prolétariat en un parti politique “d’avant-garde” dont la mission serait de se saisir de l’État et de ses institutions sans en remettre en cause les fondements mêmes…En 1848, Marx et Engels n’ont pas écrit le “Manifeste communiste”, ils ont écrit et nommé comme tel dans toutes leurs nombreuses préfaces, le “Manifeste du Parti communiste”, mot qui a souvent été escamoté pour des raisons idéologiques évidentes, ceci est une supercherie, une de plus à mettre à l’actif des marxistes…). Le 20 juillet il écrivit à son collaborateur Friedrich Engels, se félicitant de la victoire des troupes allemandes sur l’état français. Après tout, expliqua t’il, en résultat, le centre d’attention du socialisme se déplacera de France vers l’Allemagne et le prolétariat allemand deviendra plus important que sa contre-partie française. Ceci renforcerait également leur théorie vis à vis de celle de Proudhon. Marx était tout à fait prêt à abandonner l’internationalisme pour que ses idées gagnent plus d’influence.
Alors que la dialectique a mené les marxistes à attendre une révolution en Grande-Bretagne, un pays hautement développé industriellement, elle a échoué de prédire qu’une révolution éclaterait en 1917 en Russie, un pays essentiellement agraire. Et elle n’a certainement pas anticipé le fait que la prise de pouvoir bolchévique mènerait à la plus grosse répression politique et exploitation économique.
Des évènements en Allemagne offrent un autre exemple de l’échec de la dialectique à aider le peuple à anticiper quoi que ce soit. Marx avait de grands espoirs envers les socio-démocrates allemands (comme il l’a mentionné dans une lettre à Engels comme vu ci-dessus). Mais l’anarchiste hollandais Ferdinand Domela Nieuwenhuis (1848-1919) ne s’est pas fondé sur la dialectique et fut capable d’analyser la politique des socio-démocrates allemands et la situation en Allemagne de manière différente. En 1898, il écrivit “Le socialisme en danger”. Sa critique des socio-démocrates allemands anticipa leur rôle de 1919 aux années 1930 comme serviteurs et porteurs de valises du pouvoir établi ainsi que leur suppression de soulèvements révolutionnaires suite à la première guerre mondiale.
Le but n’est pas de blâmer Marx pour tout cela. Quiconque fut impliqué dans ces situations si spécifiques porte la responsabilité de ses actions. Mais Marx et les marxistes qui s’en suivirent ont affirmé que sa dialectique était une théorie scientifique qui permettait aux révolutionnaires de comprendre pourquoi et comment les processus historiques se développent. Mais la théorie marxiste ne fut pas capable d’anticiper comment les choses marchent dans les révolutions qui eurent lieu de son vivant.. Il a dû donc réviser sa théorie pour en faire un meilleur outil de prédiction et d’anticipation sur ce qui se passerait dans les tumultes sociaux ultérieurs. Mais même après de sérieuses révisions, la supposée théorie scientifique de Marx prédît de manière répétitive que les conditions étaient mûres pour la fin d capitalisme, alors que ce système continue d’exister. Donc, il est grand temps pour sa théorie dialectique soit reconnue comme inadéquate à la compréhension des processus socio-politiques du monde. Peu importe ce qu’affirment des intellectuels marxistes comme Balibar, la philosophie de Marx ne possède pas de valeur de longue durée.
= = =
Lectures complémentaires :
« Adieu Mr Marx », Darren Allen (2022)
Lire nos pages Michel Bakounine, Piere Kropotkine, P. J. Proudhon
“Les marxistes et leur anthropologie” (Pierre Clastres, 1974)
Notre page “Anthropologie politique”
Manifeste pour la société des sociétés (Résistance 71, 2017) :
This entry was posted on 3 juillet 2026 at 10:26 and is filed under actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags anarchisme contre marxisme, désobéissance civile, dissidence a l'oligarchie, dissidence au nouvel ordre mondial, guerre contre le terrorisme d'état, guerres imperialistes, marx anarchisme, marx contre bakounine, marx contre proudhon, Marx illusion révolutionnaire, marx pas infaillible, marxisme contre anarchisme, oligarchie financiere, résistance politique, société état et démocratie, terrorisme d'état, Thom Holterman "Marx pas infaillible". You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.


1 month_ago
144
































.jpg)






French (CA)