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L'association Les Alcidés va pouvoir ouvrir officiellement le centre de soins de la faune sauvage à Saint-Nazaire d'ici fin 2026. Le fruit d'une longue gestation.
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Par Coralie Durand Publié le 20 août 2026 à 18h00
Un projet aura rarement résonné autant avec l’actualité. Le centre de soins de faune sauvage doit ouvrir ses portes d’ici la fin de l’année à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Mais les vagues de canicule qui se succèdent et déciment l’environnement l’obligent à commencer son activité avant l’heure. Avec les moyens du bord.
Un processus « long et compliqué »
Voilà plus de dix ans que ce centre de soins de faune sauvage est en projet sur Saint-Nazaire. Après les fortes tempêtes de 2014 est née l’association les Alcidés, « avec trois grandes missions : protéger, soigner, éduquer », explique Agnès Dupont, vétérinaire présente dès le début de l’aventure.
Très vite, l’association croule sous les appels. Agnès Dupont tente de répondre à la demande au sein de la clinique Kervéto, où elle exerce, « mais nous nous sommes vite retrouvés saturés ». La création d’un centre de soins spécialisé s’est révélée « indispensable ».
Il nous fallait une salle d’hospitalisation, d’un espace de quarantaine, de structures de réhabilitation pour assurer la convalescence de ces animaux.
Avec un seul objectif : un retour à la vie sauvage.
Le projet s’accélère depuis début 2026
Depuis l’obtention du permis de construire en janvier, « tout s’est accéléré ». Si les intentions sont fortes, elles se sont confrontées à beaucoup de difficultés. « Le processus est long et compliqué », souffle la vétérinaire. Pour réunir un budget conséquent, bien sûr, mais pas seulement.
Nous avons surtout des obstacles administratifs, techniques, logistiques. Cela va de l’assainissement du terrain au cadre juridique et réglementaire que l’on doit respecter .
Il a fallu tout de même réunir suffisamment de fonds, avec une cagnotte. « L’an dernier, nous avons été lauréats du prix du projet participatif du Département. Nous avons gagné 50 000 €, ce qui nous a permis d’impulser le projet ». En y ajoutant des dons, l’association a réuni 100 000 €.
Des bénévoles indispensables
Pas suffisant pour le projet voulu, mais pas question de l’abandonner pour autant. Il a fallu s’adapter.
Nous avons choisi de cibler des espèces, en lien avec nos besoins et la situation de Saint-Nazaire. Nous sommes au carrefour de grandes zones humides, nous nous occuperons donc pour l’instant des espèces aquatiques et semi-aquatiques.
Mercredi 5 août, les bassins sont arrivés sur le terrain, à côté de la clinique Kervéto pour accueillir ces animaux. Sur place, les bénévoles bricolent pour une ouverture officielle espérée d’ici la fin de l’année. « Nous avons besoin de soutien, mais pas seulement financier. Cela passe aussi par des encouragements ». Une vingtaine de bénévoles ont « un rôle central » pour la mise en place du centre de soins. « Un travail de terrain indispensable. Sans eux, rien n’est possible. »
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