Emmanuel Macron a par ailleurs salué l’accord et a déclaré que la mission maritime internationale mise en place par la France et le Royaume-uni était « prête à accompagner » la réouverture du détroit d’Ormuz.

Live animé par Dorian Jullien et Christophe Sales (Service photo)

Le bâtiment touché par la frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, le 14 juin 2026. - IBRAHIM AMRO/AFP Le bâtiment touché par la frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, le 14 juin 2026. IBRAHIM AMRO/AFP

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Le médiateur pakistanais salue « un pas historique vers la paix »

« Aujourd’hui, le monde a assisté à un pas historique vers la paix. Après les ténèbres de la guerre, le soleil de la paix s’est levé », a déclaré le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, selon l’agence France-Presse, soulignant le rôle « extraordinaire » joué dans la négociation par le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, et remerciant également les autres pays ayant contribué à la médiation.

Bonjour,

Le Monde tiendra effectivement un direct consacré au G7 qui s’ouvre à Evian ce lundi. Il sera lancé à 11 h 30.

Les déclarations et prises de position relatives au Moyen-Orient seront également présentes dans ce direct et celles sur la guerre en Ukraine, dans le live afférent.

Le Liban n’a pas été informé de l’accord entre l’Iran et les Etats-Unis, selon une source officielle libanaise à l’AFP

« Nous n’avons pas été informés des termes de l’accord », ni du moment de l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu dans la guerre qui oppose le Hezbollah à Israël depuis le 2 mars, a communiqué une source officielle libanaise qui a requis l’anonymat, à l’Agence France-Presse (AFP).

Les violences dans le sud ont cependant baissé en intensité et l’Agence nationale d’information (ANI) a rapporté des bombardements israéliens à l’artillerie, mais pas de bombardements lundi matin. Le Hezbollah pro-iranien n’a pour sa part plus revendiqué d’attaques contre Israël depuis la nuit, rapporte l’AFP.

Le président du Parlement Nabih Berri, qui joue un rôle d’intermédiaire entre le Hezbollah et les Etats-Unis, a salué dans un communiqué consulté par l’ANI « l’Iran et les Etats-Unis » qu’il a remerciés d’avoir « insisté à inclure dans l’accord une clause essentielle et contraignante stipulant l’arrêt de l’agression israélienne contre tout le Liban ».

Pour rappel, l’accord prévoit « la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban », a déclaré le vice-ministre des affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi. Israël n’a pas commenté l’accord, mais le ministre suprémaciste du conseil de sécurité national israélien Itamar Ben Gvir, a affirmé que « l’accord de Trump ne nous engage pas (…) ». Israel Katz, ministre de la défense de l’Etat hébreu, a affirmé qu’Israël ne se retirera pas du Liban.

De possibles travaux préparatoires distincts à Doha, avant la signature à Genève prévue vendredi

« Des réunions préparatoires distinctes avec chacune des parties se tiendront cette semaine à Doha, avant la signature officielle en Suisse et le lancement des discussions techniques », a déclaré à Fox News et l’AFP un diplomate proche des discussions, sous couvert d’anonymat.

Selon lui, les médiateurs qataris ont quitté Téhéran après « 17 heures de négociations intensives », entamées dimanche et qui ont abouti à un accord.

Au Liban, des tirs d’artillerie israéliens et des tirs du Hezbollah, rapporte l’Agence nationale d’information libanaise

Kfar Tebnit et Nabatiyé El-Faouqa, localités situées dans le sud du Liban, ont été soumis à des tirs d’artillerie israéliens, rapporte l’Agence nationale de l’information (NNA) libanaise, qui note « un retour timide de déplacés observé vers la ville de Tyr et plusieurs villages du sud ».

L’armée israélienne a fait exploser un véhicule blindé sur la route entre Haris et Tebnine. Une autre attaque a visé une voiture à Kfar Tebnit, faisant plusieurs blessés, selon la NNA.

Le Hezbollah a annoncé avoir ciblé des rassemblements de soldats et de véhicules israéliens aux abords de Majdel Zoun, de la prison de Khiam, de Tayr Harfa, des environs du château de Beaufort, du site de Ras El-Bayada et d’une position d’artillerie israélienne nouvellement établie à Odaisseh, d’après la NNA.

Sur Le Monde aujourd’hui

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« Israël ne se retirera pas des zones de sécurité au Liban », annonce le ministre de la défense israélien, Israel Katz

Dans un communiqué, le ministre de la défense israélien, Israel Katz, écrit que « le président des Etats-Unis négocie actuellement un accord avec l’Iran en tenant compte des intérêts américains, y compris l’intérêt commun avec Israël – empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires –, et nous espérons qu’il restera fidèle à ce principe ainsi qu’à d’autres principes concernant les missiles et les mandataires du terrorisme ».

Parce qu’« Israël doit s’assurer que, à l’avenir également, nous aurons la capacité d’agir de manière indépendante pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire (…) Israël ne se retirera pas des zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza ».

Les principales réactions à l’accord

  • Nations unies

« Il s’agit d’une étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit », a souligné dans un communiqué le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, remerciant plusieurs pays pour leur rôle de médiateur, dont le Pakistan.

  • Union européenne

« J’attends avec impatience la fin de cette guerre coûteuse et de la pleine restauration de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz », a réagi le président du Conseil de l’Union européenne (UE), Antonio Costa, sur X, ajoutant que les Européens étaient prêts à contribuer à une « paix durable ».

  • France

Emmanuel Macron a appelé à la mise en place d’un « cessez-le-feu robuste et durable » au Liban, alors qu’une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth a fait trois morts dimanche. Il a également déclaré que la mission maritime internationale mise en place par la France et le Royaume-uni était « prête à accompagner » la réouverture du détroit d’Ormuz après l’accord conclu entre les Etats-Unis et l’Iran.

Dans une vidéo postée dimanche soir sur Instagram à son arrivée à Evian, où commence ce lundi un sommet du G7, il a déclaré que « l’objectif sera de voir les conséquences de cet accord, le soutien au Liban, la réouverture [du détroit] d’Ormuz dans la durée, et évidemment la conclusion d’un accord sur le nucléaire et le balistique en Iran ». « On regardera aussi les voies et moyens de diversifier les routes de l’énergie qui sortent de la région pour sortir de notre dépendance » et donc « les conséquences de la crise au Moyen-Orient sur nos économies », avait-il aussi expliqué.

  • Banque centrale européenne

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a estimé que l’accord était une « bonne nouvelle », si toutefois « elle est confortée par les développements des jours qui viennent », sur France Culture. Elle a noté toutefois qu’il faudrait que la nouvelle soit « confirmée », car « on a été échaudés un certain nombre de fois par l’imminence d’un accord, mais il semble (…) que cette fois-ci ce soit le bon ».

Elle a cependant observé « qu’on n’a pas encore fini l’histoire et [qu’]en particulier toute la question de l’enrichissement de l’uranium reste à débattre, à convenir et à conclure en forme d’accord, puisque c’était un des “buts” de cette guerre étrange ».

« Le fait que la signature soit annoncée le jour de l’anniversaire du président Trump, la veille du début du G7 [à Evian] qui commence ce [lundi] soir, avec une perspective de signature [de l’accord] en Suisse, tout près d’Evian, tout ça n’est pas totalement anodin, il y a des communicants de grand talent qui prévoient les choses. Mais peu importe, à la limite, dès lors que ce serait vraiment la paix, on peut s’en réjouir », a déclaré Mme Lagarde.

  • Royaume-Uni

« Je tiens à féliciter le président Trump ainsi que les médiateurs du Pakistan, du Qatar et d’ailleurs qui ont contribué à cette avancée décisive. Nous appelons depuis longtemps à une désescalade, et c’est précisément le progrès que nous espérions voir se concrétiser », a réagi le premier ministre britannique, Keir Starmer, dans un communiqué. « Il faut désormais se concentrer sur la mise en œuvre intégrale du protocole d’accord afin de garantir la réouverture du détroit et de veiller à ce qu’il reste pleinement et définitivement ouvert, ainsi que sur la finalisation des détails de l’accord sur le nucléaire », a-t-il ajouté.

  • Turquie

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a souligné, sur X, « la nécessité d’éviter toute rhétorique, toute provocation et toute action susceptible d’aggraver les tensions dans la période précédant la signature de l’accord, et de rester vigilant face à d’éventuels actes de sabotage ».

  • Qatar

Le ministère des affaires étrangères du Qatar a exprimé, dans un communiqué, son « soutien total à tous les efforts et toutes les initiatives visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales ».

En cas de réouverture du détroit d’Ormuz, les prix du carburant devront baisser « aussi rapidement » qu’ils avaient augmenté au début de la guerre, d’après le gouvernement

Bonjour,

« Si cet accord est mis en place, que le détroit d’Ormuz rouvre dans les plus brefs délais, alors on observera une baisse du cours du brent et donc du prix du baril », a expliqué la porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l’énergie, Maud Bregeon, sur RTL.

« Les prix à la pompe devront refléter les baisses des cours du brent », a-t-elle ajouté, en souhaitant que ces diminutions soient « aussi rapides que les hausses l’ont été » au début de la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, déclenchée fin février.

Se voulant « optimiste » sur la finalisation de l’accord de paix entre les Etats-Unis et l’Iran, qui doit être signé vendredi, Maud Bregeon a insisté sur la nécessité que les baisses à la pompe interviennent « aussi rapidement que les hausses qui ont été observées il y a quelques mois ».

Elle a précisé que le gouvernement maintenait « un dialogue constant avec l’ensemble des distributeurs » car, « derrière, c’est le pouvoir d’achat des Français [dont il est question], donc personne ne peut profiter de cette crise ».

Pour Donald Trump, Benyamin Nétanyahou « devrait nous être très reconnaissant » d’être parvenu à un accord

Décrivant le premier ministre israélien comme « un type très difficile » (a very difficult guy), le président américain estime, dans un entretien au New York Times, que, « pour être honnête, il [Benyamin Nétanyahou] devrait nous être très reconnaissant de faire cela. Car si l’Iran disposait de l’arme nucléaire, Israël ne tiendrait pas deux heures ».

Le président américain a également décrit le nouveau Guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, et les dirigeants iraniens, comme pragmatiques, relate le New York Times. « C’était un ton très différent de celui qu’il avait adopté le jour du déclenchement de la guerre, lorsqu’il avait exhorté le peuple iranien à se soulever et à prendre le contrôle de son gouvernement une fois les bombardements américains et israéliens terminés. Il a reconnu avoir tenu ces propos, mais a ajouté que le peuple iranien n’avait pas accès aux armes – et serait massacré s’il tentait de se révolter – », écrit l’influent quotidien américain.

Toutefois, Donald Trump a insisté sur le fait que si les dirigeants iraniens tuaient des manifestants, cela les empêcherait d’obtenir un allègement total des sanctions et l’accès à 25 milliards de dollars de fonds gelés, note le New York Times qui ajoute que cette exigence ne figurerait pas dans le texte actuel du protocole d’accord, « et on ne sait pas clairement quelle place elle occuperait dans les prochaines négociations. »

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Ce qu’il faut savoir du protocole d’accord trouvé entre les Etats-Unis et l’Iran

  • Les Etats-Unis et l’Iran sont parvenus à un accord, dans la nuit de dimanche à lundi, pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève. L’annonce a été faite par le médiateur pakistanais puis confirmée par Washington et Téhéran.
  • « J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain », s’est félicité Donald Trump, ajoutant que cette ouverture interviendra « dès la signature de l’accord vendredi afin de permettre le déminage ».
  • De son côté, l’Iran met en avant « la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban », comme l’a déclaré à la télévision d’Etat le vice-ministre des affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi. « Les négociations débuteront dans un délai de soixante jours en vue de parvenir à un accord définitif », a-t-il précisé.
  • Si le document sur lequel se sont entendus Washington et Téhéran n’a pas été rendu public, Kazem Gharibabadi a énuméré quatre sujets pour les discussions à venir : la levée des sanctions contre l’Iran, la question du nucléaire, la « reconstruction » et « le développement économique » du pays, ainsi que « la mise en place d’un mécanisme de suivi » des engagements pris.
  • Donald Trump a fait savoir qu’un volet des négociations porte sur l’acceptation par l’Iran d’un moratoire de vingt ans sur l’enrichissement d’uranium, et a laissé entendre qu’un accord pourrait être trouvé pour une durée de quinze ans, au New York Times.
  • Les cours du pétrole ont chuté de plus de 4 %. Ils avaient flambé depuis le déclenchement de la guerre le 28 février et le blocage du détroit stratégique d’Ormuz, par lequel transitait en temps normal un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures. La Bourse de Tokyo a bondi de plus de 4 % et celle de Séoul de plus de 5 %, lundi matin.

Bonjour Accord,

On ne peut rien conclure sur l’attitude de toutes les parties concernées par le protocole d’accord trouvé entre Téhéran et Washington, mais qui reste à signer vendredi.

Effectivement, Mohammad Bagher Zolghadr, secrétaire du Conseil de sécurité nationale iranien, hier dimanche, a annoncé que le bombardement israélien de Beyrouth sud qui a fait trois morts connaîtra une « réponse (…) imminente (…). Le Liban est notre vie et la violation des lignes rouges de la République islamique ne sera pas tolérée ».

Mais quelques heures plus tard, après l’annonce de l’accord, le vice-ministre des affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi, a bien parlé d’une « fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban ».

Reste qu’entre ce lundi matin et vendredi, date de la cérémonie de signature, la situation peut basculer, notamment à la frontière entre Israël et le Liban.

Pas de réaction israélienne

Pour l’heure, et alors qu’il est 8 h 30 en Israël, ni le président israélien, Isaac Herzog, ni le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, ni le chef de la diplomatie n’ont réagi publiquement à l’annonce d’un accord, à signer vendredi 19 juin, entre les Etats-Unis et l’Iran.

Yaïr Golan, le chef des démocrates dans l’Etat hébreu, ancien vice-ministre de l’économie et de l’industrie et député à la Knesset, évoque, sur X, « un matin difficile pour Israël (…). D’un seul coup de stylo, des victoires militaires majeures, obtenues avec le courage de nos pilotes et le sang de nos combattants, sont effacées », avant d’attaquer le chef du gouvernement israélien, qu’il qualifie de « faible, malade, isolé et sans influence » et « un accord qui injecte des milliards au régime des ayatollahs, laisse les infrastructures nucléaires intactes, maintient la menace balistique telle quelle et offre une bouée de sauvetage au régime meurtrier de Téhéran. »

Les cours du pétrole dégringolent, les Bourses s’envolent en Asie

Les conséquences de l’annonce d’un accord sur les marchés sont immédiates. Le cours du pétrole brut plonge lundi, tandis que les Bourses asiatiques s’envolent. Vers 7 heures lundi, le prix du baril de brent de la mer du Nord, pour livraison en août, référence du marché mondial, lâchait environ 6,3 %, à 83,46 dollars. Celui du WTI, référence américaine, perdait 4,26 % à 80,71 dollars.

Les marchés boursiers se sont envolés en Asie, les investisseurs se montrant soulagés par la perspective d’un reflux durable des prix énergétiques. Vers 5 heures à la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei grimpait de 5,41 %, à 69 593 points, et l’indice élargi Topix de 3,62 %, à 4 022 points.

A Séoul, l’indice star Kospi flambait de 5,65 %, à 8 582 points. La Bourse de Sydney progressait de 1,28 % et celle de Taipei de 2,63 %. L’indice hongkongais Hang Seng montait de 0,37 %.

L’annonce de l’accord « devrait rassurer les marchés (…) l’apaisement des craintes liées à la hausse des coûts (sur fond d’inflation énergétique) devrait favoriser les achats sur un large éventail d’actions », ont commenté les analystes de Tokai Tokyo Intelligence.

Que sait-on de l’accord à ce stade ? Le protocole, qui doit être signé le 19 juin, fixe les principes d’une fin des combats, avant une phase de négociations de soixante jours sur le programme nucléaire iranien, les stocks d’uranium enrichi et la levée des sanctions américaines.

Emmanuel Macron assure que la mission maritime internationale à l’initiative de Paris et de Londres est « prête à accompagner » la réouverture d’Ormuz

Emmanuel Macron a déclaré lundi que la mission maritime internationale mise en place par la France et le Royaume-uni était « prête à accompagner » la réouverture du détroit d’Ormuz après l’accord conclu entre les Etats-Unis et l’Iran. « Les moyens sont en place et prêts à être engagés », a-t-il relevé sur X, en notant l’importance d’une « réouverture urgente et inconditionnelle du détroit d’Ormuz », « sans restriction ni péage ».

« Je salue l’accord conclu entre les Etats-Unis et l’Iran, fruit d’un effort diplomatique auquel ont contribué plusieurs partenaires. J’appelle à sa mise en œuvre rapide et complète par tous les belligérants », a poursuivi le chef de l’Etat.

Le président de la République estime que l’accord ouvre la voie à une négociation globale « au service de la paix et de la sécurité » au Moyen-Orient. « La France est disposée à y prendre toute sa part, aux côtés de ses partenaires », poursuit-il.

Emmanuel Macron promet également que la France continuerait « à apporter son plein soutien aux efforts déterminés des autorités libanaises pour restaurer la souveraineté de l’Etat, qui est le seul à même d’assurer la stabilité et l’intégrité territoriale du Liban et de répondre aux besoins des populations », demandant un cessez-le-feu « robuste et durable ».

Le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Italie se disent prêts à lever certaines sanctions visant l’Iran

Les quatre pays ont salué dimanche l’accord conclu entre les Etats-Unis et l’Iran, qui prévoit la fin des hostilités, se disant prêts à lever certaines sanctions pesant sur l’Iran, dans un communiqué conjoint.

« L’Iran ne doit jamais acquérir l’arme nucléaire. Nous sommes prêts à travailler avec les Etats-Unis, l’Iran et l’AIEA [Agence internationale de l’énergie atomique] à cette fin », ont déclaré ensemble les dirigeants du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne et de l’Italie.

Ils ajoutent être « disposés à lever les sanctions pertinentes en réponse à des mesures claires et vérifiables de la part de l’Iran concernant son programme nucléaire ».

Le chef de l’ONU salue l’annonce d’un accord entre l’Iran et les Etats-Unis, « étape cruciale » vers la paix

Le chef de l’ONU Antonio Guterres a salué dimanche l’accord conclu entre les Etats-Unis et l’Iran, qui prévoit la fin des hostilités et la réouverture du détroit d’Ormuz.

« Il s’agit d’une étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit », a souligné le secrétaire général dans un communiqué, remerciant à cette occasion plusieurs pays pour leur rôle de médiateur, dont le Pakistan.

Les forces armées iraniennes disent avoir infligé une « humiliation » aux Etats-Unis et à Israël

Après l’annonce de la conclusion d’un protocole d’accord entre Téhéran et Washington, les forces armées iraniennes ont estimé avoir humilié les Etats-Unis et Israël durant la guerre contre que ces derniers ont menée contre la République islamique.

L’Iran a « imposé sa volonté divine et d’acier à des ennemis américains et sionistes humiliés. L’ennemi n’a d’autre choix que d’accepter la défaite et de se rendre », a déclaré l’état-major iranien dans un communiqué diffusé par la télévision d’Etat.

Le détroit d’Ormuz rouvrira après la signature de l’accord avec l’Iran, annonce finalement Donald Trump

Donald Trump a affirmé, dimanche, que le détroit d’Ormuz rouvrirait après la signature vendredi d’un accord de paix avec l’Iran, semblant contredire l’un de ses précédents messages qui suggérait la réouverture immédiate de cette voie maritime stratégique.

« Avec l’ouverture du détroit dès la signature de l’accord vendredi [19 juin], afin de permettre le déminage, le pétrole coulera à nouveau des deux côtés pour la région et le monde entier », a écrit sur sa plateforme Truth Social le président américain. « Ce grand accord apportera la paix et la sécurité à toute la région », a-t-il également déclaré.

L’Iran dit que des pourparlers en vue d’un accord final se tiendront d’ici à soixante jours

Le protocole d’accord conclu dans la nuit de dimanche à lundi entre l’Iran et les Etats-Unis ouvre la voie à des pourparlers d’ici à soixante jours en vue d’un accord final, selon le vice-ministre des affaires étrangères iranien.

« Les négociations débuteront dans un délai de soixante jours en vue de parvenir à un accord définitif », a déclaré à la télévision d’Etat Kazem Gharibabadi, ajoutant toutefois que « la méfiance demeurait » envers les Etats-Unis.

Le diplomate, spécialiste des questions juridiques, a énuméré quatre sujets : « La levée de toutes les sanctions visant la République islamique d’Iran, qu’il s’agisse de sanctions unilatérales primaires ou secondaires » ; la question du nucléaire ; « la reconstruction » et « le développement économique » de l’Iran ; ainsi que « la mise en place d’un mécanisme de suivi » pour assurer la bonne exécution des engagements pris.