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Par Stéphane Foucart et Myr Muratet
Publié aujourd’hui à 18h00Article réservé aux abonnés
Reportage« La planète des insectes » (6/6). Sur l’île-continent, le développement rapide des grandes plantations d’amandiers a fait changer d’échelle l’apiculture locale, utilisée pour polliniser les arbres. Mais, depuis quatre ans, l’arrivée d’un redoutable parasite de l’abeille domestique remet tout en question.
Les champs de blé, les parcelles de vigne ou les vergers : tout semble ici s’étendre à l’infini, comme les pistes rectilignes qui traversent le bush à perte de vue. « Ici, c’est plutôt une petite ferme », rectifie Jhonny Rojas, amusé par la sidération des visiteurs européens devant les dimensions de l’agriculture locale.
A Nangiloc, dans l’Etat de Victoria, la « petite ferme » d’amandiers exploitée par la firme Bright Light Agribusiness occupe 360 hectares d’un seul tenant, quadrillés par près de 110 000 arbres, alignés comme des soldats de plomb. Fin août, la pollinisation touche à sa fin ; le vent arrache aux fleurs leurs derniers pétales et dépose un tapis blanc sur la terre rouge et nue. Comme les autres apiculteurs qui opèrent sur l’exploitation, Jhonny Rojas reprendra dans quelques jours les 1 500 ruches qu’il a dispersées sur le site pour emmener ses abeilles butiner ailleurs.
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