Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

En décrochant pièce par pièce les plaques de leur monument aux morts avant de partir en 1962, les légionnaires ont littéralement emporté 130 ans d’Algérie dans leurs caisses

1 month_ago 67

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Imaginez devoir démonter, pierre par pierre, le tombeau de vos propres morts avant de fuir un pays où votre famille a vécu pendant plus d’un siècle. C’est exactement ce qu’ont vécu les légionnaires de Sidi-Bel-Abbès à l’automne 1962, lorsque l’indépendance de l’Algérie a signé la fin d’une présence de cent dix-neuf ans. Le risque était bien réel : laisser derrière eux un monument aux morts, seul témoin tangible de milliers de vies données pour la Légion étrangère, et voir s’effacer à jamais la mémoire d’une épopée entière. Alors, plutôt que d’abandonner ce cénotaphe à son sort, les hommes du 1er Régiment Étranger ont pris une décision radicale : le démonter intégralement, numéroter chaque bloc, et l’emporter vers la métropole. Cette histoire, aussi méconnue que fascinante, en dit long sur la manière dont un corps d’armée peut transformer un déchirement géopolitique en un acte de préservation mémorielle absolu.

À retenir

  • En 1962, face à l'indépendance de l'Algérie, les légionnaires du 1er Régiment Étranger ont démonté pierre par pierre leur monument aux morts de Sidi-Bel-Abbès, numérotant chaque bloc avant de l'expédier vers la métropole.
  • Reconstruit à Aubagne, le monument a été inauguré le 30 avril 1963 pour le centième anniversaire du combat de Camerone, et il est aujourd'hui inscrit aux monuments historiques depuis 2019.
  • Contrairement au monument, le carré des légionnaires du cimetière de Sidi-Bel-Abbès n'a jamais été rapatrié, laissant des centaines de tombes inaccessibles depuis plus de soixante ans.

Quand la légion a arraché son histoire aux murs de Sidi-Bel-Abbès

Tout commence en 1843, quand la Légion étrangère s’installe dans ce qui n’est alors qu’un modeste avant-poste militaire du nord-ouest algérien. Au fil des décennies, les légionnaires ne se contentent pas d’occuper les lieux : ils bâtissent littéralement la ville de leurs mains, érigeant casernes, quartiers, places d’armes et infrastructures qui feront de Sidi-Bel-Abbès une véritable capitale légionnaire. Pendant cent dix-neuf ans, ce territoire devient bien plus qu’une garnison : c’est un foyer, un lieu d’ancrage identitaire pour des générations entières de combattants venus des quatre coins du monde.

Puis viennent les accords d’Évian, et avec eux l’annonce d’un départ inéluctable. En 1962, ce sont dix mille légionnaires et leurs familles qui doivent quitter précipitamment cette ville qu’ils ont façonnée pierre après pierre. Le quartier Viénot, cœur névralgique de la Légion, doit être évacué. Mais parmi tout ce qu’il faut abandonner, un objet cristallise l’émotion collective : le monument aux morts, symbole ultime du sacrifice de générations de légionnaires tombés au combat.

Un monument né dans le sang et la conquête

Ce cénotaphe n’a rien d’un simple bloc de pierre commémoratif. Sa première pierre est posée le 9 octobre 1930, et l’édifice est inauguré le 30 avril 1931, date choisie avec soin puisqu’elle correspond à l’anniversaire du combat de Camerone, épisode fondateur de l’identité légionnaire. Son architecture s’inspire directement des kouba, ces mausolées arabes traditionnels, un choix esthétique qui témoigne de l’imprégnation profonde de la culture locale dans les rites militaires français de l’époque.

Paré d’onyx et surmonté d’un globe terrestre doré indiquant les campagnes menées par la Légion à travers le monde, le monument est encadré de quatre statues de légionnaires, chacune représentant une grande période historique du corps. Avec ses neuf mètres sur sept et ses six mètres de hauteur, l’ouvrage affiche un poids si considérable qu’il n’a même jamais été calculé avec précision. Un détail savoureux, presque ironique, mérite d’être souligné : le monument avait été conçu, dès l’origine, pour ne plus jamais bouger. L’Histoire en a décidé autrement.

Le rituel du démontage : une évacuation minutieuse et symbolique

Fin septembre 1962, les cérémonies d’adieu s’enchaînent avec une solennité militaire. Le 28 septembre à dix-sept heures, les cercueils du général Rollet, du commandant Aage de Danemark et du légionnaire Zimmermann sont déposés dans la crypte du quartier Viénot, veillés par une garde d’honneur toute la nuit. Le lendemain, lors de la dernière cérémonie officielle, ces dépouilles ainsi que des reliques inestimables, comme la main en bois du capitaine Danjou et l’urne du légionnaire Moll, prennent la direction d’Aubagne.

Le 24 octobre 1962, dans une atmosphère chargée d’émotion, sept cents légionnaires se rassemblent sur la place d’armes désormais vide, l’endroit précis où trônait autrefois le monument. Autour d’un feu, ils chantent et brûlent symboliquement un drapeau, dans un geste qui scelle définitivement la fin d’une époque. Deux jours plus tard, le 26 octobre, le démontage du monument débute réellement : chaque pierre est soigneusement numérotée et étiquetée, avec une rigueur digne d’un inventaire militaire, avant d’être chargée pour un voyage de plus de mille kilomètres vers la métropole.

Aubagne, terre d’exil pour des plaques centenaires

Le 26 octobre 1962, à seize heures, les derniers légionnaires accostent à Marseille sous la conduite du colonel Vaillant, commandant du 1er Régiment Étranger. Ils sont accueillis en musique par le général Houssay, dans une ambiance mêlant soulagement et nostalgie. Mais le travail est loin d’être terminé : la première mission confiée aux légionnaires fraîchement arrivés à Aubagne consiste précisément à reconstruire pierre par pierre le monument qu’ils viennent de désosser à des milliers de kilomètres de là.

Le résultat de ce chantier hors norme est inauguré le 30 avril 1963, jour qui correspond alors au centième anniversaire du combat de Camerone, marquant ainsi le premier Camerone célébré en métropole. Quelques années plus tard, en 1966, un musée de la Légion étrangère vient compléter ce nouveau site mémoriel. En ce début d’automne, alors que les cérémonies commémoratives rythment encore la vie de nombreuses garnisons françaises, ce monument continue d’incarner ce lien indéfectible entre passé colonial et présent institutionnel. Il est aujourd’hui inscrit aux monuments historiques par arrêté du 28 janvier 2019, reconnaissance officielle de sa valeur patrimoniale exceptionnelle.

Ce que ces pierres racontent encore de l’Algérie française

Ce qui frappe le plus dans cette histoire, c’est le contraste saisissant entre ce qui a été emporté et ce qui a dû rester. Car si le monument aux morts a traversé la Méditerranée, le carré des légionnaires du cimetière de Sidi-Bel-Abbès, lui, n’a jamais été rapatrié. Des centaines de tombes reposent encore là-bas, inaccessibles aux anciens légionnaires et à leurs descendants depuis plus de six décennies. Le quartier Viénot existe toujours, occupé aujourd’hui par l’armée algérienne, tandis que la salle d’honneur et les bâtiments historiques demeurent debout, figés dans le temps, mais coupés de toute mémoire vivante.

Cette dualité entre ce qui a été sauvé et ce qui a été abandonné résume à elle seule toute la complexité de cette page d’histoire franco-algérienne. Le monument déplacé à Aubagne n’est pas qu’un simple bloc d’onyx et de statues : il porte en lui le poids symbolique de cent trente ans de présence française en Algérie, avec tout ce que cela implique de gloire militaire, de sacrifices humains, et de déchirements identitaires encore sensibles aujourd’hui.

Au final, cette opération de démontage et de reconstruction dépasse largement le simple cadre logistique. Elle illustre la manière dont une institution militaire peut choisir de transporter sa mémoire plutôt que de la laisser s’effacer, quitte à devoir accepter que certains morts, eux, ne puissent jamais rentrer. Reste une question qui traverse encore les couloirs du musée d’Aubagne : que devient une mémoire collective lorsqu’elle est arrachée à son sol d’origine pour être replantée ailleurs, à mille kilomètres de distance ?

Brice L.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway