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La Ville d’Edmonton célèbre le 150ᵉ anniversaire du Traité n° 6, qui régit les relations entre la Couronne et les Premières Nations du centre de l’Alberta.
L’événement s’est tenu lundi matin à l’hôtel de ville lors d'une cérémonie officielle réunissant les chefs des Premières Nations du Traité n° 6, le maire d’Edmonton, Andrew Knack, et la lieutenante-gouverneure Salma Lakhani.
Des députés de l’opposition provinciale étaient également présents, mais aucun officiel du gouvernement albertain.
Une absence remarquée, notamment par Joey Pete, grand chef de la Confédération des Premières Nations du Traité n° 6.
Où est notre ministre des Affaires autochtones? Elle n'est même pas là! 150 ans : est-ce ça, la réconciliation? Pour moi, non.
Brooks Arcand-Paul, député de l’opposition provinciale (NPD) et membre de la Première Nation d’Alexander, abonde dans le même sens : Pour moi, en tant qu’autochtone, c’est un manque de respect.
Le rôle de la ministre est d’honorer les relations avec les personnes autochtones, dit-il. Même s’ils ne voulaient pas prendre la parole, ils auraient pu se contenter d'envoyer un représentant. Je n’en vois aucun ici aujourd'hui.
Dans un courriel adressé à Radio-Canada, le bureau de la ministre des Relations avec les peuples autochtones, Rajan Sawhney, indique que la ministre est actuellement absente, mais reste en contact avec les chefs autochtones et s'engage à maintenir des relations solides avec les Premières Nations du Traité n° 6.
Pour le maire d’Edmonton, Andrew Knack, c’est très surprenant que nous commémorions ce moment si important en l'absence de tout représentant du gouvernement provincial.
Il est essentiel de reconnaître que les traités existent depuis bien plus longtemps que l’Alberta en tant que province, ajoute-t-il. Ce lien doit aller en se renforçant et s'étendre.
De nombreux sujets à aborder
Le Traité n° 6 fait partie des 11 traités numérotés conclus par la Couronne avec les Premières Nations entre 1871 et 1921.
Il se distingue des autres en étant le premier à inclure la promesse d'une assistance en cas de famine ou d'épidémie, ainsi que celle de fournitures médicales.
Or, la clause relative aux soins médicaux n'est [toujours] pas respectée, dit le Chef Joey Pete. On constate de nombreuses lacunes en matière de financement, voire au niveau des prestataires de soins médicaux.
À ces frustrations s'ajoutent aujourd’hui les obstacles posés par les projets d’expansions pétroliers qui traversent les terres de chasse définies par les traités, ainsi que l’ombre que pose le projet séparatiste albertain sur des terres de traités qui traversent les frontières provinciales.
À chaque fois, ils suppriment petit à petit des dispositions du traité, se désole le Chef Joey Pete.
Ils ne parlent que des oléoducs; ils ne veulent pas aborder la réconciliation, le partage des recettes, ni aucune question d'équité avec les communautés autochtones du Traité n° 6.
Parlez-nous, asseyez-vous avec nous, respectez-nous, réclame-t-il.


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