Le Conseil d’État doit décider ce vendredi de la dissolution définitive de La Jeune Garde, groupuscule d’extrême-gauche fondé par Raphaël Arnault. Malgré la procédure, ses militants se sont déjà réorganisés à travers deux nouveaux groupes, anticipant la suite.
C’est une décision de justice très attendue. Le Conseil d’État doit statuer ce vendredi à 14 h sur la dissolution définitive de La Jeune Garde. Ce groupuscule d’extrême-gauche a été fondé par le député LFI, triple fiché S, Raphaël Arnault.
Plusieurs de ses membres avaient notamment participé au lynchage mortel de Quentin Deranque à Lyon en février dernier. La dissolution de La Jeune Garde, procédure engagée par Bruno Retailleau en juin dernier, pourrait donc être actée ce vendredi.
Mais cela pourrait ne rien changer. Les militants d’extrême-gauche se seraient déjà réorganisés et reformés à travers deux nouveaux groupuscules.
"Éteignons la flamme"
Il y a d’abord "Éteignons la flamme", un nouveau groupuscule discrètement créé en janvier dernier, avec le soutien de La France Insoumise. Parmi ses membres, d’anciens militants de La Jeune Garde se mettent en scène dans des vidéos sur les réseaux sociaux.
Encapuchonnés, visages dissimulés, ils sont filmés en train de coller des affiches représentant un pied prêt à écraser une flamme tricolore, en référence à l’ancien logo du Front national.
"No pasarán"
Puis, il y a un second groupuscule, "No pasarán" ("ls ne passeront pas"), référence antifranquiste. Ses membres, pour la plupart issus des rangs de La Jeune Garde et regroupés à Avignon, vont même ouvrir un bar la semaine prochaine.
L’établissement, qui s’appellera Chez Louise, est situé à deux pas de la permanence de Raphaël Arnault. Preuve que, même si La Jeune Garde venait à être définitivement dissoute ce vendredi, ses militants ont déjà anticipé la suite.


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