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Un employé de la Hudson Bay Railway, impliqué dans le déraillement mortel de 2018 au Manitoba,révèle lors de l’enquête publique que les intervenants n'étaient pas informés de la gravité de la situation et que l'entreprise ne disposait d'aucun plan d'urgence spécifique pour de tels incidents.
Kevin Anderson, 38 ans, est décédé le 15 septembre 2018 lorsque le train de marchandises qu’il conduisait a déraillé sur une portion de voie ferrée endommagée par les eaux dans une région du nord du Manitoba.
Sous le poids du convoi, la structure s'est effondrée, emprisonnant le conducteur Kevin Anderson et l'ingénieur Chris Rushton dans l'épave.

Kevin Anderson conduisait un train de marchandises de la Hudson Bay Railway lorsqu'il a déraillé dans une région isolée du nord du Manitoba, le 15 septembre 2018.
Photo : Gracieuseté de Kerri LaJambe
Allan Chapman, contremaître de la voie au moment des faits, a admis devant le coroner qu'il ignorait totalement que des vies étaient en jeu lorsqu'il a été dépêché sur les lieux, dans une zone reculée du nord du Manitoba.
M. Chapman a témoigné qu'en l'absence d'informations précises sur l'urgence, il a suivi des procédures de routine : sécurisation d'un outil spécialisé, plein de carburant et arrêt pour se nourrir.
Si j'avais su, j'aurais probablement essayé de mobiliser d'autres équipes le plus tôt possible, a-t-il déclaré. À son arrivée, il a finalement dû transporter lui-même les premiers répondants dont les véhicules tout-terrain étaient tombés en panne.
Privés de radios fonctionnelles, les deux hommes, le conducteur Kevin Anderson et l'ingénieur Chris Rushton, n'ont été repérés que par pur hasard, deux heures plus tard, par un hélicoptère civil qui survolait la zone. La Gendarmerie royale du Canada est arrivée vers 19 h, et l'accès au site a été interdit pendant de longues heures par crainte de fuites de carburant, retardant l'intervention des secours médicaux.
Plus troublant encore, le plan d'intervention d'urgence de la compagnie ne couvrait absolument pas les déraillements, selon M. Chapman et Gerald Krahn, qui était superviseur des transports à l'époque. Depuis la tragédie, une nouvelle procédure a été mise en place, obligeant les équipages à faire un rapport toutes les heures.
L'enquête se poursuit pour déterminer la façon de prévenir une telle paralysie des secours à l'avenir.
Avec les informations de Caitlyn Gowriluk


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