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« De l’émotion », l’autoroute entre Edmundston et Rivière-du-Loup complète cet automne

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Il sera bientôt possible de faire la route entre Edmundston et Rivière-du-Loup, au Québec, sur une autoroute à quatre voies.

Pendant un quart de siècle, les travailleurs de la construction du Québec ont œuvré pour transformer la route 185 en autoroute 85, l’un des principaux accès pour les Néo-Brunswickois au Québec, à l’Ontario et aux provinces de l’Ouest.

Simon Lavoie porte un casque de construction et une veste orange dans un chantier.

Le gérant du projet de l'autoroute 85, Simon Lavoie, travaille sur ce chantier depuis 2022.

Photo : Radio-Canada / Allyson Dubé

Simon Lavoie fait partie de l’énorme chantier depuis 2002, soit presque depuis le tout début.

L'entrepreneur est en train de construire les dernières chaussées d’autoroute qui seront mises en service à l’automne 2026, dit le gérant de projet de l'autoroute 85 pour le ministère québécois des Transports et de la Mobilité durable.

C’est un chapitre de sa vie professionnelle qui se conclut.

[C’est] de l’émotion, mais [aussi] un grand sentiment de satisfaction de ce beau travail d’équipe avec tous les partenaires.

Plus sécuritaire

Faut pas oublier qu’on construit l'autoroute 85 pour des raisons de sécurité, c’est une route qui arrivait beaucoup d’accidents, affirme Simon Lavoie.

Au commencement du projet, au début des années 2000, ce sont les secteurs où il survenait le plus d’accidents qui faisaient l’objet de travaux et d'améliorations.

L'autoroute vue de haut.

La construction du tronçon de l'autoroute 85 près du secteur Notre-Dame-du-Lac est terminée.

Photo : Radio-Canada / Yves Levesque

Aujourd’hui, Simon Lavoie reconnaît que le projet doit aussi améliorer la fluidité.

Oui, il y a beaucoup de transports qui viennent des Maritimes qui vont bénéficier de cette autoroute-là, dit-il, en soulignant également que les camions pourront bientôt traverser le Québec sans avoir à réduire leur charge parce qu’ils n’ont d’autre choix que de quitter l’autoroute pour une route moins importante.

Une autoroute, mais pas uniquement

Ce qui peut expliquer en partie le temps que prend ce projet, c’est l'ampleur des travaux qui s’étendent sur 94 kilomètres et les nombreux obstacles qui s’y trouvent.

Il a fallu acquérir 150 résidences et commerces, selon Simon Lavoie.

Quarante kilomètres de lignes électriques ont aussi dû être déplacées.

Simon Lavoie souligne aussi l’ajout de passage et clôture faunique, notamment tout près de la frontière québéco-néo-brunswickoise.

Un chantier de construction pour une autoroute. En arrière-plan, on voit des éoliennes sur des collines.

Les travaux ne sont pas terminés sur l'autoroute 85 qui relie le Québec au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Allyson Dubé

Le gérant évoque aussi la construction de bretelles d’accès et du nécessaire pour s’y rendre étant donné que c’est une route qui est non-accès, donc il y a pas d’intersections, il y a pas d’accès aux terrains adjacents.

Le projet de la 85 se limite pas aux deux chaussées d’autoroute , conclut-il.

Un achèvement qui fait le plaisir des usagers

Ça aurait dû être fait il y a bien longtemps, mais avec les délais qu’ils ont eus au moins c’est fait, on est bien content, exprime Steven Morneau, rencontré dans une station-service d’Edmundston.

Ça prenait ça, c’est bien plus facile quand on va au Québec à Rivière-du-Loup, peu importe où est-ce qu’on va, ajoute-t-il. C’est bien plus sécuritaire aussi.

Steven Morneau en train de mettre de l'essence dans sa voiture.

Les travaux pour transformer la 185 en autoroute 85 l'ont rendu plus sécuritaire, selon Steven Morneau.

Photo : Radio-Canada

Jocelyne Dubé, qui utilisait régulièrement cette route, la trouve plus agréable à conduire.

C’était une route dangereuse, décrit-elle.

Jocelyne Dubé.

Jocelyne Dubé utilise régulièrement l'autoroute 85.

Photo : Radio-Canada

Ça va être moins dangereux avec les voitures et les grosses vans aussi, ajoute Mohammed Hazri. Ça va donner plus de place à tout le monde pour partager la route.

Il est content de savoir que les travaux vont bientôt se conclurent.

Ça fait des années que ça dure et ça magane les voitures. Quand on prend la Transcanadienne, c’est censé être très rapide et confortable.

Ça fait du bien si ça achève, croit-il.

Si ça arrive à terminer!, ajoute-t-il en riant.

Mohammed Hazri.

Mohammed Hazri a hâte que les travaux soient terminés pour transformer la route qui lie le Nouveau-Brunswick au Québec en vraie autoroute.

Photo : Radio-Canada

Des milliers de travailleurs ont oeuvré sur ce projet depuis 25 ans.

Ils étaient, lors des périodes le plus intenses de construction, 450 sur le terrain, ce qui ne compte pas les ingénieurs et autres personnes dont le travail se fait à distance.

Sur le chantier, ils sont cette année 125 pour compléter le dernier tronçon près de Saint-Honoré-de-Témiscouata et Saint-Louis-du-Ha! Ha!.

D'après les informations d'Allyson Dubé

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