Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Ces os de cousins de l’éléphant dormaient sous la vase d’un lac chilien depuis des millénaires : le jour où les chercheurs les ont retournés, ils ont vu ce qu’aucun prédateur n’aurait pu laisser

6 hour_ago 42

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Un gomphothère est un lointain cousin de l’éléphant, un mammifère massif orné de longues défenses, qui parcourait les paysages sud-américains bien avant que quiconque n’imagine y croiser un être humain. Et pourtant, sur les rives d’un lac aujourd’hui disparu, au centre du Chili, des chercheurs viennent de mettre au jour des ossements de ces géants portant des entailles bien trop régulières pour être l’œuvre d’un prédateur. Une découverte qui vient bousculer un peu plus notre connaissance de l’arrivée des premiers hommes sur ce continent, à une époque où le paysage chilien n’avait rien à voir avec celui que l’on connaît aujourd’hui.

À retenir

  • Des ossements de gomphothères datés de 12 000 à 13 000 ans ont été découverts sur les rives asséchées du lac Tagua Tagua, au centre du Chili, aux côtés d’outils en pierre.
  • Les os portent des entailles de boucherie qui prouvent que des populations humaines ont abattu et consommé ces animaux, écartant l’hypothèse d’un prédateur.
  • Ce site rejoint les plus anciennes traces d’occupation humaine en Amérique du Sud, après Monte Verde (14 500 ans), Huaca Prieta et Arroyo Seco (environ 14 000 ans).

Sur les rives d’un lac disparu, des ossements qui n’auraient jamais dû survivre 13 000 ans

Sur les rives d'un lac disparu, des ossements qui n'auraient jamais dû survivre 13 000 ans Diversité des mammifères disparus qui vivaient autour de l’ancien lac Tagua Tagua, dans l’actuel Chili.
Crédit : © Mauricio Álvarez

Il y a environ 13 000 ans, le centre du Chili n’était pas la région semi-aride que l’on imagine parfois, mais abritait un vaste plan d’eau connu sous le nom de lac Tagua Tagua. Ses berges accueillaient une faune aujourd’hui totalement éteinte, et c’est précisément dans ce bassin ancien que des équipes archéologiques ont mené des fouilles pendant deux ans. Le résultat dépasse les espérances initiales : des ossements de gomphotheres, ces mammifères éléphantiformes disparus, ont été exhumés aux côtés d’outils en pierre, le tout daté avec précision entre 12 000 et 13 000 ans.

Ce qui rend la trouvaille précieuse, c’est le fait de retrouver à la fois des os et des outils dans un même contexte stratigraphique, offrant une lecture directe d’un moment de vie, ou plutôt de mort, vieux de treize millénaires. L’annonce officielle de cette découverte a été faite le 24 septembre par l’Institut catalan de paléoécologie humaine et d’évolution sociale, plus connu sous son acronyme IPHES-CERCA, qui pilote les recherches sur le site.

Des entailles que seul un outil humain peut laisser

La véritable révélation ne réside pas seulement dans la présence de ces ossements, mais dans ce qu’ils portent inscrit à leur surface. Les chercheurs ont identifié des marques de découpe sur les os des gomphotheres, des traces qui ne peuvent être confondues avec les morsures d’un carnivore ou l’usure naturelle du temps. Ces entailles correspondent aux gestes que l’on associe à une opération de boucherie.

Autrement dit, des populations autochtones ont non seulement abattu ces animaux imposants, mais les ont également consommés. C’est cette signature laissée par l’outil en pierre, et non par la dent ou la griffe, qui transforme un simple gisement d’ossements en une preuve directe d’occupation humaine. Cette confirmation vient étayer un peu plus la thèse d’une présence humaine précoce dans cette partie australe de l’Amérique du Sud, une région dont on peine encore à reconstituer le calendrier exact de peuplement.

Gomphotheres, chevaux et cerfs disparus : le menu oublié des premiers chiliens

Les gomphotheres ne sont pas les seuls animaux à avoir laissé des traces de leur rencontre avec l’homme sur les rives du lac Tagua Tagua. Le site avait déjà livré par le passé des restes de chevaux et de cerfs américains aujourd’hui disparus, certains d’entre eux montrant eux aussi des marques de découpe, voire des indices de cuisson. Ce constat dessine peu à peu le portrait d’un véritable garde-manger préhistorique, où plusieurs espèces de la mégafaune locale ont été exploitées par les mêmes groupes humains.

Ce qui frappe surtout, c’est la densité et la diversité de ces vestiges. Ossements, restes végétaux et outils en pierre s’accumulent sur un même espace, formant ce que l’IPHES-CERCA décrit comme un enregistrement sans parallèle connu actuellement en Amérique du Sud. Le projet de recherche à l’origine de ces travaux porte d’ailleurs un nom évocateur, First Human Steps in South America, Walking Among Gonfoteriums, et il est codirigé par Carlos Tornero. Ce nom résume bien l’ambition du programme : suivre, pas à pas, les premiers déplacements humains sur ce continent au milieu d’une faune de géants aujourd’hui disparue.

Tagua Tagua rejoint le cercle très fermé des plus vieux sites humains d’Amérique du Sud

Pour bien saisir la portée de cette découverte, il faut la replacer dans le contexte plus large des sites archéologiques les plus anciens du continent. Le record actuel appartient toujours à Monte Verde, également situé au Chili, dont l’occupation humaine est estimée à environ 14 500 ans. Viennent ensuite Huaca Prieta, au Pérou, et Arroyo Seco, en Argentine, deux sites datés d’environ 14 000 ans.

Avec ses ossements et outils datés entre 12 000 et 13 000 ans, Tagua Tagua ne détrône donc pas Monte Verde du sommet du classement, mais il vient consolider un ensemble de preuves déjà solide concernant la présence humaine précoce dans cette partie du monde. Chaque site supplémentaire de cette période agit comme une pièce de puzzle qui, une fois assemblée aux autres, permet de mieux comprendre la chronologie et les itinéraires suivis par les premières populations à avoir foulé le sol sud-américain.

Ce que ces os racontent sur l’arrivée de l’homme et la disparition des géants

Les travaux de terrain menés sur le site de Tagua Tagua sont désormais terminés, mais l’enquête scientifique, elle, ne fait que commencer. L’équipe de recherche va à présent se consacrer à l’analyse approfondie des sédiments et des restes prélevés, dans l’espoir de préciser les dates d’occupation humaine et de mieux cerner les méthodes de chasse et de boucherie employées par ces populations anciennes.

L’objectif final de ce programme est ambitieux : comprendre précisément quand les premiers humains sont arrivés dans le bassin du lac Tagua Tagua, et comment ils ont exploité cette mégafaune spectaculaire avant qu’elle ne s’éteigne définitivement. Ces gomphotheres à longues défenses, ces chevaux et ces cerfs disparus racontent, à travers les entailles laissées sur leurs os, une page méconnue de l’histoire du peuplement de l’Amérique du Sud, celle d’une rencontre entre l’homme et des géants qui allaient bientôt disparaître de la surface du continent.

Ce qui rend cette histoire particulièrement fascinante, c’est la façon dont un simple lac aujourd’hui asséché continue de livrer, des millénaires plus tard, les indices d’un chapitre fondateur de notre passé commun. Reste à savoir combien d’autres sites de ce type sommeillent encore sous les paysages actuels, attendant patiemment d’être révélés.

Brice L.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway