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Ce qu’il faut savoir sur la mission lunaire Artemis II, sur le point de décoller

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Après des mois de retard et de déconvenues techniques, la mission Artemis II pourrait être lancée le mercredi 1er avril. Petit tour d’horizon de cette mission attendue de la NASA.

Préparer le terrain

L’agence spatiale américaine a fixé la date de décollage d’Artemis II au 1er avril, avec une fenêtre de lancement de six jours s’étendant jusqu’au 6 avril. Selon les dernières prévisions, il y a 80 % de chances que les conditions météorologiques soient favorables à un décollage mercredi, a indiqué la NASA dimanche.

Un tel lancement ne peut se faire que quelques jours par mois, appelés fenêtre de tir, qui dépendent de la position de la Lune par rapport à la trajectoire qu’empruntera la fusée.

La mission a connu dans les derniers mois plusieurs faux départs, tantôt compromise par des facteurs météorologiques, tantôt ralentie par des problèmes techniques, comme des fuites de carburant ou des écoulements d’hélium.

À bord de la capsule Orion, les quatre astronautes de l’équipage entreprendront un voyage autour de la Lune pour tester les technologies qui permettront à des êtres humains de fouler à nouveau le sol lunaire dans un avenir proche. Cette mission historique, si elle se déroule comme prévu, devrait durer une dizaine de jours.

Le retour d’humains sur la Lune, l’objectif à long terme de ce programme de la NASA, est quant à lui prévu pour 2028. Le dernier remonte à il y a plus de 50 ans, en 1972, lors de la mission Apollo 17.

Un objectif incertain

L’échéancier de 2028 fait néanmoins sourciller les experts, puisque les astronautes auront besoin d’un alunisseur — un engin spatial permettant de se poser sur la Lune —, qui est toujours en développement.

Il faut dire que le programme Artemis se trouve depuis plusieurs années aux prises avec de multiples retards et une flambée des coûts.

Fin février, la NASA annonçait notamment qu’elle accélérait la cadence des lancements pour faciliter la résolution de problèmes techniques. Elle confirmait que les astronautes de la future mission Artemis III ne se poseraient pas sur la Lune, mais qu’ils auraient plutôt pour objectif de tenter une manœuvre de rendez-vous en orbite avec alunisseur. L’étape cruciale, et risquée, de l’alunissage sera tentée en 2028, lors des missions Artemis IV et Artemis V.

À long terme, le programme Artemis aspire à établir une présence humaine durable sur la Lune, en vue de préparer de futures missions vers Mars.

Deux Canadiens impliqués

L’équipage d’Artemis II comprend l’astronaute canadien Jeremy Hansen ainsi que les Américains Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch.

Après avoir commencé leur quarantaine à Houston le mois dernier, ces derniers sont arrivés vendredi au centre spatial Kennedy, en Floride. Ils y poursuivent leur période d’isolement et parachèvent les derniers préparatifs du voyage, dans l’attente du feu vert pour décoller.

« La fusée est prête. Nous sommes prêts. La NASA est prête. Ce vaisseau est bel et bien prêt à décoller », a déclaré le commandant de la mission, Reid Wiseman, à l’arrivée de l’équipage, vendredi. « Mais nous sommes aussi des êtres humains qui essaient de charger des millions de litres de propergol dans une machine géante pour l’envoyer sur la Lune. Une petite partie de mon esprit garde toujours à l’esprit que le 1er avril n’est pas garanti, que le 6 avril n’est pas garanti. »

Ce vol lunaire sera le premier de l’histoire à emmener une femme, une personne de couleur et un non-Américain, soitJeremy Hansen.

L’équipe comptera également sur le soutien de l’astronaute canadienne Jenni Gibbons, désignée comme astronaute de réserve pour remplacer M. Hansen si ce dernier ne peut décoller. Pendant que la fusée fera le tour de la Lune, Mme Gibbons assurera en outre la liaison vocale entre la Terre et l’espace. Elle fera partie de l’équipe qui guidera M. Hansen et les autres astronautes sur les objectifs clés de la mission.

Suivre le décollage

La NASA prévoit de retransmettre en direct ce voyage historique dans l’espoir de susciter l’enthousiasme du public pour l’exploration spatiale, à l’instar du programme Apollo qui avait fait l’objet de retransmissions dans le monde entier au milieu du XXe siècle.

D’ici là, le site Web de l’agence spatiale fournira des mises à jour fréquentes sur l’état de la mission et les préparatifs de l’équipe.

Avec l’Agence France-Presse et La Presse canadienne

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