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Fruit d’analyses techniques et d’études d’ingénierie, trois tracés sont désormais envisagés pour faire entrer la ligne verte du train léger au centre-ville de Calgary.
Chiffrée à 6,25 milliards de dollars, la ligne verte représente le plus important investissement en infrastructures de l’histoire de la métropole.
Privilégié par le gouvernement albertain, le premier tracé constitue à une structure surélevée longeant la 10e Avenue et la 2e Rue Sud-Ouest, avant de rejoindre les lignes rouge et bleue sur la 7e Avenue Sud-Ouest.
Le dernier serait utilisé quotidiennement par plus de 51 000 passagers, soit l’achalandage le plus élevé parmi les trois scénarios. Sa réalisation entraînerait un dépassement de coûts estimé à 1 milliard de dollars.
Des compromis plus abordables
Un deuxième parcours suivrait la 10e Avenue, avant de se dédoubler vers la 1re Rue Sud-Est.
Aucune station ne serait aménagée dans le quartier Beltline, ce qui contribuerait à réduire l’achalandage projeté à 43 000 passagers par jour. Quelque 500 millions de dollars supplémentaires seraient néanmoins nécessaires pour concrétiser cette option.
Seul le troisième tracé considéré pourrait être aménagé dans les limites du financement prévu pour le tronçon du centre-ville. Plutôt que de circuler en hauteur, les trains rouleraient au niveau de la rue, dans une voie réservée le long de la 10e Avenue.
Le parcours prendrait fin à une station située entre la 1re et la 2e Rue Sud-Ouest.
Une telle configuration intégrerait plus directement le transport collectif à l’environnement urbain. En contrepartie, elle accueillerait environ 41 000 passagers par jour, soit le plus faible achalandage des trois propositions.
Choisir le deuxième ou le troisième tracé nécessiterait l’approbation des gouvernements albertain et fédéral, tous les deux partenaires financiers du projet.
Des appuis pour le tracé au sol
Malgré son achalandage moindre, le parcours aménagé au niveau de la rue rallie déjà plusieurs élus municipaux.

Selon les élus municipaux, toute structure surélevée risquerait de nuire à la vitalité économique du secteur et d’alimenter les préoccupations en matière de sécurité.
Photo : Radio-Canada / Justin Pennell
Le conseiller municipal Dan McLean en fait partie, en raison de son coût et des perturbations plus limitées qu’il occasionnerait.
Nous choisissons l’option qui me semble la plus acceptable pour la province et pour les Calgariens, en plus d’être la plus économique, affirme-t-il.
Peter Oliver, membre du conseil d’administration de l’Association des quartiers de Beltline, aurait préféré un tunnel, jugeant qu’une infrastructure surélevée irait à l'encontre des efforts déployés pour redynamiser le centre-ville.
Il ne nous reste qu’une seule option parmi un éventail de mauvaises options, affirme Peter Oliver au sujet du tracé au sol.

Le maire de Calgary, Jeromy Farkas
Photo : Radio-Canada / Zazak Bouarab
Farkas veut « aller de l'avant »
Pour le maire Jeromy Farkas, l’urgence consiste surtout à mettre fin aux tergiversations entourant le projet. Favorable au troisième scénario, il estime que celui-ci dégagerait des sommes pour les prochaines étapes de la ligne verte.
Il est temps de prendre une décision. Nous devons aller de l’avant.
Cette solution préserverait par ailleurs la possibilité de construire éventuellement un tunnel, pour quitter le centre-ville, et franchir la rivière Bow.
La province exercera peut-être des pressions pour que le projet soit réalisé d’une certaine façon. J’en prendrai acte. Mais, au bout du compte, c’est la Ville de Calgary qui devra en assumer les conséquences, a-t-il déclaré.
Le tunnel demeure exclu par l’Alberta
Souhaitant originalement faire circuler la ligne verte sous son centre-ville, Calgary a toutefois écarté le projet, à la suite au retrait du financement provincial annoncé en 2024.
Nous sommes ouverts à discuter de modifications au tracé, mais il n’est pas question d’un tunnel au centre-ville, a indiqué par écrit le ministre des Transports, Devin Dreeshen.

Même si la province se dit prête à examiner ces nouvelles propositions, un retour au projet souterrain ne figure pas parmi les avenues envisageables, selon Devin Dreeshen, ministre du Transport et des Corridors économiques de l'Alberta.
Photo : Radio-Canada
Son gouvernement souhaite une infrastructure aménagée au-dessus du sol qui, selon lui, respecterait les besoins des usagers et la capacité de payer des contribuables.
Commencés à l’été 2025 dans le sud-est de Calgary, les travaux doivent mener à une mise en service de la ligne verte en 2031.


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