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Afin d’éviter les collisions entre ses navires et les baleines, BC Ferries souhaite installer un système de détection des cétacés sur certains de ses traversiers. La compagnie indique également que la vitesse de ses bateaux diminuera sur certaines liaisons.
Leslie James, directrice de la durabilité environnementale à BC Ferries, explique que cette dernière s’apprête à lancer un appel d’intérêt afin de trouver un système de détection des cétacés qui pourrait être installé sur certains navires. L’objectif est que le dispositif soit opérationnel l'automne prochain.
Dans un premier temps, les navires qui pourraient en être équipés sont ceux desservant Prince Rupert, Haida Gwaii et l’île de Vancouver.
BC Ferries souhaite également diminuer la vitesse des traversiers qui relient Port Hardy, Prince Rupert et l’île Graham. À partir du 1er juin, leur vitesse sera limitée à 10 noeuds au lieu de 18 actuellement.
Le risque de collision avec les bateaux est un problème étonnamment important pour les grosses baleines, pas seulement au Canada, mais dans le monde entier, explique Sean Brillant, biologiste principal de la conservation à la Fédération canadienne de la faune.
Ces 12 derniers mois, une baleine a été retrouvée morte sur l’île Keats après avoir été heurtée par un bateau. Le même mois, en octobre, un traversier de la compagnie Hullo Ferries percutait une baleine à bosse du côté de Vancouver. Le 4 mai, une motomarine est entrée en collision avec une baleine à proximité du parc Stanley.
Leslie James précise que, ces cinq dernières années, il y a eu cinq collisions entre ces mammifères marins et des navires de BC Ferries.

Le traversier Spirit of British Columbia assure la liaison entre Tsawwassen et Swartz Bay. (Photo d'archives)
Photo : BC Ferries
Même si la vitesse est réduite à 10 noeuds, la collision est souvent mortelle, dit Sean Brillant, qui ajoute que la solution n’est pas simple.
On n'en fait pas assez. Mais ce n'est pas faute d'essayer, reconnaît-il. Nous disposons de certains outils pour atténuer ces risques.
Une nouvelle mesure du gouvernement fédéral, attendue à partir du 1er juin, interdira aux navires de s’approcher à moins de 1000 mètres des épaulards résidents du Sud.
La mise en place des zones de restriction de navigation à certains endroits et moments de l’année est une autre solution à envisager, selon Sean Brillant.
Janie Wray, directrice générale de BC Whales, pense, quant à elle, qu'il faut mener davantage de recherches. Cela permettra, selon elle, de comprendre l’effet des collisions entre les bateaux et les baleines, les effets région par région et les impacts sur les différentes espèces de baleines, parce que les baleines se comportent différemment avec les navires.
Lindsay Kolb, coordinatrice à Straitwatch, un organisme à but non lucratif pour la protection des mammifères marins, pense, pour sa part, qu’il y a des lacunes en la matière : Il y a un manque flagrant de connaissances en matière de réglementation et de bonnes pratiques.
Il arrive souvent que des bateaux passent à toute vitesse, tout près des baleines, sans même se rendre compte de leur présence, déplore-t-elle.
D’après un article (nouvelle fenêtre) d’Alanna Kelly


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