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Qui dit vacances estivales, dit chassés-croisés sur nos autoroutes. Face à l'inflation, les automobilistes français réorganisent leurs déplacements. Entre optimisation du budget, retour du pique-nique familial et petites gourmandises, Bip&Go dresse le portrait des nouvelles habitudes alimentaires sur la route des vacances.
Nicolas Laperruque - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :
Le budget des vacanciers est sous haute surveillance. Sur la route des vacances, l’appétit s'adapte désormais au portefeuille.
Fini les arrêts impulsifs, la pause repas devient la vraie variable d’ajustement du voyage : 35 % des vacanciers verrouillent cette dépense au centime près pour préserver leur budget estival, tandis que 30 % prennent le parti d'anticiper leurs envies pour éviter de faire flamber la carte bancaire.
Combien dépensent les français sur la route des vacances ?
Seuls 17% des répondants conservent une totale insouciance et ne prêtent aucune attention à leur ticket de caisse. Mais pour 66 % des voyageurs, l'addition ne franchira pas le cap symbolique des 15€ par personne.
Et les français sont même presque la moitié (45 %) à repousser les limites de l'optimisation en dépensant moins de 10 € par tête. Le repas à plus de 20 € apparaît désormais comme une exception, ne concernant plus que 6 % des automobilistes.
Le sandwich triangle boudé
Moins de moyens ne signifie pas pour autant moins de saveurs. Près de 7 français sur 10 (67 %) des Français préparent eux-mêmes leurs déjeuners avant de mettre le contact.
Une anticipation qui fait une victime de taille : l'emblématique "sandwich triangle" sous plastique cède du terrain, et n'est plus un réflexe que pour 12 % des conducteurs. Le « fait maison, incluant boîtes repas, sandwichs familiaux ou salades est désormais embarqué systématiquement par 42 % des voyageurs ».
Quand s’arrêter ?
Une fois le pique-niqué préparé, demeure l’éternel débat : quand s'arrêter ? Dans les voitures, deux écoles s'affrontent. D'un côté, les plus prévoyants (33 %) s'arrêtent sagement au bout de deux heures ou 200 km, appliquant à la lettre la règle d'or de la sécurité routière.
De l'autre, les plus épicuriens (30 %) laissent la gourmandise dicter le rythme : l'arrêt se fait uniquement quand l'estomac crie famine, sans prêter attention au compteur kilométrique.
“Des comportements qui illustrent bien l'ambivalence du trajet estival, sans cesse partagé entre le besoin de faire une vraie pause et "l'impatience d'arriver sur place" qui anime plus d'un tiers (34 %) des conducteurs français” précise l’étude Bip&Go.
Que grignotent les Français en voiture ?
L’étude dresse également le classement des indispensables à grignoter en voiture. En première position, on retrouve les biscuits, gâteaux et viennoiseries (40 %). A la seconde place du podium, les fruits frais ou légumes coupés (24 %) viennent apporter un peu de fraîcheur.
Sur le podium à la troisième place, les bonbons / confiseries et le paquet de chips (21 %) sont ex-aequo. Les français refusent de choisir entre salé et sucré. Le fameux "sandwich triangle" d'autoroute (12 %) est relégué en bas de tableau, il ne fait plus recette.


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