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En cette mi-août 2026, les équipes du domaine du Château de Bellet se préparent déjà aux premières vendanges. Une précocité due aux conditions climatiques.
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Par Ugo Maillard Publié le 12 août 2026 à 18h03
« J’avais prévenu tout le monde que ça pouvait être plus tôt, je ne me suis pas trompé », sourit Laurent de Groc. Le responsable de production du domaine viticole du Château de Bellet à Nice (Alpes-Maritimes) est d’ores et déjà mobilisé pour l’organisation des vendanges. Interrogé ce mardi 11 août 2026 par la rédaction d’actu Nice, le vigneron affirme que les vendanges vont commencer « la semaine prochaine au plus tard », soit entre le 15 et le 20 août.
Une date qui signifierait, a minima, une semaine d’avance par rapport à l’année dernière. Une précocité que Laurent de Groc attribue naturellement aux effets du réchauffement climatique.
« La récolte va s’étaler sur plusieurs semaines »
Sur les hauteurs de Nice, le domaine de 13 ha du Château de Bellet sort environ 30.000 bouteilles par an. Avec les vagues de chaleurs caniculaires et le manque de précipitations, la récolte des grappes de raisin est avancée.
« Les vendanges arrivent de plus en plus tôt dans l’année. Mais le problème, c’est qu’une année chaude crée une hétérogénéité dans le vignoble, donc la récolte va s’étaler sur plusieurs semaines », explique Laurent de Groc.
On doit vendanger au meilleur moment possible avec nos différents cépages. Cela demande une vraie gymnastique intellectuelle pour définir les bons créneaux de vendanges.
Les équipes presque prêtes
Dans ce domaine viticole qui reste modeste par rapport aux exploitations de Bourgogne ou de la région bordelaise, les vendanges sont réalisées uniquement à la main.
« Tout le monde ne sera pas là car c’est encore les vacances. Mais nos équipes de fidèles, principalement constituées de retraités, seront sur le pied de guerre », assure le viticulteur.
Quel impact sur la récolte ?
« La très faible pluviométrie fait souffrir les jeunes vignes. Le sol est très pauvre en eau depuis le 1ᵉʳ janvier, 400ml, ce qui n’est pas catastrophique dans l’absolu. Le problème, c’est que 200ml sont tombés en janvier et février. »
Face à ce constat inquiétant, Laurent de Groc explique que ses équipes sont mobilisées pour trouver des solutions pour protéger les vignes, parmi lesquelles créer de l’ombre pour les grappes.
Ces techniques en pleine élaboration ne permettent pas de neutraliser les effets du réchauffement climatique. « La sécheresse va avoir un impact sur la taille et donc sur les rendements », confie le vigneron tout en ajoutant : « Rien ne dit que ça ne sera pas un bon millésime. »
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